Une piste de ski indoor, 230 000 m2 de commerces, 20 000 m2 de parcs aquatiques, 50 000 m2 de parcs d’attractions…, rien de tel pour le développement économique du triangle de Gonesse, une zone de terres agricoles fertiles située à proximité de l’aéroport de Roissy. C’est du moins l’argumentaire du groupe Auchan, qui porte ce projet censé voir le jour entre 2021 et 2024. Le tout pour la modique somme de deux milliards d’euros, auxquels la puissance publique devrait ajouter un milliard. Pourquoi lésiner lorsqu’on table sur une fréquentation de 30 millions de visiteurs par an (le double de Disneyland) et la création de 17 000 emplois ? La consultation publique sur ce projet annoncé en 2011 doit avoir lieu du 15 mars au 30 juin prochains. Le Collectif pour le Triangle de Gonesse, qui rassemble une quinzaine d’associations, entend bien participer au débat et montrer que d’autres solutions peuvent être proposées.
L’association Val-d’Oise Environnement (VOE), loi 1901, s’est constitué en 1992 pour fédérer
les associations de protection de l’environnement et de la qualité de vie dans le Val-d’Oise.
Son action s’étend, notamment, en matière :
– D’aménagement du territoire : occupation des sols, moyens de communication de toutes sortes,
politique paysagère.
– De lutte pour la prévention et la réduction des pollutions et nuisances de toute nature.
– De protection de la nature, de la faune et de la flore.
L’association est agréée au titre de la protection de l’environnement et membre de FNE Ile-de-France
France Nature Environnement Ile-de-France est la fédération régionale des associations franciliennes de protection de la nature et de l’environnement. Elle est le porte-parole de 350 associations, unions ou collectifs départementaux et locaux.
Membre de la fédération nationaleFrance Nature Environnement, FNE Ile-de-France est son représentant régional.
Créée en 1974, elle est régie par la loi de 1901, agréée environnement depuis 1981 et habilitée au dialogue environnemental au niveau régional depuis 2012. Elle est indépendante de tout mouvement confessionnel, syndical, économique ou politique.
FNE Ile-de-France, c’est 350 associations, 45 000 adhérents militants, une équipe d’une cinquantaine de personnes (experts et consultants bénévoles), le magazine d’information « Liaison » et des outils de communication variés (Twitter…), des sessions de formation…
Face aux menaces qui pèsent sur l’environnement, notre union défend l’intérêt général, intervient auprès des décideurs par des contacts réguliers, propose des solutions pour concilier activités humaines et équilibres naturels, assure la représentation des associations de protection de la nature et de l’environnement dans de nombreuses instances de concertation et consultatives, agit en justice.
Cette coordination a pour but de rassembler les mobilisations collectives contre ce projet pharaonique du Grand Paris et de renforcer leur visibilité, afin de promouvoir un développement équitable et solidaire dans toute l’Ile de France.
Les Alternatiba sont des Villages des alternatives, individuelles, collectives, territoriales et systémiques au changement climatique et à la crise énergétique. Leur objectif est de :
diffuser le message de l’urgence climatique, sensibiliser le grand public et les élus à la nécessité de baisser rapidement et radicalement nos émissions de gaz à effet de serre, interpeller sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, efficace, contraignant et juste sur le climat ;
combattre l’effet possible de sidération, le sentiment d’impuissance et donc la démobilisation que peuvent provoquer la gravité et l’importance du défi climatique, en montrant que les solutions existent et qu’elles sont à notre portée, créatrices d’emploi, porteuses d’un monde plus humain, convivial et solidaire ;
appeler à mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique et écologique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat.
L’Afcel 95, amicale des locataires de la Fauconnière à Gonesse est membre du CPTG. C’est une association agréée CGL-95 (Confédération Générale du Logement).
Pour les riverains « Ce secteur mérite mieux qu’un ensemble immobilier commerçant », qui menace, selon eux, le commerce local. Ils redoutent par ailleurs de nouveaux embouteillages du fait de ces projets. Enfin, le collectif propose de réserver cette zone à la culture, comme celle des Tulipes.
L’AFCEL intervient sur des questions de consommation, environnement, logement pour :
Donner son avis aux pouvoirs publics sur les questions d’ordre familial
Représenter l’ensemble des familles auprès des pouvoirs publics
Este en justice
Gérer tout service d’intérêt familial
Cette association représente 70 adhérents sur la Ville Gonesse.
Elle s’oppose au projet EuropaCity et propose un projet alternatif : le croissant vert.
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Bernard DHAILLY au 06 25 11 34 83
ADVOCNAR – Association de Défense contre les Nuisances Aériennes – a été créée en 1986, comme force d’information et de proposition pour réduire les nuisances de l’aéroport Roissy – Charles de Gaulle et défendre les populations survolées.
le site des "inventions de Léonard de Vinci" qui se voulait un pôle éminemment culturel. ça a été rajouté en cours de route pour empêcher le plongeon et ça l'a au contraire précipité.
En 1987, le premier grand parc d’attractions français ouvrait à Courdimanche, près de Cergy dans le Val d’Oise, Mirapolis. Quatre ans après, en 1991, il était fermé. Aujourd’hui ce sont des friches …
Le premier point commun entre Mirapolis et EuropaCity, c’est LA DÉMESURE
On cite des chiffres mirifiques :
Premier parc de loisirs…
Une statue de 38 tonnes, 30 mètres de haut, la statue la plus haute après la Liberté de New-York (!), etc…
36 attractions
Un « immense chantier » de 400 à 500 personnes…
Nous sommes dans le gigantisme, rien n’est trop grand ni trop beau… Le personnage de Gargantua lui-même est à l’image de cette démesure (on va visiter son gros ventre avec un funiculaire… )
Faire du grand, du gros, du gigantesque, c’est la réponse au risque (d’échec, de concurrence… ) c’est aussi la stratégie d’Immochan 25 ans plus tard.
Le deuxième point commun : nous sommes dans le rêve. LA CONCURRENCE n’existe pas.
Aucune analyse du futur, on vit dans le court terme. Nous sommes en 1987. Comme le dit la commentatrice à la fermeture : « on était en pleine folie de l’industrie des loisirs en France ».
Le Directeur de Mirapolis réduit la concurrence à un simple stimulant et il s’illusionne : « Quand Disneyland ouvrira, nous aurons 5 ans, peut-être que Disney ne pourra pas faire nos prix ! » Comme Mirapolis est le premier parc ouvert en France, forcément ça va marcher, forcément il va grossir. Sa taille sera sa garantie de pérennité. (Pourtant, jadis, les diplodocus n’ont pas survécu pour cause de gigantisme…)
Le personnage joyeux de Carlos (qui ressemble beaucoup à Gargantua) comme les paroles des chansons montrent l’insouciance, la légèreté : le bonheur, s’amuser, jouer, vivre le moment présent…
« Partez tous dans le rêve, vous n’en reviendrez pas ! » conseille Carlos…
On pose une question au Directeur de Mirapolis : « N’y -a-t-il pas un problème de moyens pour les familles ?? »
Rien de grave, visiblement, là aussi c’est magique : les porte-monnaie sont certainement élastiques. C’est sans doute aussi le même raisonnement pour EuropaCity, les projets se multiplient et on ne s’interroge pas une seconde sur « peut-on faire coexister plusieurs coqs dans la même basse-cour ? » Si les gens vont à EuropaCity, iront-ils à Disney ? Aucune analyse des possibilités financières du « français moyen ».
3ème point commun, l’ALIBI CULTUREL
Le site des « inventions de Léonard de Vinci » qui se voulait un pôle éminemment culturel. Cela a été rajouté en cours de route pour empêcher le plongeon et ça l’a au contraire précipité.
C’est la culture qui est l’argument avancé pour vendre des loisirs et du commerce. Mirapolis présente les œuvres littéraires de Rabelais, les « inventions de Léonard de Vinci »… Mais c’est avant tout une machine à consommer des attractions ( cf le grand 8…, le train fantôme ).
EuropaCity se veut le « grand pôle culturel de Paris Nord » … c’est exactement le même discours … « le grand pôle culturel qui manquait à la banlieue Nord », même si on se rend compte qu’il s’agit d’un concept de centre commercial retoiletté. Et on oublie allègrement qu’en matière de « pôle culturel » depuis mai 2012 la cité du cinéma de Besson avec une surface de 62 000 m2 est déjà là, à proximité, dans le quartier Pleyel à Saint-Denis.
4ème point commun : la SURESTIMATION des résultats
Il était prévu 2,5 millions de visiteurs par an à Mirapolis, il y en a eu 400 000. Mirapolis était supposé révolutionner les mœurs ludiques des français ! On est dans le royaume de l’illusion !
Pour EuropaCity, on cite également des chiffres inatteignables : 30 millions de visiteurs, ce qui est l’équivalent du Forum des Halles, situé en plein cœur de Paris, premier centre commercial d’Europe.
Ce qui est 2,5 fois Disneyland Paris, première destination touristique d’Europe : 15, 4 millions en 2009 ; 15 millions en 2010 (en baisse) en 2010.
Mirapolis est déficitaire : est cité dans la vidéo sur le site du CPTG le chiffre de 350 millions de pertes. On parle de « 4 ans de fonctionnement chaotique. » Et on ne peut même pas attribuer cet échec à une concurrence quelconque : le parc EuroDisney n’était pas ouvert.
Mirapolis
Disneyland Paris, c’est également une perte nette pour le parc d’attractions : – 63 millions d’euros en 2009, – 45 millions en 2010 et – 64 millions en 2011… Déficit compensé partiellement par la vente de ce qu’on appelle « les périphériques » (vidéos, disques, costumes de Mickey, tee-shirts, films, journaux… ) … et surtout par la spéculation immobilière.
Marcel CAMPION, qui dirige le collectif de forains qui a tenté la reprise de Mirapolis pendant un an, avoue que l’ « espace était surdimensionné, il s’agissait d’un parc régional, on l’a conçu comme un parc européen… » A méditer : le distingo parc régional / parc européen !
On peut s’interroger pour EuropaCity sur son ambition internationale, y compris vis-à-vis des pays émergents. EuroDisney, le plus européen des sites a reçu en 2011 = 49 % de visiteurs français, 13 % de Royaume-uni, 12 % du Bénélux, 9 % d’Espagne, 4 % d’Italie, 2 % d’Allemagne et 11 % du reste du monde… Si le premier pôle touristique européen qu’est Disney n’attire que 11% hors Europe… qu’en serait-t-il d’EuropaCity ?
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Quand on voit les ruines de Mirapolis, dont le site est une friche industrielle depuis 25 ans … on s’interroge sur le gaspillage des fonds publics, et sur les choix hasardeux du Conseil Général du Val d’Oise qui a farouchement soutenu le projet, tout comme il soutient aveuglément EuropaCity.
EuropaCity nous promet de la culture et du loisir « Une offre culturelle accessible au plus grand nombre fondée sur la découverte, le divertissement et l’évènementiel ». Un concept hyper innovant ? Pas vraiment.
A quelques encablures du triangle de Gonesse, Aéroville est déjà sur le créneau
Cela n’arrête pas à Aéroville !
Fin avril, place à l’ « Unexpected Mini-City » où les enfants apprennent à jouer aux grands, un peu comme KidZania,qui consiste à convier les enfants à exercer un métier, à toucher un salaire et à le dépenser.
Juste avantant, c’était Emma Daumas, ancienne de la Star Academy sur TF 1 en 2002, qui est venue à Aéroville pour une séance de signatures.
Pour Noël il y avait une parade, des musiciens, un marché de Noël avec ces petits chalets et même des marionnettes.
En décembre, il y a aussi eu Bruce Benamran, le scientifique du web qui s’est fait connaître sur YouTube.
Dinosaures à Aéroville
Toujours à Aéroville, en novembre dernier, on attirait le chaland autour des dinosaures : une exposition,des ateliers pour les enfants, de la peinture en 3D à l’aide d’un écran tactile ou encore le jeu des vignettes mémo-test et la photo souvenir.
Et en octobre, Aéroville recevait Norbert, le cuisinier médiatique révélé dans l’émission Top Chefs de M 6. Et en août, c’était Cyril Lignac.
D’ailleurs, Norbert s’y plait, à fait des centres commerciaux son fond de commerce et il revient à Aéroville le 21 février prochain !
Pas loin non plus, il y a O’Parinor et ses animations
Avec son cinéma UGC de 14 salles, O’Parinor cherche aussi à attirer par le loisir et le divertissement.
Le centre commercial accueillait ainsi la troupe du spectacle musical « Robin des Bois » et le chanteur M. Pokora en avril 2013. Il a aussi son théâtre des Guignols. Et on y organise des castings.
Les partenariats avec les musées : Plein Air, en décrépitude totale y avait déjà pensé en 2011 !
« Un partenariat exceptionnel a été établi avec le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, voisin
immédiat du centre commercial.Le Musée proposera régulièrement des animations et des expositions au sein de Plein Air. » Source : communiqué de presse 2011 du promoteur Frey.