Sur Facebook le maire de Gonesse « pète un câble » 3 jours après l’annulation de la révision du PLU qui devait autoriser EuropaCity et l’urbanisation du triangle.
Si les décisions du tribunal administratif de Cergy-Pontoise sont constamment favorables aux opposants à EuropaCity, Monsieur le maire de Gonesse ne devrait-il pas plutôt s’interroger sur l’incohérence de ses prises de position ?
En effet, voilà un maire qui dénonce l’augmentation des nuisances sonores que provoquerait l’extension du terminal T4 de l’aéroport Charles de Gaulle, alors que l’équilibre économique d’EuropaCity dépendrait d’une augmentation du trafic aérien liée à l’afflux de clients. De deux choses l’une, soit le projet « marche » et on augmente le trafic aérien et, par conséquent, on justifie le T4, soit le projet ne marche pas et alors « adieu veaux vaches, cochons, couvées ».
Si monsieur Blazy croit au projet et à ses promesses d’emploi, il ne peut que souhaiter l’augmentation de la capacité de l’aéroport, en sacrifiant si nécessaire le confort acoustique des riverains. Concernant ce dernier point, la révision du PLU aurait en effet également rendu constructible des parcelles jouxtant le triangle de Gonesse qui auraient accueilli 500 logements, alors même que, comme l’a souligné le tribunal, cette zone est en zone C, la plus exposée aux nuisances aériennes. Monsieur Blazy a bien gagné le surnom « d’Ecotartuffe », dont nous l’avons affublé le 13 mars dernier dans notre compte-rendu du jugement du 12 mars – à lire ICI.
Ce qui disqualifie aussi le maire de Gonesse, c’est sa dérision envers ceux qu’il qualifie « d’écologistes intégristes » et « chevaliers du bio » qui n’auraient, selon lui, aucune considération pour les besoins du territoire.
Si la vision de monsieur Blazy était moins limitée dans l’espace et dans le temps, il verrait ces milliers de manifestants – en grande majorité des jeunes – qui réclament que soient enfin prises des mesures sérieuses pour lutter contre le réchauffement climatique, contre l’emploi criminel de pesticides qui altèrent la santé des populations, contre la famine que prépare pour les générations futures la destruction des terres agricoles. Plutôt que de déverser sa hargne sur un site Facebook, aurait-il le courage d’argumenter avec eux son projet, lui qui ambitionne de participer activement au réchauffement par l’implantation d’une structure pharaonique qui concentrerait sur 80 hectares l’empreinte carbone d’une ville comme Clermont-Ferrand ?
Et c’est sur ces différents points que le tribunal administratif a statué : il relève « une erreur manifeste d’appréciation » concernant l’impact sur l’environnement, et y ajoute deux points inédits jusqu’alors : la perte des meilleures terres agricoles d’Ile de France et l’absence de certitude des créations d’emploi.
Mais il est trop facile de faire fantasmer les hommes politiques en leur promettant de créer des emplois et le maire de Gonesse ne fait pas exception.
Qu’on ose mettre en doute une capacité de création nette d’emplois qui ne repose sur aucune étude sérieuse tant en ce qui concerne les emplois créés que ceux qui seraient détruits ailleurs par la seule existence d’EuropaCity, on est immédiatement accusé par le maire de Gonesse d’être un « écologiste intégriste », opposé à « toute tentative de développement par le privé ». Un « privé » qui, par ailleurs, ne se priverait pas de faire assumer par l’argent public la réalisation d’infrastructures de transport dont le projet aurait besoin, en particulier la construction d’une gare qui, à près de deux kilomètres de la première habitation, assurerait exclusivement la desserte d’EuropaCity, mais ne servirait nullement à désenclaver le territoire, si tant est que celui-ci soit réellement enclavé. Alors, quelque part dans ses accusations, monsieur Blazy ment par omission, pour imposer une vision de court terme : des emplois maintenant – mais combien et pour qui – et peu importe ce qui adviendra dans dix ans.
Quant à l’envolée lyrique sur « l’agriculture intensive qui prospère sur le cadavre des projets abandonnés », elle montre bien la psychorigidité du maire qui n’est pas capable d’imaginer une autre agriculture que celle qui règne aujourd’hui sur ces terres et refuse de s’intéresser à notre projet alternatif CARMA.
Et pourtant le projet CARMA est un projet d’économie circulaire qui a pour ambition d’exploiter la terre avec des moyens écologiques, en privilégiant les cultures maraîchères plutôt que les cultures céréalières et en pratiquant le recyclage plutôt que l’accumulation de déchets.
La rénovation du territoire passe par des projets de ce genre, plutôt que par des projets de bétonisation qui, tôt ou tard, eux, finiront en friche industrielle. Mais, enfermé dans sa logique de court terme, le maire de Gonesse ne peut pas – ou ne veut pas – le comprendre.
Aussitôt connu le délibéré du tribunal administratif de Cergy-Pontoise annulant la révision du PLU de Gonesse voté en septembre 2017
le Maire Jean-Pierre BLAZY s’est empressé de publier un communiqué de presse vengeur à la conclusion digne du GUINNESS DE LA TARTUFFERIE.
Article modifié le 14 mars 2019
Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, voici cette conclusion :
« J’attends que l’écologie politique et associative s’engage avec moi contre les nuisances aériennes et en particulier contre les vols de nuit dans le contexte de l’extension de l’aéroport de Roissy. Où est la cohérence de s’opposer à un projet de développement durable avec un moyen de transport propre (métro), créateur d’emplois et d’attractivité économique et culturelle pour le territoire et de ne pas s’opposer à la construction d’un nouveau terminal qui va augmenter à terme de 38% le trafic aérien (+500 avions par jour) ? »
Comment osez-vous écrire que les opposants à EuropaCity seraient favorables à l’accroissement du trafic de l’aéroport de Roissy, alors que depuis la création en 2011 du Collectif pour le triangle de Gonesse et contre le projet EuropaCity, nous n’avons eu de cesse de montrer en quoi la croissance continue du transport aérien entraîne inévitablement une dégradation des conditions de vie des riverains.
Et pendant tout ce temps vous usiez de vos pouvoirs de Maire et de député pour accompagner toutes les extensions de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle avec des discours, écrits et rapports parlementaires à seule fin de mystifier l’opinion publique avec des appels à « réconcilier développement aéroportuaire et qualité de l’environnement » ( cf. par ex. votre rapport de mars 2016 remis à Madame Ségolène ROYAL, Ministre de l’Environnement ).
Ces dernières semaines dans le cadre de la concertation sur le projet de construction du T4, de nombreux articles de presse et reportages télévisés ont noté les interventions des représentants du CPTG contestant les promesses illusoires d’ADP parlant de « 50.000 emplois directs et 225.000 emplois soutenus ». En nous appuyant sur une étude qui fait autorité de Jacqueline Lorthiois, nous avons contesté le rapport de concertation établi par ADP dans lequel il est annoncé que l’activité de Roissy-Charles-de-Gaulle générait 90 190 emplois directs en 2016. En réalité, entre 2009 et 2015, c’est 20 000 emplois qui ont été perdus puisque le chiffre est passé de 94.000 à 74.000 emplois direct. Dans le même temps, le nombre de passagers a augmenté de 8 millions. Ainsi nous avons fait la démonstration que depuis 10 ans quand le trafic aérien augmente, le nombre d’emplois diminue !
Qui ne se souvient qu’en 2014, pendant Alternatiba Gonesse, alors que nous manifestions devant sa mairie, Jean-Pierre Blazy était retranché dans ses bureaux et le teint blême nous traitait de « groupuscule » devant une caméra de France 3 ?
Pauvre Jean-Pierre qui se croit en plein film d’horreur, parce qu’à force de se rassembler sous la pluie sur le Triangle de Gonesse, tels les Gremlins du film éponyme de 1984, ses opposants se sont reproduits au contact de l’eau et commencent à dévorer son beau projet de ville artificielle logée dans une ZAC devenue virtuelle parce que conditionnée à un PLU sans valeur depuis le jugement du 12 mars.
Allons Jean-Pierre vous ne pouvez avoir oublié que c’est à votre invitation et dans vos locaux à la Mairie de Gonesse que le 14 octobre 2010 Monsieur Dalstein, alors directeur de la filiale immobilière du groupe Auchan – ex-Immochan, actuel Ceetrus – est venu présenter le projet EuropaCity qui :
misait alors sur 106 millions de touristes internationaux arrivant en France en 2020 ;
et décrivait EuropaCity comme « équipement de qualité architecturale exceptionnelle, porte d’entrée dans le Grand Paris depuis l’A1 et l’aéroport de Roissy-CDG ».
Et dans vos archives vous ne pouvez pas avoir égaré la plaquette sur papier glacé d’EuropaCity datée d’avril 2010, réalisée par JBL Com et Cie et « préfacée » par Vianney Mulliez qui :
prédisait avec beaucoup de jubilation que 106 millions de touristes internationaux arriveraient en France en 2020 (p. 9 « L’évolution du tourisme mondial ») ;
et annonçait en page 57 pour EuropaCity « Des potentiels de fréquentation importants : Un potentiel touristique diversifié, généré par les touristes du monde entier. Le marché du tourisme et du loisir européen est une industrie de 300 milliards d’euros qui compte environ 500 millions de touristes par an. Ceci constitue un potentiel très significatif de croissance sur le long-terme. Plus les visiteurs viendront de toute l’Europe, plus cette diversification sera positive pour la pérennité du projet. Au-delà de l’Europe, il faut regarder du côté des marchés émergents : les pays de l’Est, la Russie, le Moyen-Orient, la Chine (…). Une attractivité touristique importante. Le projet dans son dimensionnement tel que présenté, devrait générer 30 à 40 millions de visites par an. 40 % à 50 % des visiteurs seront des touristes français et internationaux ».
On savait déjà qu’EuropaCity misait sur le développement du trafic aérien de Roissy pour augmenter sa fréquentation, mais on ignorait que le supporter n° 2 d’EuropaCity qu’est Jean-Pierre Blazy – après le n° 1 qu’est Vianney Mulliez lui-même – se présente désormais comme un opposant au développement de ce trafic aérien qui est le principal argument de vente du projet EuropaCity.
Et oui, Monsieur le Maire, les électeurs à Gonesse comme ailleurs en ont plus qu’assez des nuisances aériennes, du bruit des avions nuit et jour, des risques pour la santé des habitants que le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a parfaitement notés dans son jugement.
Mais alors, Monsieur Jean-Pierre Blazy, pourquoi dans le même communiqué osez-vous annoncer que vous faites appel du jugement qui justement a fondé sa décision d’annulation de la modification du PLU en ce que cette modification était incompatible avec les plans d’exposition au bruit des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget ? En effet, la construction de cinq-cents nouveaux logements entraînerait une augmentation significative de la population exposée au bruit dans la zone concernée.
Pourquoi donc faire appel du jugement annulant la révision du PLU, si ce n’est parce que vous, Jean-Pierre Blazy, vous vous moquez du monde !
Vous prenez vos concitoyens pour des imbéciles, alors que VOUS N’ÊTES QUE L’ÉCOTARTUFFE EN CHEF DU GRAND ROISSY !
Pour en savoir plus :
Voir le texte intégral du jugement du Tribunal administratif ICI. Notez bien le grand nombre et l’importance et des moyens invoqués (attendus 8 et 10, pp. 7 et 8) par le Tribunal à l’appui de sa décision d’annulation.
Voir notre dossier PLU ICI, notre Communiqué de presse du 12 mars ICIet l’article de Fabrice CAHEN pour l’Écho régional et La Gazette du Val d’Oise ICI
Tel est le titre de la Tribune libre publiée dans L’Humanité du 14/12/2018 pour souligner la relation entre les projets comme EuropaCity sur des terres agricoles proches de Gonesse, Roissy et Aulnay-sous-Bois et l’action des Gilets Jaunes sur les ronds points aux abords des centres commerciaux établis à la périphérie des villes sur tout le territoire national.
À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ville moyenne en territoire rural, la colère des gilets jaunes s’est manifestée dans les zones commerciales de périphérie, et notamment devant les enseignes de la famille Mulliez pointées du doigt (Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Kiabi, Norauto, Flunch). Pourquoi ?
La grande distribution a basé son organisation sur le « tout-automobile ». Les produits alimentaires viennent souvent de très loin, au détriment des agriculteurs bretons ; la course aux marges se fait en embauchant une main-d’œuvre précaire et sous-payée. La prolifération des centres commerciaux a ainsi conduit à la fermeture des commerces de proximité dans les bourgs et a contraint les familles à prendre la voiture pour aller faire leurs courses. Dans ce contexte, les mesures du gouvernement, notamment la taxe sur les carburants, sont très durement ressenties par les travailleurs comme par les consommateurs. Quant à la récente loi en faveur d’une alimentation saine, durable et accessible à tous, même le président de la FDSEA des Côtes-d’Armor constate qu’« on nous a amusés pendant un an (avec les états généraux de l’alimentation – EGA) (…), on a l’impression que tout ça, ce ne sont que des mots ».
Les manifestants de Saint-Brieuc ont souligné que :
la famille Mulliez est en train de liquider le secteur habillement de manière brutale ;
10 % des dépenses alimentaires et d’équipement en France tombent dans les poches des Mulliez ;
à la tête d’un volume d’actifs professionnels de 38 milliards d’euros, ils font l’objet d’une enquête pour soupçons de fraude fiscale ; cette enquête semble toujours en cours.
Autant de raisons qui nourrissent la colère des gilets jaunes. Cette réaction témoigne d’une grande cohérence. C’est pourquoi on retrouve des réactions identiques dans d’autres villes (Angers, Saint-Étienne…).
Or, à l’heure actuelle, la réponse du gouvernement, elle, est d’une totale incohérence. On prendra un seul exemple qui concerne justement la société immobilière du groupe Auchan et de la famille Mulliez.
Entre Paris et Roissy existe un espace agricole de terres céréalières très productives de près de 700 hectares. L’établissement public Grand Paris Aménagement a décidé d’en urbaniser 300 hectares pour faire un centre d’affaires, naturellement repeint en vert et, sur 80 hectares, EuropaCity, un gigantesque centre de commerces et de loisirs, porté par la société immobilière du groupe Auchan, allié à un investisseur milliardaire chinois. Considérant la saturation prévisible de l’autoroute A1, on invente pour desservir ce centre une gare du métro Grand Paris Express en plein champ, dont on s’empresse de déposer le permis de construire, alors que les études officielles ont prouvé que les comptes ne seront jamais équilibrés. Et, pour faciliter la venue des voitures, on envisage de construire un nouvel échangeur sur l’A1, autoroute la plus saturée d’Europe.
Les risques de pollution de l’air et de grande consommation d’énergie sont énormes. Tout cela au nom de promesses d’emplois et de fréquentation touristique invraisemblables.
Face à cette catastrophe coûteuse et nuisible, des entrepreneurs de l’économie sociale et des professionnels et chercheurs pluridisciplinaires, s’appuyant sur des expériences réussies dans d’autres métropoles, proposent un contre-projet, Carma (Coopération pour une ambition agricole rurale et métropolitaine d’avenir) ; ce projet porte une nouvelle agriculture périurbaine profitant au territoire, concourant de manière notable à améliorer la santé alimentaire des habitants et susceptible de devenir très vite l’élément fédérateur d’un territoire divisé par les limites administratives et fracturé par des équipements sans lien avec les habitants. Un programme ambitieux de transition écologique basé sur les relations urbain-rural, avec une mise en réseau régionale de toutes les opérations du même type en Île-de-France.Or que soutient le gouvernement : le projet de la famille Mulliez, avec un coût considérable pour les finances publiques, celui des nuisances et de l’urbanisation des terres agricoles, et naturellement, aucune aide accordée au projet Carma. Où est la cohérence entre les discours, les grandes réunions de concertation et les actes ?
Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres qui ont été mis sur la table lors des consultations publiques.
Nous, signataires de ce texte, demandons que :
tous les grands projets en cours de ce type fassent l’objet d’un moratoire immédiat, en particulier ceux qui consomment des terres naturelles ou agricoles, et soient réexaminés à la lumière des impératifs et des temporalités de la transition écologique. Et en premier lieu et sans délai EuropaCity ;
pour tirer les leçons d’événements qui ont montré la relation étroite entre l’aménagement du territoire, les caractéristiques des productions, la question écologique et la question sociale, il soit engagé de manière décentralisée un débat réellement citoyen permettant de jeter les bases d’une « économie du réel » respectueuse des biens communs, à partir du vécu des personnes.
Signataires :
Francine Bavay, ancienne vice-présidente EELV du conseil régional Île-de-France, élue du 11e arrondissement de Paris, Julien Bayou, conseiller régional EELV Île-de-France, Martine Billard, ex-coprésidente du Parti de gauche, ancienne députée de Paris (2002-2012), Patrick Braouezec, président PCF Plaine Commune, Daniel Breuiller, métropole du Grand Paris, vice-président EELV délégué à la mise en valeur du patrimoine naturel et paysager, à la politique de la nature et à l’agriculture en ville, Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et écrivain, Marie Desplechin, journaliste et écrivain, Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, Alain Lipietz, économiste, ancien député les Verts européen, Didier Mignot, conseiller régional PCF d’Île-de-France, conseiller municipal du Blanc-Mesnil, Claire Nouvian, journaliste, productrice, réalisatrice, présidente de l’association Bloom, Mathilde Panot, députée FI du Val-de-Marne, Marie-Monique Robin, journaliste d’investigation, écrivaine, réalisatrice, Mounir Satouri, conseiller régional d’Île-de-France, AES, Christian Sautter, président de l’association France Active, ancien ministre, Pierre Serne, conseiller régional Génération.s d’Île-de-France, administrateur IDF Mobilités (ex-Stif), Danielle Simonnet, conseillère FI de Paris, élue du 20e arrondissement.
Notre revue des articles de Frédéric Joignot, Catherine Vincent, Patricia Jolly, Gaïdz Minassian et Frédéric Cazenave publiés ces dernières semaines par le journal Le Monde ICI.
1300 personnes présentes, la salle Olympe de Gouges pleine à craquer pour assister au meeting « Terres fertiles contre projet stérile … toute la vérité sur les projets CARMA et EuropaCity »
Publié le 6 mars 2019
Avec Hervé KEMPF Directeur du journal numérique Reporterre, animateur de la soirée, et à la tribune :
Julien Vermignon Président de l’Association locale « Nous Gonessiens », François Vauglin Maire du 11e arrondissement de Paris, Marie Toussaint Fondatrice de « Notre Affaire à Tous », Jean-Yves Souben, Vice-président du CPTG, Florent Sebban Maraîcher, Marie-Monique Robin Journaliste, écrivaine, réalisatrice, Maud Rémy-Granger Professeur Lettres Modernes, écrivaine, Olivier Razemon Journaliste, Dominique Potier Député, Bernard Loup Président du CPTG, Jacqueline Lorthiois Urbaniste, socio-économiste, membre fondatrice du CPTG Emily Loizeau Auteure, compositrice, interprète, Corinne Lepage Avocate, ancienne ministre, Stephen Kerckhove Délégué général Agir pour l’Environnement, Steven Januario Rodriges Association locale « Nous Gonessiens », Yannick Jadot Député européen, Fabien Gay Sénateur, Marc Dufumier Ingénieur agronome, Marie Desplechin Journaliste, écrivaine, Gilles Clément Jardinier, paysagiste, Julien Bayou Conseiller régional Ile-de-France, Delphine Batho Députée, ancienne ministre, Clémentine Autain Députée, Étienne Ambroselli avocat du CPTG.
Retrouvez la vidéo des 24 intervenant-e-s de la soirée enregistré-e-s par Emilie Carpentier ICIet visitez le site Internet du groupement CARMA, un projet de transition écologique à partir du Triangle de Gonesse : ICI.
Le Collectif pour le Triangle de Gonesse se réjouit des paroles du président E. Macron contre « l’artificialisation des terres » dans son discours d’inauguration du Salon de l’agriculture samedi 23 février.
Cependant nous nous méfions très fortement de l’expression« zéro artificialisation nette »parce qu’avec le projet EuropaCity des groupes AUCHAN-WANDA nous ne connaissons que trop la possibilité accordée aux champions des grands projets inutiles de s’acquitter de cette exigence légale en compensant simplement la destruction de terres agricoles par des promesses qui ne sont que des leurres.
C’est exactement ce que le CPTG dénonçait le 2 juin 2018 sur la place de la République à Paris où s’exposait déjà un tel outil de pseudo-compensation nommé « Happy Vallée » ! Voir notre article : Happy Vallée, le faux nez d’EuropaCity.
A Notre-Dame-des-Landes aussi, Vinci a tenté d’obtenir son aéroport grâce à un simulacre de programme de compensation qui ne trompait personne.
» Une société qui ne valorise pas le travail de la terre qui ne veille pas sur celles et ceux qui cultivent, qui élèvent, c’est une société en danger de mort, c’est une société qui construit les conditions pour ne pas pouvoir se nourrir elle-même dans un monde de plus en plus incertain et donc anticiper puisque c’est le troisième principe d’action que je vous propose au niveau européen, c’est anticiper le renouvellement des générations et la bataille indispensable que nous devons mener pour ce faire.
On sait ce qui bloque aujourd’hui : c’est l’accès à la terre agricole en raison de deux phénomènes.
Le premier, l’artificialisation des terres : la France, pour ne parler que d’elle, a perdu un quart de sa surface agricole sur les 50 dernières années. Pour y remédier, nous avons fait ce choix radical avec le gouvernement de viser le « zéro artificialisation nette » et donc, nous sommes en train de voir comment tenir cet engagement en particulier dans nos politiques d’urbanisme.C’est un véritable défi parce qu’il vient à rebours de tout ce que nous avons fait depuis des décennies ou si nous regardons l’évolution de nos villes ou plus exactement des périphéries de nos villes, nos villages, nous n’avons cessé de grignoter les terres agricoles pour ouvrir des zones commerciales, des zones industrielles et des zones de logistiques. Il faut rompre avec cette pratique et là aussi, le combat agricole est pleinement réconcilié avec le combat écologique parce que cette extension progressive est mauvaise sur le plan environnemental et donc le zéro artificialisation nette, c’est un vrai changement de l’organisation de notre urbanisme et de nos pratiques.
… »
Mais le gouvernement a un bon moyen de lever nos craintes : annuler le permis de construire de la gare en plein champ du Triangle de Gonesse et renoncer au recours engagé contre la décision du Tribunal administratif de Cergy annulant le décret préfectoral autorisant la création de la ZAC de Gonesse sur des terres agricoles qui sont parmi les meilleures d’Île-de-France.
Nous ne vous remercierons jamais assez pour votre inébranlable soutien. Votre générosité est vitale pour nous aider à rémunérer les avocats qui ont fort à faire pour nous accompagner dans toutes les procédures qui nous opposent aux groupes Auchan et Wanda et à leurs complices.
Avec vous, nous allons poursuivre en 2019 notre action visant à préserver les terres agricoles du triangle de Gonesse de toute nouvelle forme d’urbanisation et nous continuerons ainsi de participer au mouvement général des peuples en lutte pour une société plus juste, plus solidaire et plus respectueuse de l’humain, de la vie et de la planète.
En 2019, comme en 2018, soyons le grain de sable qui bloque la machine folle des rois de l’hyperconsom-mation destructrice des biens communs que sont les commerces de centre-ville et les terres agricoles péri-urbaines. Que 2019 soit l’année de l’abandon de tous les projets écocides – dont l’aberrant EuropaCity et « le quartier d’affaires international » du Triangle de Gonesse !
LP / Louis Mbembe « Gonesse, dimanche 18 mars 2018. Des grains d’orge pour enrayer l’urbanisation du Triangle de Gonesse. L’Établissement public foncier d’Ile-de-France les avait sommés de quitter les lieux il y a quelques jours. En réponse, des membres du collectif défendant les terres agricoles sont venus hier planter de l’orge. »
Telle est la 6ème photo du diaporama mis en ligne le 19 déc. 2018 par le journal LE PARISIEN pour illustrer les principaux événements de l’année 2018 en Val d’Oise. Voir les autres photos ICI.
Voir aussi le reportage réalisé en 2018 par Hortense Chauvin, étudiante à Sciences-Politiques-Paris, publié le 21 déc. 2018 sur le site du magazine SOCIALTER en cliquant : ICI
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Pas de comparution immédiate pour la famille Mulliez
Pendant que les gilets jaunes se plaignent de ne pas pouvoir boucler leurs fins de mois et que de nombreux manifestants passent en comparution immédiate, la famille Mulliez porteuse du groupe Auchan, va bénéficier d’une année de plus de la lenteur administrative des tribunaux. En savoir plus ICI.Qui a dit « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » ?
Auchan a besoin de vous !
Alors qu’Auchan continue à faire miroiter des milliers d’emplois qu’ils pourraient créer dans un futur aussi hypothétique que lointain si les autorités publiques et les élus consentent à leur accorder le privilège de faire main basse sur les bonnes terres agricoles du Triangle de Gonesse, cette grande enseigne annonce fièrement son intention de tester en 2019 les magasins sans personnel.
D’après les informations de France Info(voir ICI), un magasin “Auchan minute” ouvert 24h/24 et sans le moindre personnel à l’intérieur, va être testé en France à Villeneuve d’Ascq en mars 2019. Le groupe Auchan compte déjà plus 700 magasins de ce type sur le territoire chinois.
Montrons à la famille Mulliez qu’en 2019 une campagne de pub peut en cacher une autre plus réussie !
Alors que les partisans d’EuropaCity multiplient les communiqués de victoire suite à la déclaration d’utilité publique signée par le Préfet du Val d’Oise, nous préférons nous réjouir du beau succès rencontré par la pétition http://laffairedusiecle.net/ initiée par 4 associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France qui se proposent d’attaquer l’État français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits.
Avec près de 2 millions de signatures en quelques semaines, cette pétition est en train de battre tous les records. Cette réussite surprise n’est-elle pas le signe que les idées que nous portons avec tant d’autres commencent à faire leur chemin et que l’empressement du Préfet à signer la DUP en faveur du projet EuropaCity pourrait bien n’être qu’une tentative désespérée de faire pression sur des tribunaux de moins en moins enclins à s’incliner devant une raison d’État qui se confond de plus en plus avec la défense de lobbies privés au détriment de l’intérêt général.
Un chariot de supermarché, dans une rivière sale. Les collapsologues envisagent l’effondrement, à court terme, de la civilisation industrielle. (FHM / MOMENT RF / GETTY IMAGES) – Pour en savoir plus, voirICI.
Visitez le site internet du groupement CARMA, un projet de transition écologique à partir du Triangle de Gonesse : ICI.
Les marches pour le climat du8 septembre, 13 octobre et 8 décembre 2018 et les rassemblements du 27 janvier 2019 ont été suivies par plusieurs centaines de milliers de personnes en France et dans le monde. La pétition de soutien à l’Affaire du siècle qui assigne le gouvernement en justice pour son inaction climatique a recueilli 2 127 545 signatures en quelques semaines.
Pourtant, les constats sont les mêmes après 5 mois de mobilisations historiques :
La France a augmenté ses émissions de CO2 de 3,2 % en 2018
Les espèces sauvages continuent à disparaître dans l’indifférence générale
La COP24 en décembre 2018 a été un fiasco de plus
Le gouvernement prélève une taxe carbone depuis 2014 et en affecte moins de 20% à la transition écologique
Sur le Val d’Oise plusieurs projets mettent à mal notre écosystème : bétonnisation des terres agricoles avec Port Cergy 2, construction d’un dépôt de type Seveso à Puiseux – menaces pour la biodiversité – artificialisation des sols avec EuropaCity, etc.
Le changement du système ne pourra se faire qu’avec un engagement de long terme que le gouvernement n’a pas même amorcé. Préparons ensemble les moyens de la transition vers plus de justice climatique et sociale.
ZADimanche du 15 décembre 2019 sur le Triangle de Gonesse
Cette ZADimanche est devenue mensuelle, après le report de 12 mois du chantier de la gare. Juste avant les fêtes de fin d’année, elle nous a permis de faire le bilan de cette année riche en rebondissements et de faire le point sur les actions à mener. En plus du traditionnel pique-nique, il y avait un sapin construit par nos bénévoles que chacun a pu décorer sur place avec des décorations amenées par les visiteur·euse·s, soit faites maison, soit récupérées chez eux.
Une GRATIFERIA (*) a été mise en place pour fêter cette ZADimanche de Noël.
(*) Une gratiféria peut se comprendre comme un marché gratuit. Cependant, il s’agit plutôt d’une fête. Le principe est de donner gratuitement !
En respectant les consignes, vous êtes revenu·es le 17 janvier 2021…
Et c’est pas fini !
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Dimanche 24 novembre 2019, de 18h à 21h30, à la Base, au 31 de la rue Bichat, Paris 10ème.
Débat « Abandon d’EuropaCity, et après ? »
Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), vous invite à une soirée à La Base, 31 rue Bichat Paris 10ème, le 24 novembre de 18h à 21h30 après l’abandon d’EuropaCity, mais pas encore la préservation des terres agricoles du Triangle de Gonesse.
Ce sera l’occasion de fêter ensemble dans Paris ce premier résultat au bout de neuf années de mobilisation.
Le gouvernement a confié à Francis Rol-Tanguy la mission de « réfléchir à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse »
Une proposition existe « CARMA Pays de France ». Elle répond aux enjeux de la transition écologique à mettre en œuvre sur le territoire du Pays de France.
Dans l’immédiat une urgence s’impose : nous devons obtenir l’annulation du chantier de la gare du Triangle de Gonesse, tant que dure la mission de Rol-Tanguy. Cette gare, éloignée de toutes les habitations, était dédiée à Feu EuropaCity. Venez à La Base pour vous informer sur le projet CARMA et pour le soutenir !
Nous étions nombreux·ses à fêter l’enterrement de Europacity sur le Triangle !
Le soleil était au rendez vous, les victuailles toujours aussi délicieuses et les bouchons de champagne ont sauté vers le ciel bleu !
La déesse de la Fertilité a été brulée sous l’œil affectueux de sa créatrice !
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15 novembre 2019. Le tribunal administratif de Montreuil
a suspendu les travaux de la ligne 17 Nord et donc de la gare du Triangle de Gonesse.
La société du Grand Paris a un an pour revoir sa copie.
À nous de persuader tout le monde qu’il y a mieux a faire que de bétonner le triangle : construire le projet CARMA vers une alimentation durable et la transition écologique pour tous !
Merci à l’oedicnème criard, et à ses ami·es !
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7 novembre 2019.
Abandon d’Europacity :
une étape importante pour l’avenir de la plaine de France,
le combat continue pour une transition juste.
Voir notre Communiqué de presse du 7 novembre 2019 ICI
Voir le reportage « EuropaCity : le projet alternatif de transition écologique » diffusé par France 3 au cours du 19-20 du 12.11.2019 ICI
Voir l’article de Fabrice Pouliquen « Europacity enterré, le Triangle de Gonesse a-t-il pour autant un avenir agricole? » ICI
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JEUDI 7 NOVEMBREà la Maison ouverte de Montreuil :soirée sur l’accaparement des terres en France et dans le monde.
C’est au 17, rue Hoche Montreuil (93), métro Mairie de Montreuil, à partir de 18h. La soirée s’inscrit dans le cadre du soutien à la Jaï Jagat, une marche des exclus de la mondialisation, qui va de New Delhi à Genève.
18h Échange et infos sur la marche. Duplex avec la marche en Inde. 19h Repas à prix libre pour soutenir financièrement la Jaï Jaggat. 19h30 Débat : « L’accaparement des terres agricoles, un enjeu de justice sociale et écologique au Nord et au Sud » – Clothilde Bato (SOL) sur la lutte des petits paysans indiens avec Ekta Parishad, un administrateur du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), Robert Lévêque, association AGTER,Mahamat Zang Nezoune (opposant tchadien) et Mohamed Kadamy (opposant djiboutien), Amicale panafricaine. 21h Concert L’Ephémère baroque, flute à bec, viole, clavecin, chant. (PS : on cherche des cuisinier.e.s bénévoles pour le jeudi après midi, contactez nous ! lamaisonouverte93@gmail.com).
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PUBLICITÉ MENSONGÈRE !
Publicité mensongère parue dans le JDD du 27/10, le Parisien et 20 minutes du 28/10 et Le Monde du 29/10/2019 …
Pancarte autour de laquelle moins de 200 personnes se sont rassemblées sur le Triangle de Gonesse le 26 octobre 2019 : le maire de Gonesse, des élus de la majorité municipale, le Collectif des « Vrais gens », de gentils organisateurs et de jeunes figurants masculins. Mais où étaient donc les habitants !
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NOUS AVONS MARCHÉ ENSEMBLEde GONESSE à MATIGNON vendredi 4 et samedi 5 Octobre 2019 Contre l’ouverture du chantier de la gare en plein champ pour Auchan !
POUR LE PROJET CARMA, CONTRE LA BÉTONISATION DES TERRES AGRICOLES
Pour le climat, pour la défense des commerces de proximité, pour la survie d’une agriculture péri-urbaine, pour la qualité de vie en ville et la beauté des paysages environnants,
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R É S I S T A N C E !
Quand la police respecte la liberté de manifester … rejoignez la chorale du triangle de Gonesse !
Voir le reportage de France 3 réalisé le 2 juillet au matin et diffusé le soir même dans le JT du 19/20 (2mn) ICI et notre article consacré aux premières actions de blocage du chantier de la gare lCI.
Voir l’article de Jacqueline Lorthiois, in Mediapart publié le 11 août «Bêtisier d’Europacity, ch. 8 – L’imposture des 10 000 emplois prétendus» ICI : cet article richement documenté fait un sort définitif au chiffre de « 10 000 emplois » qu’on nous sert à toutes les sauces, recopié dans tous les médias et qui aurait été soi-disant « validé » par l’État lors du débat public, alors qu’il n’a jamais été étayé par la moindre étude sérieuse et ne vaut pas mieux qu’une publicité mensongère.
Voir l’Adresse au Président de la République publiée mardi 23 juillet 2019 dans la rubrique Planète du site internet de l’hebdomadaire L’Obs par Éric AESCHIMANN« Monsieur le président, arrêtez la folie Europacity ! »lCI.
Voir l’article de Charlotte CIESLINSKI publié le 19 juillet 2019 par le site internet de l’hebdomadaire L’Obs« A la place d’EuropaCity, le projet d’une « ceinture alimentaire » pour nourrir le Grand Paris »lCI.
Voir l’article de Patrick PIRO publié le 19 juillet 2019 par l’hebdomadaire Politis « La culture Disneyland contre l’humus du Triangle »lCI.
Bien que jugée irrecevable par la justice, l’artificialisation du Triangle de Gonesse via les projets EUROPACITY et la ligne 17 Nord du Grand Paris Express a commencé depuis le 21 juin. Plusieurs citoyennes et citoyens se sont mobilisé.e.s aussitôt pour tenter d’empêcher la disparition de ces terres parmi les plus fertiles d’Europe au profit des intérêts privés de la famille MULLIEZ, propriétaire du groupe AUCHAN et du milliardaire chinois Wang JIANLIN, propriétaire du conglomérat WANDA. Même si la modification du Plan Local d’Urbanisme en vue d’autoriser le projet EUROPACITY a été annulée par la justice, ce sont bien des engins de chantier, bientôt les tunneliers et les bétonneuses, qui investissent aujourd’hui ces terres. Une vaste tranchée est d’ores et déjà creusée et ÇA NE S’ARRÊTERA PAS LÀ SAUF SI …
Même si toutes les études démontrent les conséquences néfastes de l’artificialisation de terres fertiles : hausse des températures (voir notre vidéo des relevés de température réalisés sur le Triangle et à Parisle 25 juillet à 5h du matin ICI), réchauffement climatique, dégradation de la biodiversité et perte d’autonomie alimentaire de la région, ÇA NE S’ARRÊTERA PAS LÀ SAUF SI … Même si ce projet d’EuropaCity et la gare qu’ils commencent à construire apparaissent d’une inutilité criante pour la région et ses habitant.e.s, ÇA NE S’ARRÊTERA PAS LÀ SAUF SI …
SAUF SI ENSEMBLE NOUS ARRÊTONS LE MASSACRE.
Rassemblement pour ceux et celles qui refusent que la justice puisse être engloutie sous la pression des engins de chantier et des forces de police. Rassemblement pour celles et ceux qui refusent d’assurer l’enrichissement de quelques-uns au prix de la perte d’un bien commun. Rassemblement pour ceux et celles qui veulent pour demain des territoires gérés avec intelligence par et pour leurs habi-tant.e.s. Rassemblement pour celles et ceux qui connaissent leurs droits et sont prêt.e.s à les défendre.
NOUS POUVONS, NOUS ALLONS Y ARRIVER !
Déjà SAMEDI 13 JUILLET A PARTIR DE 18H nous étions plus de 60 pour entretenir la parcelle cultivée, partager un pique-nique sorti du sac et observer les feux d’artifice des villes du nord de l’Île-de-France. Voir l’article d’Alexandre BOUCHER pour le journal Le Parisien« Val-d’Oise : à Gonesse, les anti-Europacity ne désarment pas »ICI.
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Le 11 juillet 2019 la cour administrative d’appel de Versailles a annulé la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise
Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! FAISONS DÉCOLLER LE RÉFÉRENDUM CONTRE LA PRIVATISATION D’ADP !
Plus de 240 parlementaires de tout bord ont signé une loi demandant l’organisation d’un Référendum d’Initiative Partagée (RIP). C’est la première fois que cette procédure de référendum est enclenchée. C’est dire combien la privatisation d’Aéroports de Paris est contestable et contestée.
La Consultation citoyenne a débuté le 13 juin 2019 et se terminera le 12 mars 2020 ! Il nous faudra recueillir 4.717.396 signatures !
CE N’EST PAS UNE MINCE AFFAIRE ! TOUS ENSEMBLE NOUS DEVONS RELEVER LE DÉFI.
La privatisation des aéroports ne vaut pas mieux que celle des barrages hydrauliques parce que
« Quand tout sera privé, on sera privé de tout ! »
La cour administrative annule la privatisation de l’aéroport de Toulouse. Dès l’annonce de cette décision tant attendue, particulièrement depuis l’annonce du projet gouvernemental de privatiser ADP, Laurent Mauduit a publié sur Médiapart une grande enquête à lire ICI.
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PROJET DE NOUVEAU TERMINAL T4 À ROISSY
La concertation publique a pris fin le 12 mai 2019. La plupart des avis ont exprimé une forte opposition à ce projet de réactivation de la bétonneuse folle et de course sans fin au gigantisme. On peut encore consulter les 1616 avis déposés sur le site dédié à la concertation.
Découvrez le Cahier d’acteur commun déposé par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), Environnement 93 et Val d’Oise Environnement ICIet notre article du 25 avril ICI.
SAMEDI 16 MARS AU AUCHAN DE VILLENEUVE D’ASCQ le CPTG a participé à la FETE ANNIVERSAIRE DE VIANNEY MULLIEZ organisée par l’ANV-COP21-Lille et les AMIS DE LA TERRE-Lille avec la participation des InCOPruptibles et de groupes de clowns et de musiciens :
Cliquez sur l’image pour voir la vidéo de 11′ mise en ligne par l’Anvcop21 Lille
Quelques 40 activistes pour le climat ont participé pendant une heure à une animation-occupation joyeuse et non-violente du hall du plus ancien et plus grand Auchan de la région lilloise. Cette action s’inscrivait dans la mise en échec de l’un des pires programmes d’infrastructure commerciale et touristique de France, EuropaCity, projet complétement déraisonnable et incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris.
Vous trouverez ci-après les photos, les vidéos, article de presse sur l’action ainsi que la prise de parole d’ANV-COP21 sur la place de l’Hôtel de ville de Lille avant le départ de la marche climat/gilets jaunes à 14H30 à Lille.
VENDREDI 15 MARS À PARIS À 13H Appel des jeunes à la grève pour le climat : manifestation de la place du Panthéon aux Invalides.
SAMEDI 16 MARS À PARIS « Marche du siècle » pour le climat, la biodiversite, la justice sociale, contre la répression
À 11H Rassemblement au Parc Monceau pour un pique-nique partagé.
À 14H Manifestation de la Place de l’Opéra à République.
Comme lors des précédents rassemblements et manifestations CLIMAT à Paris, les opposants au projet EuropaCity ont marché derrière la banderole NON A EUROPACITY du Collectif pour le Triangle de Gonesse.
Découvrez le bilan carbone complet du projet climaticide EuropaCity qu’ont établi les inCOPruptibles : ICI Cette étude approfondie démontre s’il en était besoin que le projet EuropaCity mérite au plus haut point de devenir une cible pour les marches climat.
Pour aller plus loin, voir notre article du 8 février 2019 :
1300 personnes présentes, une salle Olympe de Gouges pleine à craquer pour assister au meeting « Terres fertiles contre projet stérile … toute la vérité sur les projets CARMA et EuropaCity »
Audience du tribunal administratif de Cergy du 28 janvier – Le rapporteur public requiert l’annulation totale de la révision du PLU de Gonesse !voir notre articleICI
Contestés de toute part, le projet EuropaCity et la ZAC du Triangle de Gonesse sont pourtant loin d’être abandonnés.
Voir l’article : « SONDAGE EUROPACITY : CEETRUS ET AUCHAN EN FLAGRANT DÉLIT DE PUBLICITÉ MENSONGÈRE ! »ICI
Cet automne, l’État a signé le permis de construire de la gare et plusieurs indices laissent penser que les travaux pourraient bientôt débuter. Il est essentiel de tous se mobiliser, car à seulement 15 km au nord de Paris se profile un projet d’un autre temps qui bétonne des terres fertiles pour y construire un temple dédié à la consommation alors que la zone en est déjà saturée.
Le projet CARMA – Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir – propose de sauvegarder les 700 hectares du Triangle de Gonesse pour y développer un projet exemplaire de transition écologique. Plutôt que les emplois précaires et peu valorisants que promet Auchan, nous proposons la création d’activités d’avenir, dans les métiers de l’agriculture, de l’éco-construction, des énergies renouvelables et de la mobilité durable.
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«La question se pose de savoir si la France est encore un État de droit»
voir la Tribune publiée dans le journal LE MONDE le 18/02/2019 par Corinne Lepage ICI.
Sa conclusion résume bien la gravité des décisions du gouvernement qui renonce à toute ambition en matière de transition écologique : « Ainsi, ce qui devrait être une étape fondatrice d’un renouveau démocratique en France dissimule en réalité la plus grande régression en matière de démocratie, de protection environnementale et de participation du public à la prise de décision que notre pays ait connue. La question se pose désormais de savoir si la France est encore un État de droit avec un État de droit de l’environnement aussi délabré. »
Ce qui est présenté comme un « sondage » est en réalité une « propagande » ou une « publicité » financée par le Maître d’ouvrage.
Contesté de toute part, le projet EuropaCity poursuit sa propagande désespérée qui s’apparente à la course sans avenir d' »un canard sans tête ».
Ces derniers mois AUCHAN et son agence de publicité immobilière CEETRUS ont largement communiqué autour d’un sondage qui démontrerait « un large soutien populaire des habitants du territoire pour le projet EuropaCity » qui serait « considéré comme moteur pour l’économie et l’emploi tout en agissant positivement sur l’image du territoire » (sic !).
1/ Comment sont recrutés les interviewés ?
a/ Quelles caractéristiques de l’échantillon ?
Dans un sondage, on prend un échantillon dit « représentatif » selon les caractéristiques de la population INSEE.
Il faudrait déjà savoir quelle est la base des caractéristiques des personnes interrogées. On parle de la population française « en général », des caractéristiques de l’Ile-de-France et de celles du territoire interrogées ? Dans quelles proportions ? Ici, il faudrait plutôt que cela reflète les habitants interrogés du territoire. On n’a pas accès à ces données. Quelle est la proportion de ceux qui reflètent le territoire ou l’IDF ? Par exemple, le taux de chômage est élevé dans le territoire : dans quelle proportion est choisi le % de chômeurs local ou celui de l’IDF qui est bas ? Si on interroge des CSP + (% fort en IDF), ils ont les moyens d’aller à EuropaCity et de financer un logement avec un minimum de nuisances de bruit.
b/ Autre question clé : quel territoire ?
Apparemment, on prend toujours le même périmètre : les 22 communes du Grand Roissy. ça veut peut-être dire que si on prenait les 50 communes des 2 intercos Roissy-Pays de France et Terres d’envol, on n’aurait pas le même enthousiasme ? On dit que ce sont les gens de proximité qui sont POUR, alors que d’habitude ce sont les gens à proximité qui sont CONTRE. Et si la vérité était ailleurs ? Ce type de sondage se contente en fait de recueillir les effets sur les personnes vivant à proximité -c’est-à-dire à l’Est du Val d’Oise- de l’intense propagande de la commune et de son Maire M. Blazy et du Conseil départemental du Val d’Oise. Donc rien d’étonnant.
c/ Ensuite, le nombre.
Il y a beaucoup plus de personnes interrogées (4000) alors qu’auparavant c’était 1000 et des poussières. Pourquoi ce changement de nombre ? On peut penser qu’on prend plus de gens pour en trouver davantage qui soient POUR. Autre interprétation – non incompatible – c’est que ce sondage est un moyen de communiquer et de faire de la pub sur le projet et donc, plus l’échantillon est grand, plus on touche de personnes avec cette pub.
d) Qui est interrogé ?
On ne sait pas non plus si on reprend une partie des mêmes personnes (et à ce moment-là, pas étonnant qu’ils connaissent le projet) ou si ce sont des gens différents.
Sur toutes ces questions, on n’a pas de réponses. En l’absence de réponses, nous pouvons imaginer tous les biais statistiques possibles. La simple recherche d’une vérité statistique exigerait un sondage non payé par le Maître d’ouvrage et réalisé selon les règles de transparence et de sincérité propres à des sondages dignes de ce nom.
2/ Un seul enseignement à retenir : la notoriété d’EuropaCity
Elle progresse, rien d’étonnant. Et c’est aussi grâce à nous !
La méthode consiste à demander aux interviewés s’ils connaissent EuropaCity. Et s’ils ne connaissent pas le projet, on les informe. Évidemment, en faveur du projet, puisque c’est EuropaCity qui finance !
Si l’on en croit les chiffres, 40 % ont entendu parler du projet ; d’où l’on peut déduire que la campagne de sondage contribue à faire la pub du projet EuropaCity auprès des 60 % restants. Puis, à cet ensemble qui a bénéficié de la propagande d’un commanditaire « juge et partie » à l’opposé d’une information honnête et contradictoire (même si on prend la précaution de faire croire à la neutralité de l’organisme missionné par CEETRUS et AUCHAN), on pose un certain nombre de questions.
Les réponses sont donc totalement biaisées et n’ont aucune valeur ni scientifique ni démocratique.
Conclusion
Curieusement, au moment du débat public, la CNDP a conclu à « des positions totalement inconciliables » et aujourd’hui 80 % des habitants seraient POUR ? Quel retournement spectaculaire en pleine actualité des « gilets jaunes » !
Ce n’est pas ce qu’on voit dans les ronds-points ! Au moment où se manifeste la colère grandissante contre les « fins de mois difficiles » et « les écarts de richesses », on voudrait nous faire croire qu’une population modeste habitant le territoire approuverait la création d’un centre soi-disant de « loisirs et de culture » et n’aspirerait qu’à faire du ski et à dépenser l’argent qu’elle n’a pas dans des boutiques de luxe amenées là par un grand groupe passé maître dans l’art de l’évasion fiscale !
Allons, on est en pleine publicité mensongère !
Voir aussi notre Communiqué de presse du 19 janvier 2019 : « EuropaCity : après les fake news, les fake sondages ! » :ICI
Note à propos d’ODOXA, l’institut de sondage qui a reçu commande de cette pseudo-enquête
Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. Aujourd’hui le principal actionnaire d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, administrateur de LVMH et de l’institut de sondage IPSOS est aussi gérant associé de la Banque Rothschild … comme le fût Emmanuel Macron de 2008 à 2012 avant de devenir Président de la République.
Rappelons qu’en 2017 ODOXA -dans un sursaut d’éthique professionnelle- avait eu le courage de poser la question qui fâche : « Les opposants au projet EuropaCity lui reprochent (notamment) de sacrifier des terres agricoles situées sur le Triangle de Gonesse (entre Roissy-Charles de Gaulle et le Bourget) pour les urbaniser. Trouvez-vous leurs inquiétudes justifiées ? » Et là, la réponse était sans ambiguïté : 78 % des Franciliens et 76 % des Français trouvaient ces inquiétudes justifiées … Comme par hasard le sondage réalisé un an plus tard et publié le mois dernier a soigneusement évité de poser ce genre de questions ! Devinez pourquoi ?
Audience du tribunal administratif de Cergy du 28/01/2019 – Le rapporteur requiert l’annulation totale de la révision du PLU de Gonesse !
Quatre requérants ont demandé l’annulation de la délibération du conseil municipal de Gonesse du 25 septembre 2017 approuvant la révision du Plan Local d’Urbanisme de la commune.
Il s’agit :
de France Nature Environnement (FNE) avec le CPTG et d’autres Fédérations ou Associations : Val d’Oise Environnement (VOE), France Nature Environnement Ile-de-France, les Amis de la terre Val d’Oise (ATVO), Des terres, pas d’hypers ! (DTPH!), Les Amis de la Confédération paysanne, Mouvement national de lutte pour l’environnement-Réseau homme et nature-Comité départemental (MNLE93), Environnement 93-Union des associations d’environnement de Seine-Saint-Denis, les Amis de la terre France (ATF).
de la CAPADE d’Aulnay-sous-Bois,
de M. Jacques Proix, exploitant à Gonesse,
du centre commercial Aéroville ( qui comprend un supermarché Auchan ! )
A l’audience, le rapporteur public a demandé une annulation totale de la révision du PLU de Gonesse rejoignant ainsi la multiplicité des avis défavorables ou sous réserve que la commune a essuyés. Comme on pouvait le prévoir, il a rappelé à plusieurs reprises les conclusions motivées du Commissaire enquêteur qui avait rendu à l’issue de l’enquête publique le 30 juillet 2017 un rapport particulièrement défavorable à la révision du PLU (voirICI et pour le rapport complet ICI).
Il lui semble que « la commune de Gonesse illustre parfaitement la volonté qui caractérise hélas bien des communes d’ile-de-France d’un toujours plus d’urbanisation et de développement économique au détriment des zones naturelles et des espaces de biodiversité sans que soient clairement identifiés les impacts bénéfiques de ce développement qui se fera nécessairement au détriment d’autres zones, qui deviendront alors sous-qualifiées, notamment d’autres zones commerciales. La bétonneuse folle s’emballe sans qu’on ait vraiment justifié pourquoi et on ne sait où elle s’arrêtera. »
Le rapporteur a exposé ensuite les motifs dans un long et détaillé exposé d’une heure :
I. Insuffisance alléguée du rapport de présentation et de son évaluation environnementale qui ne permet pas au public de se faire une opinion.
1.1. Notamment, le rapport n’explique pas la rentabilité économique du projet. Avec 800 000 m2 de bureaux alors que la vacance est avérée alentours, avec de nombreux commerces alors que les centres commerciaux voisins déjà nombreux s’inquiètent de la concurrence, il ressort que l’analyse des besoins de ce projet n’est pas étayée. « Le projet du PLU de Gonesse ressemble à un canard sans tête qui poursuit sa route quoi qu’il arrive sans comprendre pourquoi ni savoir pour où, l’essentiel étant d’urbaniser à tous prix un territoire dont on a décidé qu’il devait l’être. «
1.2. Le rapport ne justifie pas le choix du triangle de Gonesse au regard des solutions de substitution raisonnables. Il n’examine pas de possibilités alternatives sérieuses. Aucune solution réelle de substitution n’a été examinée alors que les plaignants mentionnent la friche de PSA.
II. Une erreur manifeste d’appréciation de la loi L.101-2 du code de l’urbanisme.
La loi prévoit un objectif d’équilibre entre développement urbain et préservation des espaces naturels et agricoles et forestiers. L’erreur manifeste découle de la consommation excessive et irréversible de terres agricoles dont la qualité exceptionnelle est reconnue de tous que ne contrebalance pas la création d’emplois qui selon le commissaire enquêteur est par ailleurs largement surestimée. Elle découle aussi de l’absence de prise en compte des équipements dans les communes limitrophes en matière de centres commerciaux, de centres d’affaires et de centres de loisirs. L’erreur manifeste découle également de l’absence de justification économique au projet soulevée par les quatre requérants et aussi eu égard à l’exposition prolongée des futures populations travaillant sur le triangle au bruit des avions.
3- Le PLU n’est pas compatible avec le SDRIF qui demande que 400 ha de terres agricoles soient préservés dans la partie nord du triangle en cas d’urbanisation de sa partie sud.
Le rapport de l’Autorité Environnementale (AE) fait état de seulement 368 ha de terres agricoles préservées. La lisière agricole de 23 ha avancée par la commune ne peut pas être considérée comme à vocation agricole mais plutôt comme une zone transitionnelle qui sera en partie accessible au public pour de l’évènementiel.
Après cela, le rapporteur a écarté la légitimité d’une trentaine d’autres moyens invoqués par les requérants. Il a notamment écarté le motif que la commune aurait du échanger avec les communes voisines.
Maitre Ambroselli, l’avocat du CPTG -et des autres Fédérations et Associations requérantes à nos côtés- a ensuite pris la parole pour rappeler la dimension régionale, voire nationale du projet d’aménagement qui -en l’absence de SCOT-aurait dû pousser la commune à échanger avec ses voisines même . Il a par ailleurs rappelé que selon l’article L101-2 du code de l’urbanisme invoqué par le rapporteur public, les objectifs d’équilibre devraient être évalués au regard des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effets de serre affichés par le gouvernement. La ville parle en effet de cet aménagement comme d’un « corridor aéroportuaire » et il est bien évident qu’une partie significative des visiteurs de la ZAC et d’EuropaCity y viendraient en avion. Ce motif, selon Maitre Ambroselli, est tout aussi important que la destruction des terres agricoles, même si son invocation semble n’avoir que peu d’effets juridiques.
Une dizaine de sauveteur-e-s des terres de Gonesse étaient présents devant le Tribunal pour informer les passants des enjeux de l’audience en cours à laquelle assistaient une autre dizaine d’ami-e-s.
En réponse, l’avocat de la commune de Gonesse explique que les insuffisances du rapport ne sont pas juridiques mais politiques. En somme, la commune, pour des raisons politiques, était alors incapable de le compléter, car elle n’avait d’autre possibilité que de localiser le projet sur le triangle. Il explique aussi que la commune a « pris en compte » les avis de l’Autorité Environnementale (AE) et du commissaire enquêteur qui ne sont que consultatifs et n’ont pas de valeur juridique.
A propos des hectares manquant du carré agricole, l’avocat annonce que lorsque la commune a appris le sens des recommandations du rapporteur vendredi dernier (le 25 janvier), il y a eu un grande branle-bas de combat à la Mairie qui a tout de suite fait appel à un géomètre expert, d’ailleurs président de l’ordre national des géomètres, pour faire une nouvelle estimation. Celui-ci a trouvé que le carré contiendrait 307 ha agricoles sur la commune de Gonesse et 188 hectares sur celle de Roissy, soit un minimum de 465 ha après avoir retranché la superficie des routes. L’avocat annonce verser cette nouvelle pièce au dossier, bien que l’instruction soit close depuis le 5 décembre 2018. Il développe ensuite une théorie complexe selon laquelle il y aurait une incompatibilité entre le SDRIF, le PLU et le code de l’urbanisme. Franchement, c’était difficile à suivre. « Je ne suis pas dans le syllogisme total, mais je vous la soumets » conclut l’avocat avant de demander une annulation conditionnelle et différée dans le temps sans annuler le PLU pour permettre à la commune de compléter son rapport afin de se mettre en conformité.
En clôture, la juge a annoncé un jugement avec lecture pour le 22 février 2019.
Pour tout savoir sur la modification du PLU de la ville de Gonesse, voir :