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QUELLE EST L’UTILITÉ DE NOUVEAUX BHNS POUR L’EST-95 ?

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Le conseil départemental du Val d’Oise organise des « Concertations publiques du BHNS du Grand Roissy » : https://www.valdoise.fr/324-concertations-publiques-du-bhns-du-grand-roissy.htm

Il reste quelques jours pour s’exprimer (la suite ici)

Dans une série d’articles 1 2 3, Jacqueline LORTHIOIS démontre l’inutilité et le gaspillage de fonds (et de terres !)  de ce type d’offre. De même, elle nous rappelle ceci : Est-95 : Une politique de transports irresponsable qui aggrave la situation de l’emploi

Et elle enfonce le clou avec cette démonstration :

Jacqueline LORTHIOIS  –  Juin 2023

Le document référencé dans cette vidéo est disponible !

Extrait : « Une fois de plus, il est démontré que les Grands Projets métropolitains ont un très faible impact sur leur territoire d’implantation.
On voit clairement que l’urgence n’est absolument pas d’améliorer l’offre de transports de l’Est-95, mais de relocaliser la main-d’œuvre sur place par des emplois de proximité qui permettent d’éviter les besoins de déplacements à la source. Les gens ne réalisent pas que les transports permettent d’aller dans les deux sens. Comme la main-d’œuvre locale ne correspond pas aux emplois offerts, c’est la porte ouverte à une main-d’œuvre extérieure, plus qualifiée qui viendrait occuper les emplois locaux et concurrencer les actifs sur place. C’est ce qui se passe sur Gonesse qui est devenue une « ville dissociée »: « l’habitant n’y travaille pas, le travailleur n’y habite pas »
Résultat : plus Gonesse implante d’emplois, plus ils sont occupés par une main d’œuvre extérieure, plus le chômage augmente.
Il faut revenir à du Local et de la Proximité.
Si le nombre d’emplois sur place (19% du total) sur l’Est du Val d’Oise bénéficiait du même pourcentage que celui de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines/ Versailles (de l’ordre de 30%), il y aurait plus de 100 000 emplois supplémentaires sur le Grand Roissy recrutant sur place, ne nécessitant aucun besoin de transport lourd. » (ndlr) Et toc !

 

(extrait du site départemental de présentation)
« Comment participer aux concertations publiques ?
Vous pouvez vous informer sur les projets et donner votre avis sur place, en ligne ou lors des réunions publiques organisées sur le territoire à partir du 5 juin 2023 :

Les réunions publiques : elles auront lieu au mois de juin dans les communes concernées :
– Lundi 12 juin à 18h à Roissy-en-France (Mairie – salle du conseil)
– Mardi 13 juin à 20h à Garges-lès-Gonesse (Mairie – salon d’honneur)
– Mercredi 14 juin à 19h à Arnouville (Mairie – salle des mariages)
– Mardi 20 juin à 18h30 à Goussainville (Maison pour tous, avenue Marcel Cerdan)
– Lundi 19 juin à 19h à Villiers-le-bel (l’Espace Marcel Pagnol)
– Jeudi 22 juin à 18h30 à Gonesse (Salle Jacques Brel)

Les registres en mairie : ils sont ouverts dans les mairies concernées (Roissy-en-France, Arnouville, Goussainville Garges-lès-Gonesse, Gonesse, Villiers-le-Bel) et au siège de la Communauté d’agglomération Roissy Pays de France pour recueillir les avis.
Le recueil des avis en ligne : vous pouvez transmettre votre avis par voie électronique aux adresses ci-dessous :
Ligne de Goussainville : Concertation_BHNS_Goussainville_PIEX@valdoise.fr
Ligne de Garges-lès-Gonesse : Concertation_BHNS_GargesSarcelles_Roissypole@valdoise.fr
Ligne de Villiers-le-Bel : Concertation_BHNS_VilliersLeBel_Roissypole@valdoise.fr

 

1 Est 95- 1. Une pléthore d’offre de Grands Projets Imposés, bafouant la demande locale
https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/160523/est-95-1-une-plethore-doffre-de-grands-projets-imposes-bafouant-la-demande-locale

2 Est 95- 2. Une offre de transport lourd qui ignore la demande locale de desserte
https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/200523/est-95-2-une-offre-de-transport-lourd-qui-ignore-la-demande-locale-de-desserte-0/p>

3 Est-95-3. Le mythe du transport structurant facilitant l’accès aux emplois de Roissy
https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/030623/est-95-3-le-mythe-du-transport-structurant-facilitant-lacces-aux-emplois-de-roissy.

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Est-95 : Une politique de transports irresponsable qui aggrave la situation de l’emploi

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Une analyse des besoins de transports portant sur 65 000 actifs en emploi habitant les 5 principales communes de l’Est du Val d’Oise 1 démontre qu’en 2016, ils ne sont plus que 6,1 % à travailler à Roissy.

Voilà 5 cartes (« Flux des actifs de 5 villes de l’Est-95« ) . Elles montrent une majorité d’actifs qui : soit travaillent dans leur commune de résidence (24,5%), soit dans des communes contigües (8%) ne nécessitant que des modes de transports doux ou de proximité, soit travaillent à Paris (25,3%) via le RER D dont les gares sont au cœur des zones urbanisées. Les flux de travailleurs vont au Sud ou Sud-Ouest et non comme « l’offre prétendue être utile » vers le Nord ou vers l’Est.

A quoi bon dépenser 3 milliards d’euros pour une ligne Le Bourget-Roissy située en Seine-Saint-Denis (sauf 3,5 km dans le Triangle de Gonesse en plein champ) à l’Est des flux d’actifs, pour rejoindre un aéroport qui licencie ? Car de 2008 à 2019, Roissy a supprimé 18 000 emplois, malgré une hausse du trafic de 24%…

Mais – prétendent nos détracteurs – s’il y a si peu d’actifs qui travaillent à Roissy, c’est parce qu’il n’y aurait pas de réels transports pour y aller ! Pas du tout ! Une analyse des besoins de transports portant sur 69 000 actifs du 93 – dans 3 communes 2 de l’intercommunalité de Paris-Terres d’envol (intitulé T7 au sein de la Métropole du Grand Paris) – démontre par les chiffres et les cartes que la situation est quasi-identique pour des communes desservies directement par le RER B dont les gares sont en centre-ville.

Les habitants en activité travaillent en majorité dans leur commune de résidence (24,1%) ou dans des communes adjacentes (4,5%) ou encore à Paris (23,9%). Les actifs de T7 ne sont que 5,1% à travailler à Roissy, bien qu’ils bénéficient d’un accès direct à Roissy via le RER B (dans le bon sens, Paris-Banlieue).
Voir ce graphique :

Ceci est la preuve irréfutable que Roissy (pas plus que des projets de type Triangle) n’est pas la réponse EMPLOI utile pour les habitants du territoire. Roissy n’est pas un pôle d’emploi (qui pourrait générer une forte attractivité sur la main-d’œuvre de son territoire environnant), mais un pôle d’activités spécialisé sur quelques filières qui couvre une palette très restreinte de métiers (environ 500 sur un total de 10 000, 5% de l’éventail) et qui a besoin pour trouver sa main-d’œuvre de recruter sur une immense aire d’attraction de 2000 communes 3 couvrant 11 départements et deux régions.

On ne le répètera jamais assez : Roissy n’est pas un pôle d’emploi LOCAL. Il est utile à la Métropole, pour accueillir les voyageurs et touristes, les touristes d’affaires et les VIP (Le Bourget), mais il possède un très faible impact sur les actifs résidents du territoire. Pour qu’un emploi implanté à Roissy embauche un actif du territoire, il faut en installer 19 qui font venir de la main-d’œuvre extérieure venant concurrencer la population locale, moins qualifiée et moins formée. Non seulement la situation de l’emploi avec l’implantation de nouveaux emplois ne s’améliore pas, mais elle s’aggrave.

1 Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Gonesse, Goussainville, Villiers-le-Bel

2 Aulnay-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Sevran

3 Dont 300 dans l’Oise et une centaine dans le Val d’Oise.

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Concertations publiques pour 3 BHNS du Grand Roissy

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Réunions publique, dites de concertation, pour trois bus à haut niveau de service (BHNS), à partir de Garges Sarcelles, Villiers le Bel, Goussainville la Plaine, vers parc des Exposition et Roissy Pôle

Rejoignez le CPTG lors de ces réunions !

Encore un projet pour justifier la gare sur le Triangle de Gonesse, sans aucun projet d’ensemble depuis l’abandon d’EuropaCity. C’est du gaspillage d’argent public avec de faux prétextes au lieu d’améliorer les transports existants.

Exemple : selon Transilien.com pour relier aujourd’hui la gare Garges Sarcelles à 7h du matin à Roissy Pôle, il faut 40 min. Avec le projet de BHNS passant par le Triangle de Gonesse il faudrait 52 min.

Voici les dates des 6 réunions publiques prévues :

  • Lundi 12 juin à 18h à Roissy-en-France (Mairie – salle du conseil)
  • Mardi 13 juin à 20h à Garges-lès-Gonesse (Mairie – salon d’honneur)
  • Mercredi 14 juin à 19h à Arnouville (Mairie – salle des mariages)
  • Lundi 19 juin à 19h à Villiers-le-Bel (à l’Espace Marcel Pagnol)
  • Mardi 20 juin à 18h30 à Goussainville (Maison pour tous, avenue Marcel Cerdan)
  • Jeudi 22 juin à 18h30 à Gonesse (Salle Jacques Brel)

Lien vers les dossiers techniques https://www.valdoise.fr/324-concertations-publiques-du-bhns-du-grand-roissy.htm

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oiseaux en plaine de France 2022

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Faisant suite au document « Visites dans la partie nord de la Plaine de France, considérations sur ses oiseaux et leurs milieux, ses paysages (printemps-été 2021) », ce complément d’observations, réalisé en 2022, visait à approfondir les connaissances, notamment ornithologiques de ce territoire, en y effectuant des visites un peu plus tôt en saison. Le présent document fait donc état de deux visites supplémentaires, les 20 avril et 27 mai 2022.
Cela est malheureusement encore bien trop peu, car l’expérience nous apprend qu’il faut multiplier les visites dans tel ou tel lieu pour espérer ne pas passer à côté de certaines espèces. Leur discrétion, ou tout simplement le fait qu’elles ne se manifestent pas visuellement ou par leur voix au moment de notre passage est la cause de cette « absence » apparente.

https://ouiauxterresdegonesse.fr/wp-content/uploads/2023/04/Plaine-de-France-2022.pdf

 

En juillet 2019, nous avions publié

Faune et flore du Triangle de Gonesse : un inventaire pour mieux les connaître

Qui a été complété par une étude de septembre 2019 à février 2020

Faune et flore du Triangle de Gonesse : un inventaire pour mieux les connaître – complément

 

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La loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) dans le Triangle de Gonesse

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La loi climat et résilience du 22 aout 2021, complétée par des décrets d’application sortis à l’hiver 2022, demande à toutes les régions françaises de réviser leurs Schéma Régional d’aménagement de Développement Durable et d’égalité des territoires (SRADDET) afin de limiter l’artificialisation des terres agricoles et autres espaces naturels. Pour la région Ile-de-France, ce schéma est le SDRIF-E pour Schéma Directeur Régional de la région Ile-de-France avec un E pour Environnement. 

En bref, la loi, aussi dite loi ZAN pour zéro artificialisation nette, demande aux régions de limiter la construction sur les terres agricoles ou naturelles. Elle fixe une limite pour la période de dix ans entre 2021 et 2030 à 50% de la surface urbanisée entre 2011 et 2020. Le Conseil  Régional est en ce moment en train de réviser le SDRIF. Il doit notamment dire aux collectivités territoriales combien de surface elles pourront construire jusqu’en 2030. En tout état de cause, ce chiffre devrait tourner autour de 50%.

A Gonesse, si la loi s’appliquait selon les décrets, la ville ne pourrait autoriser l’artificialisation que de 37 hectares, soit la moitié des 74 hectares qu’elle a déjà construits entre 2011 et 2020. En conséquence, la Zone d’aménagement du Triangle de Gonesse (ZAC du Triangle) qui prévoit d’urbaniser 280 hectares de terres agricoles, ne devrait donc pas pouvoir se réaliser.

La zone réduite à 110 hectares autour de la gare en travaux du Triangle de Gonesse, comme l’a annoncé le premier ministre Castex en 2021 et comme l’a confirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal en 2022, est aussi trop grande pour respecter la loi.

La carte réalisée par le groupe CARMA (carmapaysdefrance.com) montre en rouge le périmètre de la ZAC du Triangle de Gonesse de 280 hectares et en marron foncé la surface autorisée par la loi Climat et Résilience. 

Alors pourquoi le gouvernement et le maire de Gonesse n’abandonnent-ils pas ce projet dépassé? Pourquoi continuent-ils, avec la SGP, la construction d’une ligne de métro et d’une gare en pleins champs afin de desservir une zone qui ne pourra pas être urbanisée?

Est-ce parce que la présidente du Conseil Régional, Mme Valerie Pécresse, a annoncé que le SDRIF se limiterait à 20% de réduction de la consommation de terres agricoles jusqu’en 2030 au lieu de 50% ? Pourtant, un SDRIF qui ne respecterait pas la loi se verrait casser par le premier recours au Tribunal Administratif !

Peut-être est-ce plutôt parce que Mme Pécresse et les autres bâtisseurs acharnés espèrent que le projet de loi voté par les sénateurs le 16 mars dernier va être adopté par l’assemblée nationale. Le Sénat a en effet proposé une loi pour affaiblir les exigences de la loi ZAN. Il propose notamment de considérer comme déjà construites les zones d’aménagement ayant fait l’objet d’arrêté de création de ZAC ou de Déclaration d’Utilité Publique avant 2021, même s’il ne sont pas encore construits, ce que les décrets actuels interdisent. Ils proposent aussi de retirer les opérations d’intérêt national du décompte des projets pour la prochaine décade. 

Si cette loi passait, la ville de Gonesse pourrait considérer qu’elle a urbanisé 280 hectares de plus pendant la période 2011-2020 alors que ces terres sont encore agricoles, et qu’elle serait donc autorisée à en bétonner 140 (280 divisé par 2) de plus jusqu’en 2030. Cette proposition du Sénat attribuerait donc un droit de bétonnage de 420 hectares supplémentaires ! 

Il faut donc modifier le SDRIF au plus vite avant que cette loi ne passe, ou s’opposer de toute force à son vote par l’Assemblée Nationale.

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La ligne 17 tue, et c’est inacceptable

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Le Grand Paris Express a déjà eu son lot de victimes. Pour la cinquième fois, une personne trouve la mort sur ces chantiers. Sans compter sans doute les blessés dont personne ne parle.
Cette fois, c’est sur le Triangle de Gonesse, le jeudi 6 avril 2023, qu’un jeune ouvrier de 22 ans a été écrasé par la chute d’une dalle de béton.
Les multiples accidents rappellent que ces gigantesques travaux sont coûteux en terres agricoles mais aussi en vies humaines.
Quelques articles :
Le Parisien
FR3 IdF
Reporterre (2022)
Basta (2022)

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Porte close à la préfecture de Cergy

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Le mercredi 29 mars (voir l’annonce) nous nous sommes rassemblé·es à une petite centaine devant la préfecture avec les signataires de la lettre ouverte relative au projet de Cité scolaire. Elle est  signée par le CPTG, des associations, des élu·es, des syndicats  d’enseignant.es, des médecins soulignant  l’absurdité d’installer une cité scolaire sous le bruit des avions sur le Triangle de Gonesse.

Nous avions envoyé une demande d’audience au préfet du Val d’Oise, mais celui-ci n’a pas daigné nous recevoir, ni même nous faire recevoir par un membre de son cabinet.

À croire que le pouvoir, à tous les échelons, n’entend plus, ne voit plus et ne parle plus.

Qui peut pourtant croire qu’on peut indéfiniment passer par-delà toutes les contestations ? Un simple sondage de rue permettrait aux « autorités » de constater que les habitant·es des territoires de l’est du département n’aspirent pas à plus de béton à la place des terres agricoles, qu’elles et ils souhaitent comme les habitant·es des villes « bien nées », voir leurs enfants étudier dans des endroits agréables et non loin de tout.

Pour eux et pour nos associations porteuses de solutions plus respectueuses de la population et de sa qualité de vie, nous exigeons plus de considération.

Et nous multiplierons les initiatives contre ce projet inepte de cité scolaire sous les avions, jusqu’à ce qu’on nous entende.

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Sainte Soline, 25 mars, témoignages

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Témoignage de Pierre Toulouse, CPTG
Témoignage de Michèle Loup, CPTG
Témoignage de Caro Charlie Delboy
Témoignage de Mathieu Eisinger

Ci dessous, des extraits de ces témoignages écrits par des membres ou des proches du CPTG.

Pierre, CPTG :
Nous sommes allés, ma compagne, un ami et moi, découvrir ces monstres que sont les bassines. Arrivés le samedi matin à Vanzy nous avons raté les consignes et suivi le premier cortège de plusieurs milliers de  manifestants qui passait. Nous l’avons remonté  longuement ! Très longuement ! pour retrouver Bernard et Michèle que nous savions être près de la tête, symbolisée par l’outarde géante. Des centaines et des centaines de personnes de tous les bords et de tous les drapeaux qui remontaient tranquillement les 6 km qui nous séparaient de la Bassine de Sainte Soline.
<…> La présence gendarmesque n’était là que pour satisfaire à la demande de la FNSEA d’une part et à la volonté du Gouvernement  d’autre part  de  décrédibiliser le mouvement de protestation. Il n’y avait strictement rien à protéger si ce n’est un immense tas de Terre entourant un trou vide au milieu des champs. Les plus virulents des manifestants  avaient pour seul but de parvenir sur le sommet des digues pas de piller ni de « casser du flic ». L’agression venait d’en haut !

Michèle Loup, CPTG :
<…>
Le chemin est long, le cortège aussi très long… il y a énormément de monde ! Il y a eu deux petites pauses d’environ une dizaine de minutes pour partager biscuits, chocolat, pommes, bananes… Les personnes de l’intercantine distribuent des gâteaux secs ; on chante et crie quelques slogans, on papote, fait connaissance des voisins éphémères, etc…
On arrive sur le champ en face de la bassine à 12 h 58 (d’après mes photos) et là on voit qu’il y a déjà un nuage de gaz lacrymos sur la droite et on comprend que des militants essaient de forcer le barrage de gardes-mobiles, puis en peu de temps, un nuage de lacrymos sur toute la largeur de la Bassine avec des grenades toutes les secondes (1ère vidéo de 1’20 sec). Un grand cortège arrive de la droite et se déplace vers la gauche.
Quelqu’un crie « on encercle la bassine »… on se déplace alors aussi vers la gauche pour tenter de la contourner par la gauche.
<…> 3 semaines presque après ce qui restera dans ma mémoire comme « Sainte-Soline », j’ai toujours cette incompréhension : pourquoi un tel déferlement de violence de la part de l’Etat ?… Même si je le comprends intellectuellement (les écologistes sont dangereux pour le pouvoir car elles/ils remettent en cause le fonctionnement global de la société), je ne peux l’accepter !

Caro Charlie Delboy, militante chez Disco Soupe et Make Sense, photographe pour Reporterre à Sainte Soline :
C’était il y a une semaine. La colère n’est pas redescendue. C’était déjà très dur de vivre ces 2h de carnage dans la chair, mais c’est encore plus dur de lire le traitement médiatique et politique de ces 2h.
La violence ne vient pas de nous, il n’y pas à épiloguer sur ce point. Il ne devrait même pas y avoir de débat sur qui sont les criminels armés dans cette histoire.
On a vu tourner en boucle les images de confrontations et on a raconté de ces images ce qu’on voulait leur faire dire.
Et pourtant, il y avait d’autres choses à montrer et à raconter. A Sainte Soline, il y avait aussi :
– des DANSES, des DÉBATS, des SOURIRES, des CHANTS en français, en espagnol, en italien, de la MUSIQUE pendant et après l’action, pendant et après la violence
– du SOIN, tout le temps <…>
– une COALITION intergénérationnelle et une CONVERGENCE des luttes sans précédent <…>
– une LOGISTIQUE d’accueil et une ORGANISATION d’action incroyablement bien pilotée <…>
– de l’ESPOIR et de la DÉTERMINATION <…>
– de l’ENTRAIDE, tout le temps aussi. <…>
Pensées à S. et toustes les autres.

Mathieu Eisinger, militant de Disco Soupe, créateur d’un podcast  » HISTOIRES D’A  » sur l’autonomie, l’autonomie, l’alternative et l’anarchie, et d’un autre podcast sue le mouvement abti-nucléaire,  » Un déjeuner chez Bernard  » ::
Pas la peine d’euphémiser, de tourner autour du pot.
Je suis traumatisé.
Par ces deux heures. Était-ce une ? Trois ? Je ne sais pas.
Le temps s’est fracturé, disloqué, étendu, rétréci. Impossible de savoir.
Pendant tout ce temps où j’étais à Sainte-Soline, j’étais en enfer.

Un enfer champêtre, entouré d’ami·es, en ayant marché dans la joie, accompagné de drapeaux au vent, de chants d’oiseaux, d‘un timide soleil et de gâteaux à la fleur d’oranger distribués ça et là, à qui en avait envie.

Et puis le sol s’est dérobé sous mes pieds. Quelqu’un a brutalement changé la bande-son, a poussé le volume à 150db, les bouchons d’oreille que je mettrais plus tard, trop tard, n’y changeront que peu de choses. D’ailleurs merci mille fois à la personne qui a sorti un sac de 20 bouchons et les a distribués aux affamés de silence que nous étions. Je ne te connais pas mais je t’aime.
Combien d’explosions ai-je entendu 100, 1000 ? plus encore ?
De toute façon c’était trop, beaucoup trop. Et des lacrymos encore. Partout. De manière aléatoire, disproportionnée et soudaine.
A l’héroïsme de la lutte du début, à l’affrontement presqu’enfantin de nos oiseaux de bois et de nos pancartes succède une pluie de lacrymogène partout.
Une nuée de quads vole et attaque le cortège à ma droite. À mon extrême droite ?
Je vois une chaîne humaine se former pour entourer le talus de terre que je devine être cette méga-bassines encore vide.
Et cette chaîne mange des lacrymos. Encore et encore.

Au milieu de ce tumulte, je me sens en danger psychique, je prends le large, je me recule mais là c’est pire. Les grenades assourdissantes vont plus loin que les lacrymos. Une d’elle explose à 5m de moi, j’ai le temps de voir la petite lumière rouge qui vibre et boum. L’onde du bruit me percute au thorax, souffle coupé. Je suis sonné debout.

Mais où suis-je ? Qu’ai-je donc fait ? N’y-a-t-il aucun endroit où je suis en sécurité ?
La foule crie pour soutenir les camarades qui partent au combat. Je hurle.
No Bassaran ! No bassaran !
Je sors la rage qui est en moi.
No Bassaran ! No bassaran ! <…>

 

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Une cité scolaire, près des élèves, loin des avions, c’est possible !

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Une cité scolaire, près des élèves, loin des avions, c’est possible ! Rassemblement à Cergy préfecture mercredi 29 mars à 15h

Le 7 mai 2021, à la suite de l’abandon d’Europa City sur le Triangle de Gonesse, le Premier Ministre Jean Castex a présenté le plan Val d’Oise lors de sa visite à Gonesse. A cette occasion, il a annoncé le projet de création d’une Cité Scolaire avec internat sur les terres agricoles très fertiles du Triangle de Gonesse.

Le tract du CPTG

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) a adressé une lettre ouverte à la Première Ministre, aux Ministres de l’Éducation, de l’Agriculture, des Transports, et de la Transition écologique, signée par des associations, des syndicats, des médecins et des élus, pour demander de reconsidérer la localisation de la Cité Scolaire, une meilleure implantation décidée, autre que sous le bruit des avions.
C’est cette lettre que nous remettrons au préfet du Val d’Oise : lire la lettre ouverte

Rassemblement le 29 à 15h sur le parvis de la préfecture de Cergy (RER A Cergy Préfecture), pour remettre une lettre ouverte signée par des associations révoltées par un projet d’installer des élèves sous le bruit des avions, dans le seul but de justifier une gare inutile en plein champ.

[edit – voir article suite au rassemblement :  https://wp.me/pbFqEe-9NI ]

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18 mars 2023 : pour classer les terres de Saclay et Gonesse au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco

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Terres fertiles en péril

Nous avions rendez-vous samedi 18 mars à 11h devant le siège de l’Unesco à Paris pour le classement des sols de Gonesse et de Saclay au patrimoine mondial de l’humanité.

Après ce rassemblement sous le soleil, lisez le Communiqué de Presse !

Signez et faites signer la pétition pour classer les terres de Saclay et Gonesse au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco :
Sauvons les dernières terres agricoles d’Ile-de-France

Nos terres sont exceptionnelles. En formation depuis 100 000 ans, les limons fertiles de Saclay et Gonesse sont situés au-dessus d’une couche d’argile qui assure une réserve d’eau en profondeur pour les cultures. Des rendements en céréales élevés, sans irrigation : ce n’est pas un hasard si Paris et sa région ont pu se développer sur le plan à la fois démographique, économique et culturel.

Nos terres sont en danger. Le Triangle de Gonesse et le Plateau de Saclay sont menacées par la construction imminente de deux lignes de métro du Grand Paris Express : le tronçon nord de la ligne 17, entre Gonesse et Le Mesnil-Amelot, et la ligne 18 ouest, de Saclay à Versailles. A moyen terme, ces projets détruiraient plus de 3000 hectares de terres agricoles. Ce serait aussi la fuite en avant vers encore plus d’étalement urbain et de pollution.

Classons-les au patrimoine de l’humanité. Parce que ces terres sont un bien commun appelé à jouer un rôle vital dans la résilience de la métropole parisienne face aux chocs climatiques, les sols de Gonesse et de Saclay ont fait l’objet d’un appel d’un collectif de chercheurs et d’artistes publié dans Le Monde le 14 septembre 2022. Alors que la baguette de pain vient d’être classée sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco, comment accepter que l’on bétonne les dernières terres à céréales autour de Paris ?
Exigeons ensemble que le gouvernement défende ce patrimoine d’une valeur universelle et protège les sols de Gonesse et de Saclay.

Rendez-vous le 18 mars 2023 à 11h devant le siège de l’Unesco à Paris (125 avenue de Suffren, Paris 7ème)

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