Étiquette : terres agricoles
Grandes surfaces : les maires de France veulent protéger
leurs centres-villes
Ils ont pris possession du paysage. Aux périphéries, aux entrées des villes, les centres commerciaux ne cessent de s’étendre. Pas loin de 2 millions de mètres carrés supplémentaires en moyenne, chaque année en France. Mais parfois, certaines communes résistent. Une commerçante montre aux caméras de France 2 les terres agricoles sur lesquelles une grande surface veut s’implanter : 5 000 mètres carrés de supermarché et de galerie marchande. À trois kilomètres seulement du centre de la ville voisine, Neuville-sur-Saône (Rhône), qui comprend 7 500 habitants, pas moins de 200 magasins prévoient de s’installer.
Avec les commerçants, la maire de la commune a attaqué une première décision qui était favorable au projet. La défense de son centre-ville, c’est une priorité. Et le recours a porté ses fruits : une nouvelle décision, défavorable au projet, vient d’être rendue. Une victoire pour l’élue, même si le promoteur peut encore faire appel. Raison retenue ici : le projet consomme trop d’espace et ne prend pas assez en compte l’environnement.
Lutter contre la désertification
des centres-villes
Ce maire des Bouches-du-Rhône connaît bien les batailles juridiques. Depuis sept ans, il s’oppose à une grande enseigne qui veut s’implanter sur 8 000 mètres carrés. À chaque fois il refuse de délivrer le permis de construire, à chaque fois ses refus sont attaqués. En attendant le dernier appel en cours, l’élu amorce une nouvelle tactique de lutte : changer le plan d’occupation des sols, le PLU. Le document prévoit désormais que le terrain est réservé à la construction de logements sociaux.
Dans leur lutte, les élus peuvent en tout cas compter sur le soutien de ce couple. Anciens commerçants tous les deux, en guerre contre les grandes surfaces. Le combat d’une vie, et un constat : les maires cèdent trop souvent aux sirènes de la grande distribution. Si ces enseignes créent des emplois, elles mènent à terme à la désertification du centre-ville. Les opposants demandent donc un moratoire. Les avis sont partagés au sein du gouvernement. Le ministère de l’Économie, par exemple, n’y est pas favorable. En attendant, les surfaces commerciales continuent de s’étendre autour des villes.
Pour voir la video :
Reportage sur les plantations du 21 mai : action militante sur le Triangle de Gonesse
Le 21 mai dernier, 1500 personnes se sont rassemblées pour planter des graines de courges, fleurs, maïs, pommes de terre sur une parcelle prêtée par un agriculteur du triangle de Gonesse. Cette action festive mais surtout militante vient illustrer notre opposition à l’urbanisation des terres fertiles du Triangle.
Le site du Doc du réel ICI
Le reportage réalisé par Doc du réel est ici :
5h40 – On va pas se fâcher
Le projet EuropaCity à Gonesse dans le Val d’Oise et l’urbanisation des terres agricoles, avec Béatrice Mariolle, architecte, urbaniste, chercheuse à l’IPRAUS UMR AUSSER, professeure à l’école d’architecture et de paysage de Lille.
Excellente émission d’Hélène Roussel à une heure où écoutent des personnes qui n’avaient peut-être pas encore entendu parler d’EuropaCity.
Difficile de faire mieux en 7’30 : l’essentiel est dit et bien dit !
Bravo Mmes Hélène Roussel et Béatrice Mariolle.
Pour écouter, cliquez ICI
Sous ce titre bien imagé, vous trouverez un article très documenté de Grozeille : quelques développements sur l’affaire EuropaCity, un projet démentiel de centre commercial géant ficelé par Auchan qui prévoit de bétonner un territoire agricole de la taille d’une ville en lisière de l’agglomération parisienne.
Prédation de terres hyper-fertiles pour des intérêts privés, spéculation foncière avec la bénédiction des pouvoirs publics, promesses d’emploi en toc, etc.
Cet article est absolument remarquable. On le prend comme un coup de poing dans la figure. Tout est dit : plume acérée, violence des mots mais qui raconte une violence bien plus grande : la prédation d’un bien commun, la spéculation, le chantage à l’emploi, la manipulation des pouvoirs publics, le déménagement du territoire, etc…
Compliments à l’auteur.
Pour en savoir plus :
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Urbanisation, accaparement :
le grignotage des terres reprend de plus belle
Localtis 30/05/2017 Michel Tendil
En 2016, l’urbanisation a bondi de 22%
» … Ces dernières années, la fédération avait à maintes reprises alerté sur le risque de financiarisation des terres et d’accaparement par des sociétés écrans ou des multinationales. …En 2016, le nombre de ventes de terres agricoles pour l’urbanisation (extension de villes, infrastructures…) a bondi de 22% ! Et les surfaces correspondantes de 24%. Ces ventes représentent 30.000 hectares en 2016. 2015 avait déjà constitué un seuil d’alerte : 23.000 hectares avaient perdu leur vocation agricole, soit une progression de 6%. Or depuis 2017 et, plus encore depuis 2008 avec le début de la crise, le rythme de l’urbanisation avait diminué de moitié.
En ajoutant aux chiffres de l’urbanisation, les surfaces effectivement artificialisées suivies par le ministère d l’Agriculture, la FNSafer estime aujourd’hui entre 50.000 et 60.000 hectares par an le rythme annuel de l’artificialisation des terres, comme au début des années 2000. Soit « l’équivalent de la surface agricole d’un département tous les cinq à six ans ». En se projetant en 2060, 9 à 11% de la surface agricole française pourraient ainsi avoir disparu de manière irrémédiable. Sur un siècle (1960-2060), « c’est le quart du potentiel agricole français qui serait perdu ». « Il y a donc urgence à freiner, puis à stopper, l’extension urbaine et celle des infrastructures », insiste la fédération pour qui « les politiques de préservation développées depuis plus de dix ans n’arrivent pas à contenir l’extension urbaine ». Selon elle, les mesures de « protection en confettis » – type zones agricoles protégées (ZAP) ou périmètres de protection des espaces naturels et agricoles périurbains (PPEANP) – n’ont fait que reporter la pression foncière d’un territoire à un autre …
Si la fédération n’aborde pas directement la question démographique, elle s’inquiète aussi des risques que le couple urbanisation-accaparement fait peser sur la souveraineté alimentaire. Elle rappelle à cet égard que l’Europe, en bilan net, importe l’équivalent de la production agricole de 35 millions d’hectares, soit le cinquième de la surface agricole de l’Union européenne. »
Pour en savoir plus :
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C’est sous ce titre que Maïram Guissé a publié, le 4 juin 2017 sur le site internet du journal LE PARISIEN, un article annonçant la présentation en réunion publique à Aulnay-sous-Bois du projet que le groupement Carma a imaginé pour faire du Triangle de Gonesse une vitrine francilienne de l’agro-écologie en milieu périurbain.
CARMA est un groupement réunissant Terres de Lien, Les AMAP, Biocoop, France Nature Environnement, Fermes d’Avenir, Commerce de France…
Leur projet résolument humain et environnemental, déjà présenté à la mairie de Paris au début du mois, le sera aussi le 8 juin à Aulnay-sous-Bois !
Entrée libre
Jeudi 8 juin 2017 à 19h45
salle Dumont, Parc Dumont, face à la gare RER d’Aulnay-sous-Bois, sortie côté Place Charles de Gaulle.
avec Robert Spizzichino ingénieur architecte, pilote du projet Carma.
Pour en savoir plus :
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Alors que la commission pour le débat public vient de donner son bilan des réunions publiques, les opposants au projet annoncent poursuivre la lutte.
La Gazette du Val d’Oise | 14 septembre 2016 | page 35 | Fabrice CAHEN
« Le collectif, rejoint par les nombreux partenaires indignés, va renforcer sa mobilisation dans les prochains mois », fait déjà savoir le Collectif pour le Triangle de Gonesse (Cptg), qui s’oppose au projet EuropaCity dans cette Zac (zone d’activités concertées) L’occupation du terrain par des zadistes, comme à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et le blocage par des altermondialistes, sont même évoqués. « Le débat public a confirmé l’existence d’une vive opposition à ce gigantesque complexe commercialo-ludique », retient le Cptg. « Les arguments des promoteurs ont été sérieusement mis à mal et contestés par des experts indépendants, au point qu’à la fin du débat public Auchan et les élus du Val-d’Oise favorables à EuropaCity préféraient mettre en avant des arguments secondaires, comme les retombées fiscales, l’attractivité ou la notoriété pour le territoire ! », souligne le collectif qui a suivi l’ensemble des débats. Les opposants au projet appuient notamment leurs arguments sur le souhait de préserver la zone agricole contre le bétonnage.
Conflit économique
Au-delà de l’aspect écologique, l’impact économique remonte également à la surface. Le groupe Hammerson, s’oppose désormais à Auchan. « Je vois avec la plus grande inquiétude l’arrivée annoncée du pôle EuropaCity. Les commerçants de la galerie s’inquiètent aussi », avait exprimé Karl Tailleux, directeur du centre commercial O’Parinor (muté depuis, à la direction des 3-Fontaines à Cergy), lors d’une réunion organisée, le 11 juillet, par le Cptg. L’espace commercial d’Aulnay-sou-Bois serait menacé par l’arrivée du méga centre commercial du Triangle de Gonesse. « Nous avons donc lancé des contre-études d’impact, afin d’apporter nos éléments et la preuve qu’un tel projet allait véritablement menacer le commerce environnant », avait affirmé Karl Tailleux, avant d’apporter ses propres chiffres. « On parle de la création de 11 800 emplois alors qu’il en menace 8 800. On entend aussi dire que 500 enseignes différentes de celles déjà existantes viendraient s’implanter sur EuropaCity. Or, il n’y a nulle part ailleurs en France, autant d’enseignes qui se développent », s’étonnait le directeur du centre commercial. « Il s’agit-là d’une cannibalisation du commerce des alentours. Que vont devenir O’Parinor, Aéroville et les autres centres commerciaux ? », s’était-il inquiété. Le même constat avait été fait par Marc Necand, président de la Confédération du commerce de France. « C’est un projet fou et démentiel, catastrophique pour le commerce local. On va tuer les derniers commerces qui font la particularité de nos villes. La décision revient aux élus locaux », a-t-il lancé.
Guerre d’élus
« La Société du Grand-Paris et l’Epa Plaine de France, ont quant à eux choisi d’être les Vrp d’Auchan et de Wanda, son partenaire chinois », affirme le Cptg, alors que le président de l’établissement public d’aménagement de la Plaine de France, est le député (Lr) Jérôme Chartier, vice-président de la région Île-de-France. Des élus du Val-d’Oise, s’opposent désormais à ceux de la Seine-Saint-Denis.
Dans ce département, c’est Bruno Beschiza, conseiller régional (Lr), du même bord que certains élus favorables au projet, qui monte au créneau. « Lors du débat public, on a constaté que les représentants d’EuropaCity parlaient au futur. Or, un débat public devrait se faire au conditionnel. On avait un peu l’impression qu’on était là pour débattre sur la couleur du site, les essences des arbres, le type de matériaux pour la construction. On est donc intervenus pour défendre nos arguments », déclarait le maire d’Aulnay, président de l’établissement public territorial Paris-Terre d’envol, qui a réussi à engager une étude contradictoire au projet EuropaCity. … « EuropaCity, arriverait alors qu’à Tremblay-en-France, un autre projet avec des investisseurs chinois est déjà en marche, qui servira autant la Seine-Saint-Denis, que les départements voisins. Notre action n’a jamais été un combat contre le Val-d’Oise, mais pour nos territoires », n’oublie pas de préciser l’élu régional, qui se bat aussi contre son clan politique.
En lire plus : http://www.gazettevaldoise.fr/2016/09/16/europacity-apres-le-debat-le-combat/
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