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Non à la ligne 17 Nord entre Le Bourget et Le Mesnil-Amelot

GudangBokep

Exigeons l’amélioration des RER B et D et la prolongation du T5

Article mis à jour le 14 février 2019

La non-réalisation de la partie nord de la ligne 17 entre Le Bourget et Le Mesnil-Amelot nous permettra d’économiser 2 milliards d’euros d’argent public.

Contrairement à la pétition que veulent nous faire signer quelques élus, le tracé de la ligne 17 n’est pas du tout prévu pour améliorer les transports quotidiens des habitants, mais uniquement pour desservir EuropaCity, ce projet pharaonique destructeur de notre environnement qui supprimera autant d’emplois que ceux que ses promoteurs nous font miroiter.

Sur les 6 gares de la ligne 17 nord, 5 ne desservent aucun habitant dans un rayon de 800 m.  Quant à la gare au milieu du Triangle de Gonesse, elle nécessite à elle seule de détourner et d’allonger le tracé de la ligne 17 uniquement pour desservir EuropaCity, zone inhabitable car trop proche de l’aéroport.

Carte du tracé alternatif proposé par le CPTG : lignes16 et 17.

Les fonds publics correspondants doivent être réorientés prioritairement à la rénovation des lignes RER du Nord de l’Ile-de-France pour faire face à l’augmentation continue de la population de nos territoires et pallier les interruptions de trafics et retards auxquels nous sommes malheureusement confrontés de manière insupportable.

Avec 18 000 emplois supprimés en 6 ans, il n’est plus vrai que la zone aéroportuaire de Roissy soit un secteur en fort développement. Seuls 6,5 % des 220 000 actifs ayant un emploi du Territoire du Grand Roissy travaillent à Roissy. La priorité est donc bien de s’occuper des 93,5 % restants.

Les habitants ne peuvent pas attendre 2024. C’est dès maintenant qu’ils ont besoin d’une amélioration des RER B et D, des lignes de bus et de tramways (ex. prolongation de T5 jusqu’à Villiers-le-Bel) et de tous les transports du quotidien dont l’amélioration peut être réalisée très rapidement au lieu d’être régulièrement retardée depuis l’annonce du projet de lignes nouvelles de métro imaginées par les grands groupes du BTP et de l’immobilier.

Le moment est venu pour les élus d’entendre enfin les habitants et d’écouter l’Association des Usagers des Transports / FNAUT Ile-de-France qui dans son Communiqué de presse du 26 octobre dernier a eu le courage de recommander l’abandon de la ligne 17 et l’affectation complète des économies réalisées à la modernisation du réseau existant : ex. prolongement de la ligne 11 express (ex-tangentielle Nord ) le Bourget-Épinay  à l’Ouest vers Argenteuil et Sartrouville (78) et à l’Est vers Noisy-le-Sec (93) : ce tram-train sur voie ferrée coûte beaucoup moins cher qu’une ligne de RER mais aussi moins cher qu’une ligne normale de tramway, puisqu’elle utilise les voies existantes de l’ancienne ligne de grande ceinture et permet de transporter nettement plus de monde que dans un  tramway.

OUI, il y a mieux à faire que de dépenser l’argent public pour EuropaCity !

 

NI CDG EXPRESS, NI LIGNE 17 NORD !
NI TRAIN DES RICHES, NI MÉTRO DES RICHES !

NON A LA GARE EN PLEIN CHAMP DU TRIANGLE DE GONESSE !

Pour en savoir plus, voir :

  • notre Communiqué de presse du 6 février 2019 ICI
  • l’article du 13/01/2019 de Jacqueline Lorthiois : Bêtisier d’EuropaCity 7. Transports : mobilité obligée ou déplacements évités ? : ICI
  • notre tract distribué le 12 octobre 2017 de 10h à midi devant l’Hôtel Matignon : ICI
  • notre Communiqué de presse du 3 novembre 2017; « Ligne 17, stop aux mensonges ! » : ICI
  • le Communiqué de la FNAUT Ile-de-France : ICI
  • l’Avis n°Ae : 2017-71 – Actualisation de l’avis n°2015-78 Avis délibéré de l’Autorité environnementale sur la création de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express entre la gare Le Bourget – RER (non incluse) et la gare Le Mesnil-Amelot (93,95, 77). A télécharger en cliquant  ICI. Cet avis confirme en les complétant les arguments que nous avons avancés contre la réalisation de la ligne 17 au-delà de la gare du Bourget et particulièrement contre la création d’une gare au milieu du Triangle de Gonesse.
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Localtis-Le grignotage des terres reprend de plus belle-30 mai 2017

GudangBokep

Urbanisation, accaparement :

le grignotage des terres reprend de plus belle

Localtis 30/05/2017 Michel Tendil

En 2016, l’urbanisation a bondi de 22%

 » … Ces dernières années, la fédération avait à maintes reprises alerté sur le risque de financiarisation des terres et d’accaparement par des sociétés écrans ou des multinationales. …En 2016, le nombre de ventes de terres agricoles pour l’urbanisation (extension de villes, infrastructures…) a bondi de 22% ! Et les surfaces correspondantes de 24%. Ces ventes représentent 30.000 hectares en 2016. 2015 avait déjà constitué un seuil d’alerte : 23.000 hectares avaient perdu leur vocation agricole, soit une progression de 6%. Or depuis 2017 et, plus encore depuis 2008 avec le début de la crise, le rythme de l’urbanisation avait diminué de moitié.

En ajoutant aux chiffres de l’urbanisation, les surfaces effectivement artificialisées suivies par le ministère d l’Agriculture, la FNSafer estime aujourd’hui entre 50.000 et 60.000 hectares par an le rythme annuel de l’artificialisation des terres, comme au début des années 2000. Soit « l’équivalent de la surface agricole d’un département tous les cinq à six ans ». En se projetant en 2060, 9 à 11% de la surface agricole française pourraient ainsi avoir disparu de manière irrémédiable. Sur un siècle (1960-2060), « c’est le quart du potentiel agricole français qui serait perdu ». « Il y a donc urgence à freiner, puis à stopper, l’extension urbaine et celle des infrastructures », insiste la fédération pour qui « les politiques de préservation développées depuis plus de dix ans n’arrivent pas à contenir l’extension urbaine ». Selon elle, les mesures de « protection en confettis » – type zones agricoles protégées (ZAP) ou périmètres de protection des espaces naturels et agricoles périurbains (PPEANP) – n’ont fait que reporter la pression foncière d’un territoire à un autre …

Si la fédération n’aborde pas directement la question démographique, elle s’inquiète aussi des risques que le couple urbanisation-accaparement fait peser sur la souveraineté alimentaire. Elle rappelle à cet égard que l’Europe, en bilan net, importe l’équivalent de la production agricole de 35 millions d’hectares, soit le cinquième de la surface agricole de l’Union européenne. »

Pour en savoir plus :

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