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EuropaCity – Transition écologique : où sont les cohérences ?

GudangBokep

Transition écologique :

où sont les cohérences ?

Tel est le titre de la Tribune libre publiée dans L’Humanité  du 14/12/2018 pour souligner la relation entre les projets comme EuropaCity sur des terres agricoles proches de Gonesse, Roissy et Aulnay-sous-Bois et l’action des Gilets Jaunes sur les ronds points aux abords des centres commerciaux établis à la périphérie des villes sur tout le territoire national.

 

http://www.humanite.fr/grands-projets-lexemple-deuropacity-transition-ecologique-ou-sont-les-coherences-665149

 

Tribune collective

 

À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ville moyenne en territoire rural, la colère des gilets jaunes s’est manifestée dans les zones commerciales de périphérie, et notamment devant les enseignes de la famille Mulliez pointées du doigt (Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Kiabi, Norauto, Flunch). Pourquoi ?

La grande distribution a basé son organisation sur le « tout-automobile ». Les produits alimentaires viennent souvent de très loin, au détriment des agriculteurs bretons ; la course aux marges se fait en embauchant une main-d’œuvre précaire et sous-payée. La prolifération des centres commerciaux a ainsi conduit à la fermeture des commerces de proximité dans les bourgs et a contraint les familles à prendre la voiture pour aller faire leurs courses. Dans ce contexte, les mesures du gouvernement, notamment la taxe sur les carburants, sont très durement ressenties par les travailleurs comme par les consommateurs. Quant à la récente loi en faveur d’une alimentation saine, durable et accessible à tous, même le président de la FDSEA des Côtes-d’Armor constate qu’« on nous a amusés pendant un an (avec les états généraux de l’alimentation – EGA) (…), on a l’impression que tout ça, ce ne sont que des mots ».

Les manifestants de Saint-Brieuc ont souligné que :

  • la famille Mulliez est en train de liquider le secteur habillement de manière brutale ;
  • 10 % des dépenses alimentaires et d’équipement en France tombent dans les poches des Mulliez ;
  • à la tête d’un volume d’actifs professionnels de 38 milliards d’euros, ils font l’objet d’une enquête pour soupçons de fraude fiscale ; cette enquête semble toujours en cours.

Autant de raisons qui nourrissent la colère des gilets jaunes. Cette réaction témoigne d’une grande cohérence. C’est pourquoi on retrouve des réactions identiques dans d’autres villes (Angers, Saint-Étienne…).

Or, à l’heure actuelle, la réponse du gouvernement, elle, est d’une totale incohérence. On prendra un seul exemple qui concerne justement la société immobilière du groupe Auchan et de la famille Mulliez.

Entre Paris et Roissy existe un espace agricole de terres céréalières très productives de près de 700 hectares. L’établissement public Grand Paris Aménagement a décidé d’en urbaniser 300 hectares pour faire un centre d’affaires, naturellement repeint en vert et, sur 80 hectares, EuropaCity, un gigantesque centre de commerces et de loisirs, porté par la société immobilière du groupe Auchan, allié à un investisseur milliardaire chinois. Considérant la saturation prévisible de l’autoroute A1, on invente pour desservir ce centre une gare du métro Grand Paris Express en plein champ, dont on s’empresse de déposer le permis de construire, alors que les études officielles ont prouvé que les comptes ne seront jamais équilibrés. Et, pour faciliter la venue des voitures, on envisage de construire un nouvel échangeur sur l’A1, autoroute la plus saturée d’Europe.

Les risques de pollution de l’air et de grande consommation d’énergie sont énormes. Tout cela au nom de promesses d’emplois et de fréquentation touristique invraisemblables.

Face à cette catastrophe coûteuse et nuisible, des entrepreneurs de l’économie sociale et des professionnels et chercheurs pluridisciplinaires, s’appuyant sur des expériences réussies dans d’autres métropoles, proposent un contre-projet, Carma (Coopération pour une ambition agricole rurale et métropolitaine d’avenir) ; ce projet porte une nouvelle agriculture périurbaine profitant au territoire, concourant de manière notable à améliorer la santé alimentaire des habitants et susceptible de devenir très vite l’élément fédérateur d’un territoire divisé par les limites administratives et fracturé par des équipements sans lien avec les habitants. Un programme ambitieux de transition écologique basé sur les relations urbain-rural, avec une mise en réseau régionale de toutes les opérations du même type en Île-de-France.Or que soutient le gouvernement : le projet de la famille Mulliez, avec un coût considérable pour les finances publiques, celui des nuisances et de l’urbanisation des terres agricoles, et naturellement, aucune aide accordée au projet Carma. Où est la cohérence entre les discours, les grandes réunions de concertation et les actes ?

Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres qui ont été mis sur la table lors des consultations publiques.

Nous, signataires de ce texte, demandons que :

  1. tous les grands projets en cours de ce type fassent l’objet d’un moratoire immédiat, en particulier ceux qui consomment des terres naturelles ou agricoles, et soient réexaminés à la lumière des impératifs et des temporalités de la transition écologique. Et en premier lieu et sans délai EuropaCity ;

  2. pour tirer les leçons d’événements qui ont montré la relation étroite entre l’aménagement du territoire, les caractéristiques des productions, la question écologique et la question sociale, il soit engagé de manière décentralisée un débat réellement citoyen permettant de jeter les bases d’une « économie du réel » respectueuse des biens communs, à partir du vécu des personnes.

Signataires :

Francine Bavay, ancienne vice-présidente EELV du conseil régional Île-de-France, élue du 11e arrondissement de Paris, Julien Bayou, conseiller régional EELV Île-de-France, Martine Billard, ex-coprésidente du Parti de gauche, ancienne députée de Paris (2002-2012), Patrick Braouezec, président PCF Plaine Commune, Daniel Breuiller, métropole du Grand Paris, vice-président EELV délégué à la mise en valeur du patrimoine naturel et paysager, à la politique de la nature et à l’agriculture en ville, Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et écrivain, Marie Desplechin, journaliste et écrivain, Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, Alain Lipietz, économiste, ancien député les Verts européen, Didier Mignot, conseiller régional PCF d’Île-de-France, conseiller municipal du Blanc-Mesnil, Claire Nouvian, journaliste, productrice, réalisatrice, présidente de l’association Bloom, Mathilde Panot, députée FI du Val-de-Marne, Marie-Monique Robin, journaliste d’investigation, écrivaine, réalisatrice, Mounir Satouri, conseiller régional d’Île-de-France, AES, Christian Sautter, président de l’association France Active, ancien ministre, Pierre Serne, conseiller régional Génération.s d’Île-de-France, administrateur IDF Mobilités (ex-Stif), Danielle Simonnet, conseillère FI de Paris, élue du 20e arrondissement.

Tribune libre publiée dans L’Humanité  du 14/12/2018

Sur le même thème, voir :

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Le Monde-La France se transforme en friche commerciale-8/12/2017

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Sous ce titre choc « La France se transforme en friche commerciale » Cécile Prudhomme pour LE MONDE ÉCONOMIE du 8.12.2017 a relayé la dernière étude de la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce Procos.

Rideaux baissés dans les centres-villes, magasins vides dans les temples de la consommation, les données publiées dans cet article montrent que d’année en année la France se transforme en friche commerciale et la situation du commerce de proximité se dégrade énormément dans un pays saturé de centres commerciaux.

Qu’importe la concurrence du commerce en ligne, des drive, des circuits courts ; chaque année, des centaines d’hectares disparaissent encore sous les parkings et les tôles ondulées. Au point que les centres commerciaux occupent en France l’équivalent de  « deux fois la superficie de la Corse ».

Cet insatiable appétit immobilier n’est pourtant pas au diapason de la consommation. Alors, à mesure que les bénéfices s’érodent, les géants accélèrent leur fuite en avant.

Pour découvrir l’intégralité de l’article du Monde, cliquez ICI

Sur le même sujet, découvrez aussi  le Blog publié dans Médiapart par La Revue Dessinée – Magazine de reportages en bande dessinée qui a superbement commenté en images l’article du Monde. Voir ICI 

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le canard a parlé : Qui trop d’hypers gagne !

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En plus du mastodonte Europacity, dans le val d’Oise, pas moins de 77 centres commerciaux devraient sortir de terre. Bientôt un moratoire ? 

 

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Slate.fr – La France toujours plus moche – 15.05.2017

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Un article accablant de

Franck Gintrand, mis à jour le 15.05.2017 à 7 h 00

Cernées par les zones commerciales, les villes moyennes se meurent. Les élus s’en inquiètent. Les médias s’y intéressent. Le groupe Casino demande un moratoire. Et pourtant, les promoteurs de centres commerciaux l’affirment haut et fort:  il y a encore de la place en France pour des zones supplémentaires. Mais où?

Ouf, les opérateurs de centres commerciaux ont eu chaud. Le rapport qui préconisait un meilleur encadrement de leur activité aura fini par trouver la place qui leur semble la plus appropriée: au fond d’un tiroir. En octobre 2016, la secrétaire d’État au commerce a bien sûr salué le formidable travail accompli pour écrire ce rapport sur la revitalisation commerciale des centres-villes par l’Inspection générale des finances (IGF) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Elle aura dit quelques mots sur l’aggravation préoccupante de la vacance commerciale (6,1% en 2001, 10,4% en 2015, plus de 15% dans une vingtaine de villes), la nécessité de lutter contre cette désertification par la «mobilisation», la «coordination», la «concertation» sans oublier la «digitalisation». Pour finir par une mesure phare annoncée en grande pompe devant une assemblée clairsemée de députés désabusés: un site internet poétiquement intitulé «Cœur de ville».

Des mois de travail, 120 auditions, 500 pages… Et pas un mot sur une limitation des nouvelles zones commerciales à la périphérie des villes ni sur la mise en place d’une commission régionale chargée d’encadrer leur développement, deux idées pourtant avancées par le rapport. Les promoteurs respirent: le business va pouvoir continuer.

Champion d’Europe des centres commerciaux

En France, cela fait longtemps que la survie du commerce de proximité ne pèse pas lourd aux yeux du puissant ministère de l’Economie. Il faut dire qu’après avoir inventé les hypermarchés, notre pays est devenu champion d’Europe des centres commerciaux. Et des centres commerciaux, ça a quand même beaucoup plus de gueule que des petits boutiquiers… Le concept nous vient des États-Unis, le pays des «malls», ces gigantesques espaces dédiés au shopping et implantés en banlieue, hermétiquement clos et climatisé.

Le premier ouvre en France à Englos-les-Géants dans la banlieue lilloise en 1969 suivi la même année par l’inauguration de Cap 3000, proche de Nice et de Parly II, au Chesnay, près de Versailles. La construction du Forum des Halles est lancée cinq ans plus tard. A cette date, la France compte déjà 230 centres commerciaux équivalent à 5 millions de mètres carrés. Aujourd’hui, on en dénombre 750 couvrant 16 millions de mètres carrés et hébergeant 30.000 magasins, le tout représentant un quart du chiffre d’affaire et des emplois du commerce de détail. Moyennent une croissance deux fois plus rapide que la progression du pouvoir d’achat, c’est quasiment tout le territoire qui a été couvert en mois de vingt ans.

En lire plus :

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QUE CHOISIR-Centres-villes, où sont passés les commerces ?

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Le 15 avril 2017 l’Association de consommateurs UFC-QUE CHOISIR ? a publié un intéressant dossier de Florence Humbert sous le titre « Centres-villes – Où sont passés les commerces ? » qui, après avoir établi un état des lieux alarmants, décrit les résistances de quelques maires et les multiples initiatives citoyennes pour redonner vie aux commerces du centre de nos villes.

Vous trouverez ci-dessous le texte de cet intéressant article.

[gview file= »http://nonaeuropacity.com/wp-content/uploads/2017/05/Centres-villes-Où-sont-passés-les-commerces-QUE-CHOISIR-15.04.2017.pdf » save= »1″ cache= »0″]

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Comment la spécialisation d’activités détruit la diversité des métiers et stérilise un centre-ville ?

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Cette contribution vient illustrer le débat du 28 Juin 2016 sur le thème de la « cannibalisation » des établissements commerciaux entre eux.

Nous avons choisi une filière d’activités, le « commerce de détail » et une commune : Gonesse. Nous avons examiné sur cette commune l’évolution du nombre d’établissements et d’emplois (d’après les statistiques UNEDIC), sur une période de 7 ans (31/12/2009 au 31/12/ 2015). Le but est de distinguer la situation des petits commerces et des grandes surfaces, exprimée par la taille moyenne du nombre d’emplois par établissement (voir ci-dessous). En bleu, les évolutions négatives, en rouge et violet, les gains.

On observe globalement que le nombre d’établissements a diminué de 17%, notamment dans le commerce de l’habillement qui apparaît comme un secteur en crise (14 fermetures
sur 54 initialement, soit une perte de -26%). Par contre, le nombre d’emplois est resté stable au cours de la période, à une unité près : 1520 emplois en décembre 2009, 1521 fin 2015. Dans ce jeu à somme nulle, la redistribution des cartes entre activités est particulièrement intéressante à étudier.

1/ Dans le petit commerce

Par activité détaillée, on constate beaucoup plus de cessions que de créations. Les ouvertures sont rares : un commerce de fruits-légumes, 2 boulangeries, une boutique de téléphonie, deux opticiens, trois activités foraines en alimentation et habillement. Quelquefois, on enregistre des gains d’emplois en boulangerie, ou en vente par automates.

A l’inverse, la plupart des établissements apparaissent en difficulté. Certains enregistrent une légère baisse : alimentation générale, tissus, quincaillerie, maroquinerie. D’autres connaissent des pertes d’emplois plus accentuées : vente à distance, équipement du foyer. 26 fermetures sont répertoriées : 2 marchands de journaux, 2 boutiques d’articles de sport, une pharmacie, une parfumerie, 2 bijouteries, une vente sur les marchés. Dans 7 cas, ces fermetures ont entraîné la disparition totale du domaine d’activité. Ainsi, Gonesse ne possède plus de magasin d’équipement informatique ou d’audiovisuel, de revêtements de sols, d’appareils électro-ménagers, plus de librairie, ni de fleuriste.

2/ La situation semble plus contrastée en ce qui concerne les grandes surfaces.

L’hypermarché Leclerc enregistre une faible perte de 15 emplois (-7%). En ce qui concerne la rubrique « meubles », nous ne sommes pas en capacité d’isoler Ikea au milieu de 5 autres établissements, notons que cet ensemble accuse une baisse de 7% (-34 emplois).

Par ailleurs, la municipalité de Gonesse s’enorgueillit de créations d’emplois conséquentes en grande surface de bricolage, avec une hausse de 136 postes. Un quasi doublement d’effectifs, probablement imputable au développement de l’entreprise Leroy-Merlin (la branche étant constituée de 3 établissements, les chiffres sont pris dans leur ensemble).

3/ Au niveau global de la commune, nous constatons que les petits commerces disparaissent, sans doute essentiellement en centre-ville.

Tandis qu’une grande surface comme Leroy-Merlin se développe en périphérie, dans une zone interdite à l’habitat. D’où une perte d’équipements et services de proximité pour les gonessiens. Si le développement de l’activité bricolage compense quantitativement des fermetures de petits commerces, il s’agit d’une perte qualitative pour la main-d’oeuvre locale, par appauvrissement de la palette des métiers offerts. Jamais un buraliste, un pharmacien, un libraire ou un fleuriste ne souhaiteront bifurquer vers un poste de vendeur en outillage. Ces travailleurs qualifiés seront obligés soit de travailler au loin, soit de quitter le territoire pour sauvegarder leurs compétences et leurs qualifications.

Au total, même dans le cas d’un maintien du nombre d’emplois, il s’agit d’une triple perte pour la commune : pour l’animation de la ville, pour le salarié et pour le lien social.

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EuropaCity pourrait-il accueillir 30 millions de visiteurs ?

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Comparatif-VisiteursImmochan raconte à longueur de publicité qu’EuropaCity n’est pas un centre commercial, mais un centre de « loisirs et de culture ». Pourtant les 31 millions de visiteurs annoncés démontrent le contraire …

a/ EuropaCity ne peut pas être un centre de loisirs à part entière vu le nombre de visiteurs annoncés

30 millions de visiteurs, c’est la totalité de la fréquentation de TOUS les parcs d’attractions français (environ 300) dont le plus gros – EuroDisney – avec la moitié du total et le 2ème, le Puy du Fou atteint modestement 2 millions !! EuroDisney qui plafonne à 14 millions de visiteurs ( perte de 2 millions par rapport à 2013) représente la 1ère destination touristique d’Europe. Une marque mondialement connue, des personnages et des histoires adoubés par les enfants… Aucun de ces atouts pour EuropaCity. De plus, la clientèle se lasse rapidement et il faut sans cesse de nouveaux investissements (cf l’attraction Ratatouille de Disney : 200 millions €) C’est un gouffre financier : les 3 milliards d’€ indiqués par EuropaCity ne constituent qu’une mise de fond initiale. Et après ?

 

EuropaCity prétendrait être en capacité de faire deux fois mieux que Disney? Ce n’est pas sérieux !

b/ EuropaCity ne peut pas être un centre « culturel » à titre « principal».

Le France possède en plein cœur de Paris le musée le plus fréquenté du monde, Le Louvre (10 millions de visiteurs). En région, le N°1 est le Louvre-Lens (au cœur d’un bassin très peuplé, sans concurrence à proximité) 900 000 visiteurs la 1ère année, puis plafonne à 500 – 600 000.

Comment Europacity qui ne possède aucune collection d’œuvres d’art pourrait rivaliser avec le plus riche patrimoine du monde ?

c/ Ainsi, EuropaCity est forcément un centre commercial à titre d’activité « principale».

Bien qu’Immochan prétende qu’« Europacity n’est pas un centre commercial », il est difficile de

Survol du Traingle de Gonesse Crédit photo @Yann Guillotin
Survol du Traingle de Gonesse
Crédit photo @Yann Guillotin

croire qu’un pôle de 500 boutiques « haut de gamme » représentant 240 000 m2 de surface, soit 3 fois Aéroville à Trembaly-en-France (200 boutiques) ou 2,6 fois O’Parinor (200 boutiques) à Aulnay sous bois… ne soit pas « un centre commercial ». Ce serait au contraire un des plus gros centres d’Ile de France.

Les seuls équipements qui dépassent 30 millions de visiteurs sont deux centres commerciaux : le Forum des Halles (47 Millions) et les Quatre-Temps à la Défense (40 millions). Mais dans le premier cas, on est au cœur du premier pôle touristique mondial ; dans le deuxième cas, au centre du premier pôle d’affaires d’Europe. Le Triangle de Gonesse est coincé entre Aéroville qui fait un bide (7,5 millions de visiteurs au lieu des 12 prévus ) et O’Parinor centre « historique » qui tente de maintenir son rang (13 millions).

Sur les maquettes, on voit des promeneurs flânant tranquillement dans une rue commerçante. Impossible, le site est survolé par 1700 avions /jour et au bord de l’Autoroute A1, la plus fréquentée de France ! Forcément, ce lieu serait fermé et isolé phoniquement.

Comment dans ces conditions EuropaCity pourrait attirer autant de monde, dans un site interdit à l’habitat, et dans un environnement aussi hostile ? Ce n’est pas sérieux !

 

Autoroute A1
Autoroute A1

 

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La saturation en centres commerciaux du territoire

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Nous avons réalisé une cartographie des centres commerciaux du territoire. Entre promesses et réalités, les chiffres d’emplois sont souvent en deçà, très difficile à obtenir et les centres commerciaux exercent entre eux une forte concurrence.

 Pour l’ensemble de l’Ile-de-France, le grand commerce représente près de 1 800 établissements. La surface totale de plancher occupée par ces commerces est, quant à elle, considérable puisqu’elle atteint 5,8 millions de m². Source : Etude APUR

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Centres commerciaux : la grande illusion – Documentaire 2015

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Construire un centre commercial est avant tout une histoire de spéculation financière et immobilière.

Construire et exploiter un centre commercial est une juteuse affaire pour les promoteurs immobiliers et les fonds d’investissement. Les quinze premières années, les placements affichent un taux de rentabilité de 7,5 %, supérieurs aux 4% affichés dans le secteur du logement. Au delà, tout est bénéfice puisque la remise en état du site ne sera jamais à la charge du promoteur. Résultat, depuis 15 ans en France, les centres commerciaux ont proliféré. Les pays en compte plus de 750 et une cinquantaine encore en construction. C’est la course au toujours plus, toujours plus gros, dans une concurrence effrénée des territoires.

Comment une telle rentabilité est elle-possible ?

Les promoteurs exigent des loyers fixes très importants, faisant porter tous les risques sur les occupants. C’est le cas, dans le reportage de cette commerçante de la Vache Noire à Arcueil, avec 73 000 € annuel de loyer pour une petite surface, elle n’a jamais réussi à faire décoller son commerce. Résultat, un endettement considérable pour les commerçants indépendants et des frais que seuls peuvent supporter et négocier les enseignes mondialisés et standardisées, détenues par des fonds d’investissement et bénéficiant de coûts logistiques très faibles.

Cette rentabilité est-elle durable ? La bulle spéculative des centres commerciaux

Le décalage entre surfaces consacrées au commerce de masse et potentiel de consommation subit un décalage de plus en plus important. Si les surfaces augmentent encore de 3,5 % par an, la demande n’augmente elle que de 1,5%. Les promoteurs sont dans un cercle infernal de croissance et de concurrence de leurs centres commerciaux. Parallèlement le modèle de croissance infinie de la consommation s’effrite de plus en plus. En janvier 2015, une baisse globale des ventes de 1,1% était constatée.

Parallèlement, les cellules commerciales des centres se vident. En 2014, la vacance commerciale constatez – comprenez la part moyenne de locaux vides sur leur nombre total – était de 7,6%. 

L’Institut pour la ville et le commerce estime que la filière de l’immobilier commercial est rentrée dans une bulle spéculative. Selon lui, l’ensemble des acteurs de la filière de production de ces surfaces (distributeurs, investisseurs et collectivités) est dans une incapacité croissante à s’autoréguler. Les prix, qu’il s’agisse des valeurs locatives, des valeurs d’actifs ou des valeurs foncières, apparaissent de plus en plus déconnectés de leur fondement économique et ne jouent plus leur rôle d’ajustement dans les rapports d’échanges. 

Des ouvertures au détriment des commerces et de l’emploi de centre ville

En centre ville, en moyenne, 8% des locaux commerciaux sont vides. L’effet de l’ouverture d’un centre commercial périphérique sur les centres villes n’est plus à démontrer.

Plusieurs études ont ainsi démontré que pour un emploi créé en grande distribution, précaire et à temps partiel non choisi le plus souvent, ce sont entre trois à cinq emplois durables qui sont détruits par ailleurs. (Source : Les coulisses de la Grande Distribution de Christian Jacquiau)

Ce sont ainsi deux modèles de société qui s’opposent : des usines à consommer ou des centres ville vivants.

 

https://www.youtube.com/watch?v=fahzNjW-YoU