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Prescription d’une cure de DÉSINTOX 500 – numéro 6

GudangBokep

Professeur ISOCÈLE
Traitement des IMT* de niveaux 4 et 5

CURE DE DÉSINTOX 500*
ANTIDOTE POUR DISSOUDRE LES CALCULS ENGENDRÉS
PAR UNE SURCONSOMMATION DE SGP

Un disproportiate de déconnasone particulièrement toxique

DÉSINTOX 500 : traitements des IMT (INUTILITÉ MÉGALOPATHIQUE CHRONIQUE)
de niveau 4 (
Accouchements au forceps de GPII surdimensionnés) et
de niveau 5 (
Grossesses nerveuses multipares de GPII faisant pschitt)

1/ Au préalable, attention à ne pas se laisser abuser par le changement d’étiquette du produit SGP, intitulé jadis « Société du Grand Paris » vendu désormais sous le nom de « Société des Grands Projets », grâce à un marketing effréné, dans le but d’exporter cette potion du Grand Paris dans d’autres régions, afin d’accompagner la production de futurs « RER des métropoles », grands projets souhaités par la présidence de la République. Ce disproportiate de déconnasone falsifié a été diffusé, sans la moindre validation de laboratoire et la moindre expertise d’habitants !!

2/ Il faut circonscrire la ZONE A TRAITER par un « périmètre de proximité » de 800 m de rayon autour de chaque gare du Grand Paris Express (GPE), correspondant à un trajet de 10 min à pied, en référence aux règles internationales. Utiliser la formule de l’aire d’un cercle = π x R2 ( les sur-diplômés de la SGP auraient-ils oublié cette formule – étudiée en classe de 5ème ?) Soit dans le cas d’une gare du SGP un périmètre de 3,1416 x 800 m x 800 m = 2 010 624 m2. Traduction (à raison de 10 000 m2 = 1 hectare) : un périmètre de proximité arrondi à 200 ha autour de chaque gare, devenus propriété publique. Soit pour 68 gares, l’annexion d’une surface totale de 68 x 200 ha = 13 600 ha. A comparer avec la surface de Paris intra-muros couvrant 10 539 ha, soit près de 1,3 fois Paris en zones à urbaniser.

Pour la ligne 17 Nord, il ne s’agit pas seulement du sacrifice de 110 ha devant être artificialisés du Triangle de Gonesse, mais des 200 ha de chacune des 3 autres gares du Bourget-Aéroport, du Parc d’Expositions de Villepinte et du Mesnil-Amelot, soit 710 ha supplémentaires artificialisés, sans compter la densification des 400 ha des 2 gares de Roissy-CDG 2 et 4.

3/ Utiliser un fréquentatiomètre, pour mesurer le NIVEAU de fréquentation des gares. Se référer à une gare de métro « ordinaire » en bonne santé, accueillant dans son périmètre de proximité un taux de DH « densité humaine » (populations + emplois) de 100 personnes par hectare. Une mesure effectuée par la DRIEA1 en 2012, montrerait un taux de DH de 6 personnes par hectare, ce qui entraînerait des risques extrêmement élevés d’IMT chronique de niveau 4 et même 5.

Attention au surdosage : la SGP a procédé à des mesures de taux de DH n’appliquant pas le protocole habituel des 800 m, mais de DH ++ (comprenant la totalité des usagers potentiels d’une commune ou d’un site comme la plateforme de Roissy), bafouant les règles de pharmacopée utilisées pour évaluer l’utilité socio-économique d’une gare.

Les effets d’un tel surdosage sont euphorisants au départ, mais peuvent s’avérer rapidement très néfastes. D’où des risques importants de rejet de la nouvelle médication L 17 N, mise en place par la SGP sans expérimentation en double aveugle, sans validation par une expertise indépendante et dotée d’un pouvoir d’intervention. Il existe bien un Comité d’experts au sein de la SGP (des économètres des transports, sans compétence sociale), dont l’avis est « consultatif ». Bien qu’ayant émis des réserves sur la faible efficacité du traitement, notamment des lignes périphériques, la SGP entend mettre ses produits sur le marché en passant outre ces avertissements.

4/ Par ailleurs, la SGP a négligé l’offre de traitement existant en transport en commun, comme si l’organisme qui devait prendre la nouvelle médication « GPE L 17 N » était vierge de tout traitement ultérieur en transport lourd (de type RER par exemple). Et comme si l’ensemble des usagers potentiels de cette nouvelle ordonnance allait se reporter en TOTALITÉ sur cette offre supplémentaire de médication. Par exemple, pourquoi la totalité des actifs des emplois de la totalité de la plateforme de Roissy (qui couvre 3200 ha !!) serait affectée à la seule gare de Roissy CDG 2 de la seule ligne 17 Nord aboutissant à St Denis Pleyel, alors qu’il existe déjà le traitement RER B vers la gare du Nord puis le hub du Châtelet et qu’est programmé pour 2027 un traitement direct CDG Express vers Paris-gare de l’Est ?

Pour toutes ces raisons, le professeur Isocèle ne saurait trop vous conseiller cette cure de DESINTOX 500 renouvelable à prendre avant la saison d’automne qui va connaître la recrudescence d’une épidémie d’IMT aggravée.

1[DRIEA, Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’aménagement, devenue DRIEAT (+ transports).]

A retrouver ici 🙂

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Hommages à Yann Fiévet décédé ce 30 mars

GudangBokep

Amies et amis de Yann
Après un hiver difficile après avoir subi un covid affaiblissant encore ses
capacités respiratoires, Yann a été de nouveau hospitalisé mi-mars et est
décédé ce 30.3.24.
Ses obsèques ont eu lieu ce samedi 6.04.24 à Dieulefit.

Voilà quelques textes d’amis et amie de Yann.
Texte de Bernard LOUP
Texte de Jacqueline LORTHIOIS
Texte de Jean François WOLFF

Bernard LOUP
Il n’était pas besoin, que l’accaparement des terres du Triangle de Gonesse par le groupe Auchan arrive, pour que je rencontre Yann. Je me souviens de ses interventions à la rencontre annuelle d’ATTAC dans la belle prairie de Saint Martin du Tertre à la fin du printemps. Des associations de l’ouest de la Plaine de France, résistaient à l’emprise de la grande distribution, entre autres Carrefour à Domont. Les analyses économiques et sociales de Yann ont conforté l’engagement et les succès de quelques militantes et militants du Collectif Plaine de France Ouest.
Très vite en 2011, après l’annonce du projet EuropaCity, Yann s’est engagé au nom de l’association Toutlemondeilestbio avec les associations d’environnement du Val d’Oise et de la Seine Saint Denis regroupées dans le Collectif pour le Triangle de Gonesse, pour contester ce projet et préserver cet espace agricole. Une aide précieuse, par ses écrits et ses contacts, qui ont représentés la majorité des 150 signataires de la première tribune contre EuropaCity.
Le CPTG lui doit aussi la mise en contact avec la lutte contre le projet de centre commercial Val Tolosa, en région toulousaine. Très vite son association a accueilli dans une salle municipale d’Arnouville les réunions mensuelles du CPTG. Sa plume, son humour et son handicap ont croisé, la plume, l’humour et le handicap de Jacqueline Lorthiois pour produire les sketchs des clowns sur l’absurdité du projet EuropaCity.
Ce samedi 6 avril les anciennes et anciens du CPTG seront par la pensée à Dieulefit exceptée notre amie Florence qui s’est installée dans la ville voisine de Die qui sera présente. Nous adressons toutes et tous notre amical soutien à Jocelyne, sa compagne à qui nous devons une partie de tout ce que Yann nous a donné.
Bernard pour le Collectif pour le Triangle de Gonesse.(CPTG)
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Jacqueline Lorthiois (JA pour les intimes)
SOUVENIRS DU DUO DE CLOWNS JA ET YA
Pour moi, Yann Fiévet, c’était YA. Pour lui, j’étais JA. C’étaient nos deux noms de scène : deux clowns handicapés, certes cabossés par la vie, mais sublimant notre galère par une bonne dose d’humour, bien utile, face à la rigidité des administrations (Tribunaux, Préfectures, Conseils Régional et Départemental, Ministères, Éducation Nationale, intercommunalités, mairies, etc…) et l’incompétence de bien des élus.

J’avais connu Yann un certain 19 Janvier 2011. Le groupe local Europe-Écologie-les Verts m’avait demandé de participer à un débat sur Europacity. A cette époque, j’animais la commission Aménagement du Territoire Ile-de-France d’Europe Écologie les Verts et j’avais publié au cours de l’été 2010 un article critiquant la politique d’aménagement du Territoire du gouvernement. Il était intitulé «Roissy : un mirage Blanc », du nom de Christian Blanc, nouveau Secrétaire d’État au Grand Paris, qui entendait bien sacrifier les terres agricoles du Triangle de Gonesse.

Yann était prof d’économie au lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles et avait publié le seul article paru à l’époque contre Europacity.

J’avais préparé un powerpoint que je n’ai pas pu projeter, car il n’y avait pas d’ordinateur. Sa lecture me laisse un brin nostalgique. Bien des questions sont toujours d’actualité (non taxation du kérosène, transports inutiles, étroitesse de la palette des métiers de Roissy, offres de formation inadéquates, etc…)

A mon entrée dans la salle, j’avais aperçu ce grand mec qui se tenait bien droit, avec sa grande barbe noire et attendait, assis à la table. Je m’étais approchée, je lui avais fait un signe amical accompagné d’un grand sourire. Il n’avait pas bougé. Je m’étais dit : « pas commode, le gars ». Pendant le débat, il ne se tournait jamais vers moi, il n’y avait aucune interaction… J’avais renforcé mon jugement : « qu’est-ce qu’il est désagréable ». A la fin de l’intervention, il s’est penché et a saisi les morceaux de sa canne posés sous son siège qu’il a assemblé en canne blanche. J’ai eu drôlement honte de mon aveuglement : c’était moi qui avait des problèmes de vue ! Alors je suis allée lui faire des excuses et il est parti d’un grand éclat de rire, communicatif. C’est ainsi que nous sommes devenus très amis.

Notre couple était fondé sur le tandem aveugle /paralytique : je le guidais parmi les obstacles et lui me portait mes affaires, car j’avais toujours 15 tonnes de dossiers, classeurs, ordinateur, calculette, etc… Y avait un problème particulier lorsqu’on était sur scène, il se tournait toujours vers moi, d’où venait le son bien sûr, du coup il se mettait sans arrêt de profil et je passais mon temps à le tourner d’un ¼ de tour vers la salle… J’avais pris une voix de fausset dans les aigus et lui avait une voix grave. Quand il était de profil, sa voix grave tombait dans sa barbe et il fallait tout le temps ajuster la balance du son entre nous 2. Autre pb technique : nous n’avions qu’un micro et comme j’étais beaucoup plus petite que lui, il fallait passer son temps à l’enlever et le porter à sa hauteur et le remettre sur son support à ma hauteur. Une véritable gymnastique.

Nous passions des heures au téléphone à commenter l’actualité et nous inventions des tas de blagues, gags, jeux de mots, etc. Nous avons appris 4 sketchs, dont un que nous n’avons jamais joué pour cause de tempête sur le Triangle, qui avait trempé la sono. Mais nous avons commis plusieurs centaines de bouts de sketchs inachevés. J’ai pris des tonnes de notes, malheureusement, m’étant fait voler mon ordinateur, je suis obligée de faire appel à ma mémoire, pour restituer une part infime de nos créations. On se complétais parfaitement, parce qu’il était très bon public et à son contact, mon imagination était stimulée et j’inventais sans arrêt de nouvelles idées. YA choisissait les meilleures et creusait les sillons, en rajoutant de nombreux jeux de mots, commentaires, blagues, etc. Yann avait un humour plus féroce et grinçant que le mien, domestiqué par de sages études dans un cours privé catholique de « jeunes filles de bonne famille »

J’avais une spécialité, c’était d’imaginer des fausses associations, qui donnait lieu ensuite à des courriers, émettant des plaintes administratives et menaçant de recours juridiques.

Nous avions aussi nos têtes de turc, notamment le journaliste Eric Veillon, qui dirigeait un journal qui s’appelait Roissy Mail. Il avait commis un article très méchant contre Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, qu’il avait traité de « vieux loup » et avait critiqué son éternel militantisme et les pétitions qu’il faisait signer et qu’il jugeait dérisoires. On lui avait réservé un « traitement de défaveur », en mettant à la fin de ses articles des commentaires cinglants sur son canard… Du coup, il avait boycotté nos adresses, mais on en créait de nouvelles pour passer outre et en rajouter une louche. Du coup, quand on faisait nos sketchs et qu’on avait un trou de mémoire, on avait toujours la ressource d’une phrase « revenons à nos moutons… » ce qui nous permettait de meubler et de se remémorer la suite. YA rajoutait « oui faut faire gaffe à nos moutons… ils sont en danger sur le Triangle de Gonesse, avec tous ces loups qui font signer des pétitions … » Un jour, Jean François Wolf a rejoint notre collectif : notre meute de loups était devenue internationale…

Pour un 1er Avril, nous avions dégotté sur internet un rugissement épouvantable (c’était une baleine) et nous avions fait un montage, prétendant que c’était le monstre du Loch Gonesse qui était sorti de son lac souterrain et qui était en fureur contre l’urbanisation du Triangle de Gonesse. On disait avoir été contactés par le monstre, qui tenait absolument à signer notre pétition contre Europacity, parce qu’il voulait garder le monopole de la monstruosité sur le Triangle de Gonesse !!

Dans l’équipe d’Europacity, on se moquait allègrement de Lebon, un dirigeant, auquel on rajoutait systématiquement « très surfait », « pub mensongère »… Il y avait aussi BIG (Bjarke Ingels Groupe) le cabinet d’architecte qui avait gagné le concours d’Europacity. Nous avions trouvé cette blague : « quelle idée quand on veut garder la ligne (sous-entendu le métro 17 Nord) de choisir du BIG… »

JA et YA

JA et YA, SKETCH « EXPLORATION POLAIRE EN EMPLOIS EXTRÊMES »
Le sketch avait été joué au cours d’un colloque ayant lieu à Villiers-le-Bel, qui consistait à « balayer les idées reçues » sur l’emploi et le chômage. Le sketch était concentré sur l’idée reçue : « il faut des emplois pour faire baisser le chômage ».

CONTEXTE
Je n’ai pas encore créé mon concept de « Ville dissociée », mais on constate déjà qu’à Gonesse l’emploi augmente et le chômage aussi. Donc la politique du maire ne sert à rien !

DES POLITIQUES D’EMPLOI CIBLÉES PAR CATÉGORIE
Les politiques de l’emploi sont en train de faire disparaître la conscience transversale de solidarités entre catégories. Le gouvernement, le ministre de l’Emploi tente de séparer les « catégories ».

Les adultes hommes
Il y a débat sur les jeunes qui « ne veulent pas travailler » et qui préfèreraient rester chez Papa-Maman, dans la « famille Providence », qui aurait remplacé « l’Etat providence ». Du coup les actifs insérés sont obligés de surtravailler pour répondre à la demande.

Les temps partiels contraints. Ceci pose la question du « travail gratuit » des Femmes, qui les empêche d’exercer des emplois à temps plein. La loi sur la parité en politique a été durcie. Du coup, Fabius s’est cru autorisé à une plaisanterie de mauvais goût sur « qui c’est qui va garder les enfants ? »

Tous les boulots du « halo du chômage ». L’invention des « auto-entrepreneurs de Sarko a fait exploser le nombre concerné, de gens qui ne sont pas comptés dans les chômeurs et pourtant qui sont extrêmement précaires. Il y a maintenant des CDD extrêmement courts qui permettent de sortir les chômeurs des statistiques (ce que nous appelons les « courts de chez court, façon Roland Garros).

Les chômeurs proprement dit, que j’appelle les « Polaires », ceux qui refroidissent à Pôle Emploi.

EXPLICATIONS DU SKETCH
1/ J’avais prévu de tenir une pancarte avec mon idée reçue inscrite, mais j’ai pas eu le temps de la faire.

2/ Il y a une allusion au Conseil Général à qui j’ai reproché de ne pas avoir compté les chômeurs sur une carte par commune qui fait l’impasse sur ceux-ci. Nous avions écrit pour protester. On nous avait fait remarquer : ’ce n’est pas possible de compter les chômeurs, pcq ils n’ont pas de lieu de travail précis’. Malheureusement, YA a oublié ce passage. Donc on ne comprend pas dans son intervention le lien entre les chômeurs et tous les emplois qu’on appelle « nomades » (infirmière à domicile, taxi, VRP, etc…) qui n’ont pas de lieu de travail précis, et qui sont sans aucun problème comptés à leur domicile. Ainsi, l’argument ne tient pas.

3/ Il y a aussi une allusion aux articles très désagréables de Roissy Mail, qui avait osé traiter Bernard Loup de ’vieux loup’, perdant son temps à ’faire signer des pétitions’. Du coup, on ironise sur cette histoire de loups qui font signer des pétitions.

4/ Il y a enfin une allusion à Dalstein (dr d’Europacity) qui nous avait accusé aux débats de la CNDP de ’faire de la politique’ et de ne pas être neutres (comme si Europacity l’était !!).`

QUELQUES PROJETS IMAGINÉS SUR LE TRIANGLE DE GONESSE

Le projet DÉCIBEL, une École du « Bruit et de la Fureur ». Avec production de couacs, larsens, franchissement du mur du çon, etc… en réponse à la présidente du département du Val d’Oise qui voulait implanter la Philharmonie sur le Triangle

Le projet BERMUDES, un centre d’objets perdus ( huile de vidange du circuit de formule 1, balles perdues du stade Roland Garros, quadrature triangulaire de l’Exposition universelle…)

Le projet EXTERMINATOR, un centre de déradicalisation des idées reçues, avec stages de décontamination obligatoires pour les responsables politiques

Le centre de VACCINATION contre la Bêtise, ouvert 24 H/24 et 7 j /7 compte tenu de l’affluence

Le laboratoire du VIDE, spécialisé sur la recherche du zéro absolu, dans le tunnel Le Bourget-Triangle de G.

QUELQUES CRÉATIONS D’ASSOCIATIONS

Le CUL… PFF… !!! = Le Collectif Unitaire des Lombrics de la Plaine de France Fertile, qui se plaignait de la concurrence déloyale des chantiers du Grand Paris Express alors qu’ils creusaient gratuitement des tunnels depuis des dizaines de milliers d’années. Dans des conditions de travail inacceptables 24 h/24 et 7 j /7, dimanches et jours fériés.

Le CUTTER, le Collectif Unitaire des Taupes des Terres de France, qui voulaient creuser les galeries marchandes d’Europacity, mais qui n’avaient pas obtenu le marché public. Elles avaient été également recrutées par Bouygues pour creuser les trous du golf de Roissy, mais elles avaient attrapé une maladie professionnelle, le syndrome de la guerre du golf.

Le MLPO, Mouvement de Libération du Petit Oiseau prisonnier dans le logo d’Auchan…

Ja
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Jean François WOLFF
Contrairement à beaucoup de celles et ceux qui sont dans le deuil aujourd’hui, je n’étais pas un vieux compagnon de route de Yann.
J’avais fait sa connaissance il y a 9 ans, en entrant dans le Conseil d’Administration du Collectif Pour le Triangle de Gonesse, association citoyenne dont il était un des piliers les plus actifs, en dépit de sa cécité déjà bien installée. En 2015, il était encore en activité, professeur au lycée Jean Jacques Rousseau de Sarcelles, commune assez proche de celle de Gonesse, qui a donné son nom au triangle objet de toutes nos sollicitudes militantes.

Le Triangle de Gonesse, pas n’importe quel triangle, en effet, parmi tous ceux que forment les routes convergeant vers Paris ! …Situé à peine à 10 km de la capitale au nord-est, il est coincé entre 2 aéroports (Le Bourget au sud-ouest et Roissy au nord-est), raison nécessaire et suffisante pour que toute habitation y soit interdite, à cause du passage incessant des avions à basse altitude, des nuisances et des risques qui en découlent. Par conséquent, à part, à sa pointe sud, une zone d’entrepôts employant peu de personnel, le Triangle de Gonesse n’a jamais pu être construit. Il est donc resté pour une grande part en terres agricoles, les dernières avant d’entrer dans Paris, et parmi les plus fertiles de France, son sol (limons éoliens du Bassin Parisien) pouvant atteindre jusqu’à 6 mètres de profondeur.

Quand j’ai connu Yann, le CPTG, créé en 2011, se battait déjà pour sauvegarder le caractère agricole du Triangle, et tâcher de le préserver de l’urbanisation que la municipalité de Gonesse et les « décideurs » de la Région Ile de France appelaient de tous leurs vœux.
A l’époque, la menace de bétonnage s’appelait Europa City. Projet délirant, porté par Auchan, d’un centre d’attractions et de galerie marchande tout à la fois, qui ambitionnait, entre autres excentricités énergivores et écocides, un aqualand et … une piste de ski !…
Grâce aux efforts tenaces du CPTG et de soutiens associatifs de plus en plus nombreux au fil des mois, ce projet mégalo a fini par capoter en 2019. L’état, jusque-là très favorable, s’étant enfin décidé à lui donner le coup de grâce en l’annulant officiellement. Auparavant, le vent de l’opinion et de la société civile avait tourné significativement grâce à nos soins diligents d’information auprès du grand public, et de contestation aussi radicale qu’argumentée face aux élus locaux et aux promoteurs.
Malheureusement, cette victoire déterminante ne nous a pas fait pour autant gagner définitivement la guerre contre les bétonneurs !… Face à l’entêtement rétrograde de la municipalité de Gonesse et de la Société d’aménagement du Grand Paris, toujours soutenues par l’état, et inventant inlassablement de nouveaux grands projets aussi inutiles et imposés que d’un autre temps, la lutte continue.
Mais depuis 2019, c’était sans Yann. Peu de temps après l’annulation d’Europa City, il a déménagé à la faveur de son départ à la retraite. Il est retourné vivre sur la terre de son enfance, là où il va reposer, désormais.

C’est donc pendant le combat contre Europa City, entre 2015 et 2019, que j’ai pu apprécier son dynamisme, sa ténacité, la force de ses convictions politiques et écologistes, son militantisme infatigable…en dépit d’une mobilité réduite par la cécité, qu’il gérait avec autant de courage que de pudeur, mais aussi, au besoin, avec humour, l’un de ses traits de caractère les plus constitutifs.
Mobilité réduite ou pas, il assistait à presque toutes les réunions mensuelles de notre conseil d’administration. Pendant toute une période, elles ont eu lieu dans une salle municipale d’Arnouville les Gonesse, commune voisine, comme son nom l’indique…qui soutenait sans réserve le projet Europa City !!!…Nous devions ce lieu situé en plein « territoire ennemi » aux bons soins de Yann. Dans sa déclaration à la mairie pour l’obtention de la salle, il faisait croire que nos réunions étaient celles de « Tout le monde il est bio », qu’il avait fondé et qu’il présidait. Cette association fournissait , en circuit court, le secteur en légumes et en fruits bios, comme l’indiquait son nom, où l’on reconnaissait bien la marque de fabrique de Yann et sa prédisposition pour le calembour et le clin d’œil verbal. Les jours de réunion, une condition drastique, la seule et unique de toute la soirée : faire attention à ce que nous disions dans les couloirs de la maison communale avant d’entrer dans la salle et en en sortant…. Une fois dedans, grâce à Yann, confort d’installation et liberté de parole assurés !.. Cela a pu durer ainsi jusqu’à son départ dans le Sud…
Pendant la même période, Yann venait aussi régulièrement aux réunions du débat public, dont nous avions pu arracher de haute lutte la tenue à la famille Mulliez, dynastie marchande qui s’abrite discrètement derrière la marque Auchan, et qui était à l’origine du projet Europa City. Depuis 2 ou 3 ans, en effet, elle « trainait des pieds » dans la constitution du dossier pour tenter d’échapper à la confrontation avec la société civile et une opinion publique qui ne recevrait pas que sa « com » purement publicitaire.
Lors de ces séances sous l’égide de la CNDP, Commission Nationale du Débat Publique, ce n’était pas rare d’entendre s’élever la voix forte de Yann ! …Comme on peut le deviner aisément, il ne reculait jamais devant la perspective de pousser un coup de gueule… Mais quand il le faisait, c’était toujours pertinent … et percutant …

Bien entendu, il ne pouvait pas être présent à nos actions les plus physiques, comme par exemple distribuer des tracts sur les marchés.
Mais c’était largement compensé par ce qu’il faisait dans le cadre de ses cours en tant qu’enseignant. Ainsi, scandalisé par l’ingérence de la « propagande » d’Europa City jusque dans son lycée, où les promoteurs du projet avaient leurs petites et grandes entrées grâce à la complaisance de la direction, Yann s’était mis en devoir, afin de rétablir l’équilibre au sein de la controverse, d’organiser dans ses classes des séances d’information et de travail où les enjeux écologiques et environnementaux du Triangle trouvaient, enfin, toute leur place.
De même il coopérait activement aux échanges de mails incessants entre membres du CA, pour préparer les réunions, ou prendre des décisions urgentes dans les intervalles. Ces discussions par courriel, passionnées, interminables, n’allaient pas sans fatigue ni tension, face à un adversaire qui, fort de son gros budget et de ses soutiens haut placés, ne voulait absolument rien lâcher.
Dans ces débats au long cours un peu éprouvants, Yann incrustait sans vergogne une badinerie qui avait au moins le mérite de nous redonner le sourire et de remettre entre nous un peu de légèreté…C’est ainsi que, sous sa plume facétieuse, parfois acérée, voire féroce, Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile de France, devenait « Valérie La Pécheresse », Europa City le « monstre du Loch Gonesse » et Facebook « Face de bouc » …Quand ce n’était pas… « fesse de… » Quant à Dalstein, le maître d’ouvrage mandaté par Auchan, c’était Dalle de pierre, à partir de quoi il n’y avait plus qu’un pas jusqu’à « Pierre tombale », vite franchi par Yann, on s’en doute.

Mais n’en restait pas là. Pour servir la défense du triangle de Gonesse, Il avait poussé son sens de l’autodérision et du burlesque jusqu’à son stade ultime : le clown !…
Pour pointer par le rire les délires mégalos, la distillation des rêves bons marchés du consumérisme, ainsi que la spéculation immobilière qui se cachait derrière, le clown Ya, et la clownesse Ja, sa comparse, avaient choisi de fustiger effrontément tout ça sur scène, lors des événements « Portes ouvertes » organisés par le CPTG. Ja, alias Jacqueline Lorthiois, membre du CA elle aussi, brillante chercheuse, tout à la fois géographe, démographe, sociologue, statisticienne (et j’en oublie…), ayant souvent, pendant le débat public, battu en brèche haut la main les boniments trompeurs de nos adversaires…Un peu, faite femme, ce que Yann était en tant qu’homme : deux creusets rares, où la verdeur du langage, la truculence, la propension salutaire à « mettre les pieds dans le plat » et au coup de gueule (Décidément on y revient ! …) font très bon ménage avec une immense culture, un très haut niveau intellectuel et, plus encore, une grande conscience morale.
Cette symbiose peut sans doute se résumer, pour l’un comme pour l’autre par la formule suivante : prendre très au sérieux ce que l’on fait, mais ne surtout pas se prendre trop au sérieux soi-même.
A preuve, une capacité extraordinaire chez tous les deux à prendre de la distance vis-à-vis de ses malheurs, voire, à en rire : lui aveugle, elle lourdement polyhandicapée appelaient leur binôme clownesque « l’aveugle et le paralytique » !…
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Atypique, assurément, Yann l’était et l’assumait pleinement. Ce non-conformisme pouvait même parfois aller jusqu’à la non-conformité… Ainsi vis-à-vis de nos règles d’envoi de courriel, prohibant catégoriquement tout mail sans rapport étroit avec la raison d’être du collectif. Et bien Yann nous inondait d’informations politiques, sociologiques, philosophiques généralement de grand intérêt…. Mais complètement hors sujet pour le groupe ! ….
A ma connaissance, personne ne s’en est jamais ouvertement formalisé…Signe tacite de déférence pour ce qu’il avait de particulier ???!… Pour la place de poids qu’il tenait parmi nous, tantôt prééminente, tantôt discrète, lui qui savait aussi se taire longtemps en assemblée ???!…Ou bien, tout simplement, résignation, de guerre lasse, face à cette « forte nature » qui se jouait parfois gaillardement des conventions ???!…
Toujours est-il que ses envois se sont poursuivis après son départ de la Région parisienne, jusqu’à une date récente, celle, nous le savons maintenant, que son état de santé déclinant lui a permise. Envois toujours riches, toujours instructifs, donc suffisamment profitables, en dépit de leur surabondance et de leur décalage par rapport au cœur de cible du PTG, pour que je continue de les accepter de bonne grâce. Il n’empêche que leur déferlante quotidienne m’a fait plus d’une fois soupirer, et parfois même franchement rouspéter !
Mais maintenant que je sais que l’interruption est définitive, je ressens surtout un grand vide !… D’abord parce que c’était réellement de « l’info qui informe », comme il était le premier à le dire. Ensuite, parce que sa liste de contacts, dont nous étions, c’était tout un symbole. Comme son blog, Leurre de vérité (Encore un jeu de mots bien de son cru …), comme « La Gauche Cactus », où il écrivait des articles. Le symbole d’une volonté de vigilance, un véritable mouvement de résistance intellectuelle contre la désinformation et le décérébration ambiantes…
A la fois éclectique et d’une grande cohérence, Yann était haut incontestablement en couleurs, lui qui ne les voyait plus depuis déjà un certain temps, mais qui continuait de percevoir si bien toutes les couleurs de la Vie.
Alors, Yann, merci pour ton message d’amour de la Planète, de l’Humanité, que tu affectionnais bien plus que tes airs parfois un peu bourrus pouvaient le laisser supposer. Merci pour ton exemple de résilience, de courage face à l’infirmité et à la maladie. Merci pour l’immense corpus de textes, d’articles, pour tout ce que tu nous laisses d’humanité en héritage…
Par ce leg inestimable, par ton souvenir indéfectible, tu continueras d’être un peu à nos côtés sur ce chemin d’avenir qui s’étend devant nous,
JF Wolff
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Note sur la Cité scolaire internationale sur le Triangle de Gonesse

GudangBokep

Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG)

Octobre 2022

Note sur la Cité scolaire internationale

sur le Triangle de Gonesse

Historique du projet

Le 7 mai 2021, soit 18 mois après l’abandon du complexe commercial et de loisirs EuropaCity, porté par le groupe Auchan sur le Triangle de Gonesse, le Premier ministre Jean Castex est venu à Gonesse et a déclaré : «la ligne 17 du Grand Paris Express sera bien menée à son terme jusqu’au Mesnil-Amelot par la Société du Grand Paris. »

Cette ligne 17 constituerait une nouvelle offre de transport en radiale après le RER B et la construction en cours de la ligne directe CDG Express pour relier le pôle de Roissy à Paris. Elle ferait de Roissy, le premier aéroport au monde relié à son cœur d’agglomération par trois lignes de transport lourd.

Pour justifier la ligne et la gare Triangle de Gonesse, M. Castex a annoncé la décision d’implanter trois projets portés par la puissance publique dans la zone de la gare : une Cité scolaire avec internat, une administration d’État qui devait être désignée avant fin 2021 (mais toujours non précisée) et le volet agricole d’Agoralimi porté par la SEMMARIS, société d’économie mixte gestionnaire du MIN de Rungis.

Présentation de la Cité scolaire internationale par Jean Castex

Concernant cet équipement, Jean Castex a déclaré : « en partenariat étroit avec la présidente de région et la présidente du conseil départemental, nous avons décidé d’implanter dans cette zone une cité scolaire internationale, structure d’excellence dédiée au parcours du jeune, de l’école au post-bac, combinant une ouverture internationale et une insertion réussie. Dotée d’un internat, véritable levier pour l’égalité des chances, elle va permettre de former tous les ans 600 collégiens et 1500 lycéens à des métiers d’avenir pour le territoire : l’hôtellerie et la restauration, mais aussi l’alimentation et l’agriculture biologique, en lien, avec une exploitation agricole en son sein ».

Les jeunes pris en otage pour justifier une gare en plein champ

Avec cette annonce, le Premier ministre avait oublié de prendre en considération les nuisances d’une zone frappée par les Plans d’Exposition au Bruit (PEB) des aéroports de Roissy et du Bourget qui y interdisent la construction de logements.

De nombreuses études montrent les effets néfastes des nuisances aériennes sur les capacités d’apprentissage. De plus, cette zone est exposée aux bruits nocturnes, le pôle de Roissy n’ayant pas de couvre-feu malgré des années de réclamations des riverains. 

Une telle décision est irresponsable. Il s’agit du seul projet annoncé sur le Triangle qui avance à marches forcées.

En juillet dernier, Madame Valérie Pécresse a signé le premier appel d’offre pour la construction de cette cité scolaire. C’est prendre les jeunes de l’Est du Val d’Oise en otage pour justifier une gare en plein champ à plusieurs kilomètres de leur lieu d’habitation, quand il existe en centre-ville des espaces disponibles pour construire le collège, le lycée et l’exploitation agricole dont ils ont besoin, accessibles à pied ou à vélo. Comme Monsieur Castex, elle oublie les nuisances des aéroports et en plus elle précise le lieu d’implantation sur le Triangle de Gonesse à 500m de la stèle érigée pour commémorer le crash du Concorde et à quelques mètres d’un espace agricole exposé aux épandages de pesticides.

L’appel d’offre nous indique « Entre 2013 et 2019 la population lycéenne dans les lycées de Sarcelles Gonesse a augmenté de 14,1% (contre 7,1% à l’échelle régionale). Face à la pression démographique constatée sur le Val d’Oise, la Région Ile-de-France a voté dans le cadre de la revoyure de son PPI (votée en février 2021) la réalisation d’un lycée neuf sur le territoire de Gonesse, de 1200 places d’enseignement général et technologique qui répond ainsi au besoin identifié dans le sud de ce territoire.

Parallèlement à ce vote, un plan d’actions pour le Val d’Oise dit « trajectoire de confiance » a été mis en place pour répondre aux enjeux démographiques et sociaux du territoire avec la création d’une cité scolaire à vocation internationale avec un lycée polyvalent de 1650 places et un collège de 600 places, en lien avec un campus des métiers et des qualifications. La cité scolaire accueillera environ 2250 élèves et sera dotée d’un internat d’excellence estimé à 300 places.

Compte tenu de sa localisation, de sa desserte par les transports en commun (gare du triangle de Gonesse devant entrer en service en 2028) et de son foncier disponible, le site désigné pour accueillir la cité scolaire est localisé dans la communauté d’agglomération de Roissy Pays de France, dans le triangle de Gonesse (département du Val d’Oise).

Le site est localisé à plus d’une heure à pied de la gare « Villiers-le-Bel – Gonesse – Arnouville » du RER D. Onze lignes de bus régulières desservent actuellement cette gare SNCF »

De ces informations, le CPTG en déduit qu’il y a un besoin immédiat d’un nouveau lycée et d’un nouveau collège pour faire face à l’accroissement des effectifs de l’entité urbaine Gonesse, Sarcelles, Villiers-le-Bel, Arnouville et Garges-lès-Gonesse. Qui peut imaginer que la meilleure et la seule localisation est sur le Triangle de Gonesse ? Au lieu d’accélérer la construction des établissements scolaires dont le territoire a besoin, cette décision de la région en accord avec le département est le meilleur moyen pour retarder les ouvertures des établissements.

La gare Triangle de Gonesse de la ligne 17 nord venant du Bourget et desservant des zones d’activités ne serait d’aucune utilité pour les jeunes de l’est du Val d’Oise domiciliés le long du RER D qui seraient affectés dans cette Cité scolaire.

Un entêtement destructeur

Cette gare avait été décidée en raison de la promesse – sans la moindre preuve – d’importantes fréquentations prétendues : 31 millions de visiteurs et 10 000 emplois à EuropaCity et son centre d’affaires associé (40 000 emplois), ainsi que 30 millions de passagers et 30 000 emplois pour l’extension de l’aéroport (T4) repoussée sine die.  Tandis qu’une douzaine de projets du Grand Roissy programmés en 2012 est à l’arrêt, avec d’importantes disponibilités foncières (dont Aérolians à Tremblay ; Roissy Tech et International Trade Center à Roissy). Sans compter la friche PSA qui est venue se rajouter à la liste, sur lequel il reste une centaine d’hectares très bien situés et desservis par autoroute et voie ferrée.

Cet entêtement à vouloir urbaniser ce patrimoine commun que représente les excellentes terres agricoles du Triangle de Gonesse, nous oblige à poursuivre notre mobilisation tous azimuts et les actions entreprises depuis 2011.

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) souhaite interroger les syndicats enseignants et associations de parents d’élèves sur la localisation mortifère de cette Cité scolaire.

(version pdf de cette note)

i Le projet Agoralim, porté par la Semmaris, est une extension du MIN de Rungis, au nord de l’Ile-de-France. Jean Castex l’a défini comme « une plateforme de distribution alimentaire, mais aussi un projet de développement des circuits courts et de la production locale. »

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Retour sur la ZADimanche du 25 septembre 2022

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Compte-rendu de la ZADimanche du 25 septembre 2022

Nous étions une vingtaine de militant·es du CPTG et de différents collectifs de la co-organisation à accueillir Mario, militant du sud du Mexique, représentant de son assemblée, l’APIDTT (Asamblea de Pueblos del Istmo en Defensa de la Tierra y el Territorio). et des militant·es de la Coordination française « Stop EDF Mexique ».
Mario souhaitait échanger avec des collectifs luttant contre l’accaparement des terres. Ces échanges ont été très intéressants

La lutte menée contre le projet éolien d’EDF, combattu par les communautés autochtones, a été victorieuse et ce projet abandonné par la compagnie mexicaine qui a été obligée de rompre en juin dernier le contrat avec EDF. Victoire provisoire car EDF ne renonce pas à ses parcs éoliens.

Article de Reporterre qui en rend compte

Il a expliqué comment son organisation s’était constituée en 2007 contre le projet d’EDF de création de 27 parcs éoliens (2600 éoliennes) sur les terres ancestrales des communautés autochtones, avec la complicité de l’Etat et les pressions des narco-trafiquants… avec l’alibi du climat en plus !

Il a dénoncé le projet d’un GPII impulsé par le gouvernement mexicain actuel et dans les cartons des gouvernements mexicains et des USA depuis longtemps déjà : création d’un couloir interocéanique, ou « trans-isthmique », qui serait un canal sec qui relierait l’océan pacifique et l’océan atlantique, et qui prévoit la modernisation d’une ligne de train mais aussi deux gazoducs bardés d’une dizaine de parcs industriels. Ces parcs auront besoin d’électricité et l’expansion de nouveaux parcs éoliens industriels – au mépris des terres d’usage communal – dans l’isthme est ainsi étroitement liée à ces mégaprojets.

Mario veut à la fois alerter sur ce couloir trans-océanique et ses liens avec des multinationales européennes, mais aussi annoncer l’organisation d’une nouvelle caravane contre les mégaprojets qui devrait se tenir au Mexique l’année prochaine (en avril-mai) avec le soutien du Conseil National Indigène, et surement aussi des zapatistes, pour faire le tour des projets destructeurs dans le Sud du Mexique (par exemple le mal-nommé train « Maya ».

Il nous a fait part de la façon dont son association mène la lutte, à plusieurs niveaux différents:

  • Comme ici, les militant·es ne sont pas très nombreux, il y en a qui partent, d’autres arrivent… l’important pour lui est que la structure de base perdure et que les gens se conscientisent.
  • Une fois par an, avec 19 autres collectifs de tout le pays, en même temps, ils bloquent des routes pour montrer leur force et soutenir les familles qui refusent de payer l’électricité
  • Au quotidien, agissent avec les familles concernées (800 familles, au sein de 13 communautés)
  • Organisent des projets agroécologiques avec les jeunes
  • Font du porte-à-porte sur la santé et l’alimentation, de la conscientisation
  • Mènent des procès : ils ont aussi réussi à faire annuler en justice 200 contrats de vente de terres qui avaient été signés par des pressions individuelles
  • Il nous informe aussi sur la dangerosité de mener des luttes au Mexique : il y a eu l’assassinat du responsable de la communauté agraire

De notre côté, nous avons expliqué le déroulement de la lutte du CPTG depuis 2011 et les différents modes d’actions qui ont été utilisés (pétitions, conférences de presse et communiqués, occupation d’une journée du siège de la SGP, Occupation avec production de légumes pendant 2 ans d’un petit terrain, puis occupation d’une autre parcelle pendant 13 jours sous forme de ZAD, meetings publics, marches vers Paris, actions juridiques, etc…

En résumé, une belle rencontre, intéressante, riche de partages

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Les candidat·es aux législatives sont interpelé·es sur l’avenir du Triangle de Gonesse

GudangBokep

Les candidat·es aux législatives sont interpelé·es sur l’avenir du Triangle de Gonesse

Le Triangle de Gonesse et le Val d’Oise ont fait l’objet de la venue à Gonesse le 7 mai 2021 du Premier ministre pour annoncer un « plan Val d’Oise », dont une partie portait sur l’avenir du Triangle de Gonesse. Il a annoncé un projet « AGORALIM » confié à la SEMMARIS (qui gère le Marché de Rungis). Un rapport d’Agoralim est sur le bureau de la Première ministre en attente de réponse à la SEMMARIS. Ce dossier est par conséquent un dossier à caractère national et concernera les futurs parlementaires.

C’est pourquoi le CPTG a souhaité interpeler les candidat·es à l’élection législative des 12 et 19 juin 2022. Dans un premier temps, il a été recherché les adresses internet des candidats des 7ème, 8ème et 9ème  circonscriptions du Val d’Oise, les plus directement concernées. Sur 37 candidat·es, nous avons rassemblé 19 adresses internet : député·es sortant·es (3), NUPES (3), animalistes (3), LR-UDI (3), et indépendant·es (6). Soit 5 candidat·es de la 7ème circonscription, 9 de la 8ème, 5 de la 9ème.

Une invitation internet à une réunion publique en date du 1er juin à Villiers le Bel a été envoyée le 23 mai. L’annonce de cette réunion a fait l’objet d’un article sur ce site, d’une information sur les réseaux sociaux et d’une distribution d’un tract au centre commercial de Gonesse et au marché d’Arnouville. Cette invitation a obtenu un seul retour positif (NUPES 8ème ) et 5 indisponibilités (2 NUPES, 1 animaliste et 2 indépendants).
Le 1er juin étaient présent·es : 2 candidat·es de la NUPES (2ème et 8ème ), 2 de Reconquête (7ème et 9ème), ainsi qu’une représentante de la candidate du Parti animaliste, qui ont répondu oralement au questionnaire.
Nous remercions la quarantaine de personnes qui se sont déplacées pour participer à cette réunion d’interpellation.

Le 31 mai un questionnaire en trois parties a été envoyé aux 19 contacts.
Une réponse écrite au questionnaire (Mohamed Akkou, indépendant, 9ème), et une réponse proche du questionnaire (Philippe Démaret, indépendant ,7ème) nous sont parvenues.

L’initiative du CPTG a fait l’objet d’un article dans Le Parisien 95, et dans les Échos.

Conclusion: Une majorité des candidat·es a évité l’interpellation du CPTG. Aucun des candidat·es présents le 1er juin n’a soutenu la construction de la gare dans la situation actuelle. Mohamed Akkou 9ème  dans sa réponse reste favorable à la construction de la ligne 17 nord et de la gare. Dominique Da Silva, 7ème (LREM) a répondu au quotidien Les Échos favorablement à la gare et la ligne 17 considérant qu’on est dans une zone géographique qui a besoin d’être désenclavée. Même position de Sivka Park 9ème (LREM) : « désenclaver ».

Les députés élu·es le 19 juin ne pourront pas faire l’impasse sur le sujet. Le CPTG s’y emploiera.

 

En complément aux affirmations des candidat·es, une synthèse des arguments du CPTG :

Désenclavé ? Affirmation non démontrée !
Il y a quasi consensus sur les terres agricoles. Par contre, sur la question des transports, malgré nos argumentations très développées, nous retrouvons des idées reçues qui ne reposent sur aucun fondement argumenté.  Et la plupart des candidat·es interviewé·es concluent : « certes, nous avons besoin de sauvegarder les terres agricoles, mais nous avons un territoire tellement pauvre, tellement enclavé, avec tellement de chômage, que tant pis… ». Ceci traduit une méconnaissance notoire du territoire. Nous sommes en mesure de démontrer, chiffres, cartes et graphiques à l’appui, les constats suivants :

1/ Le territoire n’est pas pauvre, mais inégalitaire. Il y a 150 fois plus d’emplois par actif à Roissy qu’à Garges-lès-Gonesse ou Sevran. Qu’est-ce qui justifie de rajouter encore des richesses sur le pôle de Roissy ?

2/ Le territoire habité n’est pas enclavé, c’est le territoire sans habitant qui l’est, donc aucune importance. 4 gares sur 6 de la ligne 17 Nord n’ayant aucun habitant dans un périmètre d’1 km, voire plus. L’offre nouvelle de transports envisagée n’est donc pas utile aux habitants, elle dessert des emplois pour faire venir une main-d’œuvre extérieure qualifiée – de surcroît dans le bon sens Paris/Banlieue – , qui concurrence les actifs locaux.

3/ La croissance de l’emploi – ne correspondant pas aux besoins de la main-d’œuvre locale – entraîne une croissance du chômage. La ville de Gonesse constitue un exemple caricatural à ce sujet.

4/ Les gains de temps sont calculés de gare à gare, sans intégrer les temps d’accès pour atteindre le métro, ni les temps des « derniers kilomètres » une fois parvenu·es à la gare d’arrivée. En intégrant ces données, nous obtenons des temps de transports futurs supérieurs à ceux de l’offre existante.

5/ A quoi bon faciliter l’accès au pôle de Roissy, qui a supprimé 20 000 emplois de 2008 à 2019 et 11000 pendant la pandémie ? Une partie du personnel remercié s’est réorienté vers d’autres filières et l’aéroport ne trouve plus de main-d’œuvre, il rencontre les pires difficultés aujourd’hui à recruter 4000 salariés. C’est l’attractivité des postes qui est en cause, liés aux salaires et conditions de travail (fonctionnement 24 h/24 et 7 j/7; précarité de l’emploi avec beaucoup d’intérim et de saisonnalité, nuisances aériennes) et non les questions de mobilité / accessibilité.

6/ L’avenir des métiers de l’aérien est pris en charge par le pôle de Toulouse, qui conduit tout un travail de reconversion et de réorientation de la main-d’œuvre vers de nouvelles demandes, avec un partenariat syndicats – entreprises remarquable. L’Ile-de-France est concernée à la marge.

7/ Pendant que le Grand Paris Express accapare les budgets, les transports du quotidien qui correspondent à la demande urgente sont dans un état lamentable, en termes d’entretien, de sécurité, de matériel roulant, etc … Les chantiers du GPE qui sont programmés jusqu’en 2030 (sans compter les surprises) aggravent la situation et posent le problème de savoir où mettre 45 millions de m3 de gravats.

8/ Avoir tout misé sur les transports et sur l’implantation d’emplois sur une palette de métiers très faible, sans rapport avec les compétences et qualifications de la main-d’œuvre locale, entraîne la multiplication de communes dissociées, avec une explosion des flux croisés de travailleurs qui n’habitent pas le territoire et d’habitants qui ne travaillent pas sur place.

9/ Le financement du Grand Paris Express repose sur une escroquerie, en prétendant économiser des gaz à effet de serre et en émargeant au titre d' »obligations vertes », alors qu’il se traduirait immanquablement par une explosion de la dette financière et écologique.

10/ Avoir tout misé sur les grands pôles et les transports se traduit par une double peine : l’explosion des déplacements et l’impossibilité de développer des emplois de proximité (petit commerce et artisanat, sanitaire et social, éducation-formation, restauration, entretien, sécurité, sport, services publics, économie sociale et solidaire…) Si le taux qui est de 19% de la population était celui de Versailles (35%), il y aurait 100.000 emplois supplémentaires sur le territoire du Grand Roissy, ne réclamant aucun transport lourd. A comparer avec les 25 projets du Grand Roissy programmés en 2012, qui devaient générer 104 000 emplois dix ans plus tard, on en trouve 5000, soit un taux de réussite de 5%.

Il est grand temps de changer de politique d’aménagement !

 

 

 

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26 avril 2022, à Saclay et ailleurs !

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Mardi 26 avril, deux jours après le second tour d’une élection présidentielle complètement déconnectée des urgences planétaires, des actions locales de résistances ont été organisées partout en France par de nombreuses associations et collectifs sous la même bannière d’un « Retour sur Terres ».

En Île-de-France, le plateau de Saclay a été choisi comme lieu d’action par la Coordination des luttes locales (Collectif pour le Triangle de Gonesse, Sauvons les Jardins d’Aubervilliers…) avec le soutien d’Alternatiba et d’Attac.

Pourquoi Saclay ? Car il s’y déroule un écocide massif, perpétré dans le cadre de l’un des plus grands chantiers du Grand Paris. Voir le site du Non à la ligne 18

Le CPTG y était bien présent, de trop nombreux parallèles existent entre la ligne 18 et sa gare en plein champs, et l’urbanisation dévorante liée à la ligne 17…

Extraits choisis dans la couverture média, d’après Agir contre la réintoxication du monde , merci) :

Mr Mondialisation : https://fb.watch/cF-SFKDOWA/
Et une vidéo publiée par Terres de luttes qui montre en images une partie des actions du 26 avril, dont la marche à Saclay :https://twitter.com/terresdeluttes/status/1521059531438010368
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Point Presse vendredi 8 avril 2022 : Lignes 17 et 18 du Grand Paris Express, arrêtons les dégâts !

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Lignes 17 et 18 du GPE :  Gouffre financier, insécurité alimentaire, scandale climatique.
Arrêtons les dégats !

Des coûts d’investissement qui explosent et qui pèseront lourdement sur l’ensemble des contribuables français, un étalement urbain et une destruction de terres agricoles du Triangle de Gonesse et du Plateau de Saclay qui aggraveraient les pollutions et l’insécurité alimentaire pour des millions de Franciliens, les lignes 17 et 18, conçues voilà maintenant quinze ans, avant l’abandon d’EuropaCity et l’avènement des crises alimentaires, apparaissent comme le maillon faible du réseau du Grand Paris Express.

Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour l’abandon de ces tronçons et de leurs gares en plein champ : des pétitions d’habitants de banlieue, indignés des retards dus au mauvais état du réseau existant, commencent à circuler. Les experts pointent la nécessité de réorienter l’effort public vers la création de dessertes plus légères, réellement adaptées aux besoins des usagers, et compatibles avec la nécessité de protéger des écosystèmes fragilisés par le changement climatique.

Ce point presse vous a invité à un décryptage des effets sur le Triangle de Gonesse et le plateau de Saclay des lignes 17 et 18 du Grand Paris Express, que le gouvernement et la présidente de la région Île-de-France s’entêtent à vouloir maintenir, alors qu’elles ne répondent plus à aucun critère tangible d’intérêt général.
Le Collectif pour le Triangle de Gonesse
Le Collectif contre la ligne 18 et pour sauver les terres de Saclay
France Nature Environnement – Ile de France
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Prescription d’une cure de DÉSINTOX 500 – numéro 5

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CURE DE DESINTOX-EQUILATERAL
Étape 5 du programme

Il faut la gare du Triangle de Gonesse, « dans une zone particulièrement mal desservie et touchée par le chômage ? »

Extrait d’un rapport « Terra Nova » qui dresse le bilan de la politique environnementale du gouvernement. Si on se loue de l’abandon du projet Europacity, on observe que le combat pour les terres agricoles n’est pas gagné.

« Quant au Triangle de Gonesse, les pressions sont fortes, dans une zone particulièrement mal desservie et touchée par le chômage, de maintenir le projet de gare ferroviaire et de réaliser un projet qui pourrait ramener de l’emploi, au risque d’une part d’artificialisation. »

Les seuls habitants du Triangle sont à poil, à fleurs et à plumes…

Mal desservie la population ? Sur le Triangle, aucun humain n’y réside. Motif assez rédhibitoire : entre 2 aéroports, c’est interdit à l’habitat… Par contre le Triangle est très habité par de nombreuses autres espèces animales et végétales, à poil (lapins de garenne), à fleurs (orchidées pyramidalis) et à plumes (œdicnèmes criards…). Aucune ne prend le métro !

Quant aux populations alentours, la densité dans un rayon de 800 m autour de la gare est de… 6 habitants à l’hectare, alors que les experts s’accordent à dire que le total habitants + emplois doit être compris entre 60 et 100 / ha, pour qu’une ligne soit rentable. Ce chiffre est observé pour la ligne 17 Sud, mais aucunement pour la 17 Nord… comme le montre ce graphique établi par l’APUR.

Auteur : APUR, Observatoire des quartiers de gare du Grand Paris, Analyse croisée des quartiers de gare de la ligne 17, 2016.

N’ayant pas observé d’habitants de l’espèce humaine, il paraît assez difficile au professeur Isocèle (capable de détecter des nanoparticules dans son laboratoire) qu’il y eût des chômeurs qui aient échappé à ses appareils d’investigation… Quant aux autres espèces animales et végétales, aucune n’est inscrite à Pôle Emploi. Au vu de ce diagnostic, le professeur établit une ordonnance d’implantation d’activités là où se trouvent des populations humaines en nombre significatif.

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Arrivée des Marches des terres des samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021

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Marches des terres

Nous avons marché pour sauver les terres fertiles
Les samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021, les 4 marches ont convergé sur Paris vers l’Hôtel Matignon (interdit, car le préfet a peur des escargots) de Ville de Paris – pour exiger du Premier ministre et du gouvernement un moratoire sur l’urbanisation des terres agricoles d’IDF

Le samedi, la marche de Gonesse est partie … du Triangle de Gonesse.
Trois autres marches sont parties en même temps
Du Plateau de Saclay dans le 91
– De Val Bréon dans le 77
– De Thoiry dans le 78 (avec une jonction à Plaisir Grignon)

En fin d’après midi, malgré les kilomètres, sous toutes les formes, les escargots des marches, plus ou moins bien accompagnés par des polices municipales assez surprises par l’entrain, ont atteint leurs 2 étapes du soir, où les attendaient une soirée ponctuée de prises de paroles, de débats ou de musique. Soirée courte pour l’essentiel, car la fatigue était là (merci à nos hôtes).

Les 4 marches se sont rejointes le dimanche pour un pique-nique place de l’Hôtel de ville de Paris, suivi d’interventions sur scène, de spectacles vivants (ah, l’escargot qui a flâné sur les anneaux olympiques …) et musicaux.

Il n’a pas été autorisé par le préfet (qui a peur des escargots) de partir en un seul cortège vers l’Hôtel Matignon. Après un bref face à face « équipes de gastéropodes baveuses motivées contre beaucoup trop d’équipiers bleus », les marches se sont dispersées.

Nul doute que l’évènement fera date, et que les forces soudées arriveront à imposer
« des légumes, pas du bitume ; du potiron, pas du béton ; des épinards, pas des gares »
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Marches des terres des samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021

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Marches des terres
des samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021

En savoir plus :
le site des marches , le dossier de presse et le Communiqué de Presse
Et aussi: un article avant de partir et un article à l’arrivée.

Malgré les déclarations vertueuses des maires jusqu’au sommet de l’État sur le « zéro artificialisation », le bétonnage des terres agricoles continue pour des projets inutiles. C’est pourquoi des collectifs des quatre départements péri-urbains agricoles de l’Île-de-France se sont regroupés pour l’organisation des Marches des terres. Elles partiront de Val Bréon en Seine-et-Marne (projet de zone d’entrepôts logistiques), Saclay dans l’Essonne (pseudo-cluster de la recherche et ligne 18 du Grand Paris Express), Thoiry dans les Yvelines (stockage de déchets inertes sur un espace agricole) et Gonesse dans le Val d’Oise (gare en plein champ). Ces quatre projets menacent tous des terres agricoles.

Les quatre Marches convergeront vers midi place de l’Hôtel de Ville de Paris, pour le pique-nique du dimanche 10 octobre, puis se rendront en manifestation à Matignon.

Les terres agricoles sont un enjeu d’autonomie alimentaire de l’Île-de-France. C’est pourquoi des associations et collectifs de tous les départements participent à l’organisation ou soutiennent cette initiative.

Sauvons les terres fertiles de Gonesse du béton

Depuis l’abandon du mégaprojet EuropaCity en novembre 2019, le gouvernement a décidé le maintien d’une station de métro au milieu des champs et de la construction de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express, pourtant considérée par de nombreux experts comme inutile et coûteuse. Lors d’un déplacement à Gonesse en mai, le Premier ministre Jean Castex annonçait la construction de bureaux administratifs et d’une Cité scolaire, avec internat … alors que la zone, exposée au bruit continu des avions, est interdite au logement.

Il est encore temps de stopper ce gâchis. L’État et la Région contrôlent 110 hectares de terres sur le Triangle de Gonesse, qui peuvent amorcer dès maintenant un projet d’alimentation de proximité et créer des emplois locaux. L’urgence climatique et sociale est là !

NON AU BÉTON,
OUI AU PROJET CARMA,
NON À LA GARE INUTILE EN PLEIN CHAMP,
OUI À L’AMÉLIORATION DES TRANSPORTS DU QUOTIDIEN POUR LES HABITANT·ES !

Déroulé de la Marche de Gonesse à Matignon :

Samedi 9 octobre : Rendez-vous à 9h à la Patte d’Oie de Gonesse.
La marche partira à 9h30, passera à 10h à la mairie de Gonesse avec prise de paroles, sera à 12h30 pour le pique-nique et des prises de parole à Dugny à l’Aire des Vents, et arrivera à 16h30 aux jardins des Vertus à Aubervilliers. Les Marches de Gonesse et Val Bréon se retrouveront pour la soirée publique de 17h à 21h à la Maison de quartier des Courtilières à Pantin.

Dimanche 10 octobre : Rendez-vous pour un départ à 10h de la place de la gare des Marchandises à Pantin (16 avenue Edouard Vaillant).
La marche passera à porte de Pantin à 10h30, place Stalingrad à 11h , à la gare du Nord à 11h30 et arrivera à la place de l’hôtel de Ville à 12h, pour y retrouver les autres marches et faire une pause pique-nique. A 14h, on repart, pour
Hôtel Matignon. A 16h, prises de paroles et scène artistique

Rejoignez la Marche, même en cours de route !

Plus d’informations sur les autres marches, sur le site des Marches : www.les-marches-des-terres.com