Catégories
Justice-Procédures en cours PLU, ZAC, débat public S'informer

ZAC DE GONESSE : UNE DÉCISION DE JUSTICE QUI NE VALIDE EN RIEN LE PROJET EUROPACITY ! 13/07/2019

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

ZAC de Gonesse : une décision de justice totalement contraire au droit de l’environnement !

La cour administrative d’appel (CAA) de Versailles a annulé le 11 juillet 2019 la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui avait annulé le 6 mars 2018  2018 l’arrêté du 21 septembre 2016 du préfet du Val-d’Oise approuvant la ZAC du Triangle de Gonesse.

Europacity, porté par Ceetrus, foncière du groupe Auchan, et le conglomérat chinois Wanda n’est pas validé pour autant.

Avec son projet de piste de ski artificielle, ce projet n’en reste pas moins contestable et contesté, du fait qu’il fragiliserait le commerce de proximité et détruirait des terres de grande qualité d’autant plus précieuses qu’elles sont devenues une source de fraicheur et de captation du CO2 dans un environnement fortement urbanisé.

« Nous allons nous pourvoir en cassation, cette décision est totalement contraire au droit de l’environnement », a réagi auprès de l’AFP Étienne AMBROSELLI, avocat de notre Collectif CPTG, de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT ÎLE-DE-FRANCE, des AMIS DE LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE,  des AMIS DE LA TERRE VAL D’OISE (ATVO), du MOUVEMENT NATIONAL DE LUTTE POUR L’ENVIRONNEMENT (MNLE 93), de VAL D’OISE ENVIRONNEMENT (VOE), de DES TERRES, PAS D’HYPERS !, de ENVIRONNEMENT 93, du RÉSEAU d’ASSOCIATIONS POUR LE MAINTIEN D’UNE AGRICULTURE PAYSANNE EN ÎLE-DE-FRANCE et VIVRE MIEUX ENSEMBLE A AULNAY-SOUS-BOIS.

Alors que le tribunal de Pontoise estimait notamment que les analyses étaient insuffisantes concernant les émissions de CO2 induites par les déplacements de touristes amenés à se rendre à EuropaCity (31 millions de visiteurs prévus par an), la cour d’appel de Versailles estime que l’étude d’impact « n’avait pas à inclure la question des émissions de CO2 ».

Une justification « stupéfiante » pour Me AMBROSELLI, qui revient, à ses yeux, à dire « on n’a pas à étudier l’impact principal d’un tel projet, celui de la pollution de l’air et de la contribution au réchauffement climatique ».

Le jugement du 11 juillet est d’autant plus surprenant qu’il va à l’encontre des conclusions du rapporteur public devant cette même cour administrative d’appel de Versailles à l’audience du 6 juin 2019 qui étaient favorables au maintien de l’annulation de la création de la ZAC.

Même s’il s’agit bien là d’un revers judiciaire pour tous les opposants au projet Europacity, rien ne permet d’en conclure que la messe est dite.

  1. Cette décision ne donne pas un blanc-seing au projet de méga-centre commercial EuropaCity puisque qu’elle ne modifie en rien le PLU qui interdit d’artificialiser les terres agricoles du Triangle de Gonesse.
  2. Cette décision ne supprime pas l’aberration que représenterait la création de la ZAC à seule fin de permettre la construction d’un méga-complexe commercial qui détruirait des milliers d’emplois dans les centres commerciaux voisins et dans les centres-villes de Gonesse et des villes voisines, alors que le le gouvernement s’est engagé le 11 octobre 2018 à financer le plan « Action cœur de ville » de la ville de Gonesse. Comme l’a déclaré la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, vendredi 12 juillet sur Radio classique : « Ça n’a aucun sens de remettre de l’argent et de l’énergie pour permettre à des commerces de centre ville dans des villes moyennes de réouvrir tout en autorisant des grandes surfaces ou des centres commerciaux en périphérie ». (cliquez sur la photo pour voir l’extrait de l’émission de Radio Classique). 
  3. Cette décision n’annule pas le recours contre le permis de construire de la Gare de Gonesse que nous avons déposé le 15 novembre 2018 pour l’annulation de l’arrêté délivré par le Préfet du Val d’Oise en septembre 2018.
  4. Cette décision n’annule pas non plus la procédure de référé engagée le 9 juillet 2019 auprès du Tribunal administratif de Montreuil pour demander la suspension d’exécution de l’arrêté interpréfectoral autorisant la création et l’exploitation de la Ligne 17 nord n° 2018-2627 du 24 octobre 2018.
  5. Et, surtout, cette décision n’annule pas le dépôt effectué en mai 2016 d’une pétition auprès du parlement européen pour non respect du droit communautaire au regard de l’urgence climatique et en raison des impacts désastreux qu’aurait la ZAC du Triangle de Gonesse sur l’environnement. (cliquez sur la photo pour voir l’intervention du député européen Pascal DURAND lors de la Conférence de presse à la Bourse du travail de Paris le 23 mai 2016).

Ainsi la bataille juridique est loin d’être terminée.

Retour sur l’audience du 6 juin 2019

Le 6 juin le rapporteur public avait souligné que l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique, en mai 2016, ne précise pas  comment les besoins en énergie importants de la ZAC, notamment d’EuropaCity et de sa piste de ski, pourraient être couverts par des sources d’énergie renouvelable, approuvant ainsi l’annulation prononcée le 6 mars 2019 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise Notre avocat, Maître AMBROSELLI, a rappelé dans sa plaidoirie qu’il y avait dans le jugement du TA de Cergy-Pontoise deux autres vices tout aussi intéressants. Il s’agit de l’absence d’estimation des gaz à effets de serre émis par les visiteurs qui viendraient à EuropaCity, notamment en avion,  et de l’absence d’estimation des impacts cumulés des différents projets sur la zone avec celui de la ZAC, notamment ceux de la ligne 17.

Alors que la cour communique habituellement sa décision  dans les 15 jours qui suivent l’audience publique, cette fois les juges d’appel ont attendu 5 longues semaines pour annoncer que, loin de suivre les recommandations du rapporteur public, ils préféraient retenir les arguments de l’avocat de Grand Paris Aménagement qui a prétendu qu’il n’appartient pas à GPA de prévoir les sources d’énergie nécessaires à l’alimentation de la ZAC, oubliant un peu vite toute la publicité de CEETRUS –la filiale immobilière du groupe AUCHAN- qui prétend qu’EuropaCity serait autonome du point de vue énergétique.

Voir l’article d’Anne COLLIN pour le journal LE PARISIEN « EuropaCity : L’annulation de la ZAC du triangle de Gonesse pourrait être confirmée » ICI et celui de Sibylle VINCENDON pour le journal LIBERATION « Une embûche de plus pour le centre commercial géant Europacity » ICI

Pour aller plus loin, voir :

  1. le texte intégral de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Versailles du 11 juillet 2019 ICI
  2. l’extrait relatif à EuropaCity de l’interview d’Emmanuelle Wargon à Radio classique ICI
  3. notre article du 28 mai 2016 sur le dépôt d’une pétition auprès du parlement européen ICI
  4. l’article de Pierre SASSIER « La cours d’appel invalide l’annulation de la ZAC du triangle de Gonesse » le 14 juillet 2019 dans son blog ICI
  5. la vidéo complète de la Conférence de presse à la Bourse du travail de Paris le 23 mai 2016 ICI
Catégories
Agir Les événements et actions S'informer

EuropaCity – FORTE MOBILISATION CONTRE L’OUVERTURE DU CHANTIER DE LA GARE

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

À 7h mercredi 26 juin, lundi 1er, mardi 2 et vendredi 5 juillet nous étions sur le Triangle de Gonesse pour nous opposer à l’ouverture du chantier de la gare en pleins champs !

Mercredi 26 juin nous étions presque une centaine pour arrêter cette saignée illégitime dans un champ de maïs sur le triangle de Gonesse. Il s’agit de la préparation du réseau d’assainissement qui aurait pu desservir la gare en pleins champs indispensable au projet EuropaCity si ce grand projet inutile n’avait pas été bloqué par la justice au nom de la préservation de l’environnement et du climat.

[smartslider3 slider=6]

Ainsi en pleine canicule, ils ont sauvagement détruit des centaines de m2 de magnifiques maïs pour ouvrir une route nullement urgente destinée à desservir le chantier du métro de la ligne 17 prévu en 2027 ! Pendant que les agriculteurs du Gard pleurent leur maïs minuscules et desséchés, ici les terres sont tellement profondes qu’il n’y a nullement besoin d’arrosage. Quelles terres agricoles conserver pour piéger le carbone et nous nourrir ? Évidemment les meilleures ! Ce sont celles de la Plaine de France, car le seigneur qui possédait ces terres était tellement riche qu’il est devenu roi et ce petit pays de France a donné son nom à la nation. C’est un patrimoine national dont la destruction serait inacceptable. Dimanche 30 juin on a mesuré la température dans les maïs : 30° et sur la route : 38° ! Comment oser détruire un îlot de fraîcheur qui fait baisser la température de 8 degrés dans une banlieue nord presque totalement minéralisée qui a enregistré un maximum de morts en 2003 ! Notre projet CARMA de maraîchage sera bien plus utile que tous les projets de la ville de Paris pour végétaliser les toits et les terrasses de la capitale !

Sur toutes ces questions nous vous invitons à (ré)écouter l’émission de France Inter, « le Téléphone sonne » du 2 juillet 2019 intitulée : « Comment adapter nos villes au changement climatique ». Pour (ré)écouter les arguments très importants qui ont été avancés à l’encontre du projet EuropaCity et en faveur de la préservation des 700 ha de très bonne terre agricole convoités par Auchan et son allié chinois WANDA, cliquez ICI. (extrait de 8’39)

Ainsi ce chantier est doublement illégitime : d’abord parce qu’il est sur le territoire de la ZAC de Gonesse dont la création a été interdite par le tribunal administratif de Pontoise, ensuite parce que ces terres étant toujours à vocation agricole dans le PLU de la ville de Gonesse, il n’y a aucune raison de créer ce réseau d’assainissement.

Voir les reportages et articles parfaitement documentés de :

  • Alexandre-Reza KOKABI pour le site d’information écologique Reporterre « Les opposants à EuropaCity bloquent les travaux de la future gare » ICI
  • Thibault CHAFFOTTE pour le journal LE PARISIEN le 26 juin « Les anti-EuropaCity mobilisés contre les premiers coups de pioche » ICI et le 2 juillet « Gonesse : première action de blocage des anti-EuropaCity«  ICI
  • Jade LINDGAARD pour le site d’information numérique MEDIAPART « De Gonesse à Roissy, une bombe climatique au nord de Paris » ICI ou ICI
  • du journal Libération « Mobilisation contre le début des travaux à EuropaCity » ICI
  • le reportage de France 3 réalisé le 2 juillet au matin et diffusé le soir même dans le JT du 19/20 (2mn) ICI
  • et les 2 mn du journal de France Culture le lendemain matin 27 juin à 8h (de 4’15 à 6’15) :

Voir aussi la vidéo réalisée sur place par notre marraine Marie-Monique ROBIN ICI et notre page Twitter ICI.

Lire nos derniers communiqués de presse ICI et ICI.

Pour comprendre les enjeux réels de cette bataille pour empêcher le gâchis de la construction en pleins champs d’une gare du Grand Paris Express, découvrez :

    1. l‘article que Jacqueline LORTHIOIS et Harm SMIT viennent de publier sous le titre les « Les écueils du Grand Paris Express » dans la revue metropolitiques ICI.
    2. l’article que Alexandra CHAIGNON a écrit mardi 2 Juillet pour le journal l’humanité sous le titre « URBANISATION. LE CHANTIER DE LA DISCORDE A COMMENCÉ » ICI.
    3. l’article que Pierre SASSIER a écrit sous le titre « Occupation du triangle de Gonesse, acte 2 en photos et commentaires » pour son blog hébergé par Médiapart ICI.

Pour connaître la suite de la mobilisation, voir ICI

Catégories
Justice-Procédures en cours S'informer

2019 : LE TEMPS DE LA JUSTICE POUR LES TERRES DU TRIANGLE DE GONESSE

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Ce sont pour l’essentiel trois projets qui menacent l’avenir des dernières terres agricoles du triangle de Gonesse au nord de Paris entre Le Bourget et Roissy :

  • la construction de la station de métro de la future ligne 17,

  • la construction d’Europacity (commerces, cinémas, restaurants, et autres installations dites de loisir) sur 80 ha,

  • la construction d’un quartier d’affaires : bureaux, hôtels, etc. sur 200 ha.

I. Une prérogative nécessaire à l’aménagement du triangle de Gonesse : le PLU (plan local d’urbanisme). Pouvoir public compétent : le conseil municipal de la ville de Gonesse

Volet administratif : En 2011 a été ouverte la révision du PLU de Gonesse avec l’objectif principal la ZAC du Triangle de Gonesse. En juillet 2017, le commissaire-enquêteur transmet son rapport, dont l’avis est défavorable, à la ville de Gonesse. En Septembre 2017, le conseil municipal de Gonesse vote pourtant l’adoption du PLU. En Septembre 2018, le conseil municipal vote une modification simplifiée du PLU pour que la zone 1AUgp destinée à la gare ne soit pas soumise à l’obligation d’opération d’ensemble et permettre ainsi la signature du permis de construire de la gare dans les champs.

Volet Juridique : Trois recours ont été déposé contre ce PLU par le CPTG (et différentes associations pour la protection du triangle de Gonesse contre l’urbanisation), la CAPADE (associations de commerçants opposés à Europacity) mais aussi par Aéroville (société de gestion du centre commercial de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle). L’audience prévue le 8 janvier 2019 a été reportée la veille au 28 janvier et la décision sera connue dans les semaines qui suivront l’audience.

La révision de septembre 2018 a fait l’objet d’un recours gracieux en novembre 2018.

II. Les premiers aménagements (voirie, adduction d’eau, électricité…) soumis à la création d’une ZAC (zone d’aménagement concerté). Pouvoir public compétent : préfet du Val d’Oise, aménageur : établissement public du Grand Paris Aménagement (GPA).

Volet administratif : L’arrêté préfectoral de création de la ZAC a été signé le 21 Septembre 2016. Une enquête publique préalable à la DUP (déclaration d’utilité publique) a été organisée du 8 janvier au 21 février 2018 suivie d’un avis favorable (avec des conditions, réserves et recommandations) le 19 juillet 2018 du commissaire enquêteur. Le 20 décembre 2018 la DUP a été signée par le préfet du Val d’Oise.

Volet juridique : En novembre 2016 plusieurs associations de protection de l’environnement demandent l’annulation de l’arrêté préfectoral en question, en relevant notamment les insuffisances de l’étude d’impact du projet d’urbanisation. Le 6 mars 2018, le tribunal administratif de Cercy-Pontoise  a  annulé l’arrêté de création de la ZAC, en se fondant en partie sur un avis de l’Autorité Environnementale de 2017. L’établissement public GPA  et le ministre de la cohésion des territoires font appel de cette décision auprès de la Cour administrative d’appel de Versailles. Par ailleurs, une demande de sursis à exécution a été formulée par le ministre de la cohésion des territoires.

Aucune des deux procédures n’a fait l’objet d’une clôture d’instruction. Les mémoires en réponse à celui des appelants sont en cours de finalisation.

Un recours contre la DUP devrait être déposé dans les 2 mois.

III. La gare de Gonesse de la future ligne 17, prévue pour 2027

Volet administratif : L’État, par publication au journal officiel, déclare d’utilité publique la construction de la ligne le 17 février 2017 et permet donc les expropriations nécessaires à ce projet. Le permis de construire de la gare de Gonesse instruit par les services de l’état a été validé le 18 septembre 2018 par le préfet du Val d’Oise. Le 24 octobre 2018 l’autorisation environnementale a été signée, le droit de recours est de 4 mois.

Volet juridique : l’avocat qui nous défend a déposé un recours contre le permis de construire de la gare devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Nous sommes dans l’attente d’une décision. Un recours contre l’autorisation environnementale est en préparation. La très faible fréquentation observée sur la ligne du bus n° 20  – représentant 1 à 2 % des flux nécessaires à l’implantation d’une gare d’interconnexion (100 millions de passagers par an) – démontre clairement qu’il ne serait ni rentable ni utile de réaliser un équipement qui vient justement d’être retiré de la programmation régionale.

 

IV. Le projet Europacity, mené par Ceetrus (anciennement Immochan), filiale immobilière du groupe Auchan, en partenariat avec le consortium chinois Dalian Wanda Group

Volet administratif : Ce projet a fait l’objet d’un débat public organisé par la CNDP (commission nationale du débat public) du 13 mars  au 13 juillet 2016. Le permis de construire n’a pas encore été attribué ni l’autorisation commerciale (CDAC-CNAC). A ce jour les 80 ha convoités pour Europacity ne sont pas expropriés. L’expropriation nécessitait la signature de la DUP de la ZAC. Une convention non rendue publique (secret des affaires invoqué) a été signée en 2015   entre  l’aménageur EPA Plaine de  France et Europacity qui prend fin en décembre 2018.  Le 1er janvier 2017 l’EPA Plaine de France fusionne avec GPA qui devient l’aménageur.

La convention signée en 2015 a été prorogée par le CA de GPA en juillet 2018. Un courrier du premier ministre précise l’orientation donné à GPA pour renouveler la convention.

Volet juridique : question : cette convention sera-t-elle attaquable devant une juridiction ? Rappelons que nous n’avons aucune information sur cette convention, le secret des affaires étant invoqué, ce qui pose un sérieux problème de démocratie.

 

V. Pétition relative au respect du droit communautaire contre le projet de la ZAC du Triangle de Gonesse

Volet juridique : un dossier a été déposé en mai 2016 auprès de la Commission des Pétitions du Parlement européen qui l’a jugée recevable par notification du 21 décembre 2016. La pétition demeure ouverte en attente des décisions de la juridiction française.

VI. L’EPFIF demande au TGI de Pontoise en référé l’expulsion des opposants à EuropaCity de la parcelle qu’ils cultivent sur le Triangle

Volet juridique : Enfin, rappelons qu’une modeste parcelle agricole de 0,12 ha est cultivée en potager sur le Triangle de Gonesse par les opposants à Europacity depuis mars 2017, avec l’accord de l’agriculteur propriétaire de l’époque. Elle permet d’organiser divers évènements dont les Fêtes des Terres de Gonesse en mai 2017 et 2018. L’EPFIF, devenu propriétaire de cette parcelle, en demande l’expulsion du CPTG. Une première audience en référé s’est tenue le 16 mai 2018, un report a été obtenu au 11 juillet, puis au 12 septembre, au 14 novembre 2018 puis au 5 décembre, date à laquelle notre avocat, Me Étienne AMBROSELLI, n’a eu aucun mal à démontrer que l’EPFIF ne subit aucun trouble de jouissance.

Le jugement sera rendu le 23 janvier 2019. Grâce aux semeuses et semeurs volontaires qui ont déclaré avoir eux-mêmes planté sur la parcelle en question, une dimension plus politique a été donnée à cette procédure décidée par l’EPFIF.

Pour en savoir plus: voir ICI.

LP / Louis Mbembe « Gonesse, dimanche 18 mars 2018. Des grains d’orge pour enrayer l’urbanisation du Triangle de Gonesse. L’Établissement public foncier d’Ile-de-France les avait sommés de quitter les lieux il y a quelques jours. En réponse, des membres du collectif défendant les terres agricoles sont venus hier planter de l’orge. »

Telle est la 6ème photo du diaporama mis en ligne le 19 déc. 2018 par le journal LE PARISIEN pour illustrer les principaux événements de l’année 2018 en Val d’Oise. Voir les autres photos ICI.

Voir aussi le reportage réalisé en 2018 par Hortense Chauvin, étudiante à Sciences-Politiques-Paris, publié le 21 déc. 2018 sur le site du magazine SOCIALTER en cliquant : ICI

 

Catégories
CARMA-Projets alternatifs Territoire et banlieues

UNE COOPÉRATIVE AGRICOLE POUR LE TRIANGLE DE GONESSE-8.02.2018

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Avec l’aimable autorisation de Maxime ROUESNEL, nous vous proposons de découvrir la démarche et le processus de conception de cette coopérative agricole pour le Triangle de Gonesse.

 

Projet alternatif au centre commercial EuropaCity

Projet de fin d’études soutenu par Maxime ROUESNEL

le 8 février 2018

École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de PARIS-Val de Seine

DE2 Écologie(s) : Écologies urbaines

– – – – –

« Ce projet se présente comme une alternative à l’urbanisation du Triangle de Gonesse, enclave agricole située dans le nord du Grand Paris, entre les aéroports de Roissy Charles de Gaulle et du Bourget, aux frontières actuelles de la métropole. Cette urbanisation, dont le fer de lance est le centre commercial EuropaCity, se ferait au détriment de terres agricoles d’excellente qualité.

Ce projet propose à échelle urbaine une redynamisation de l’espace agricole, en convertissant la monoculture intensive en une polyculture de proximité, biologique, favorisant la biodiversité et indépendante des intrants, paysagée et capable d’offrir aux habitants des communes proches de l’alimentation de qualité, ainsi qu’un cadre de qualité pour leurs promenades.

Le projet architectural consiste en une coopérative agricole, qui allie au programme logistique des ateliers de transformations des produits, un espace de vente sur place, un restaurant, une pépinière, une écurie, une basse cour et des jardins partagés.

Cette coopérative est vue comme un lien entre la ville et la campagne, dans un nouveau rapport symbiotique à même de répondre aux enjeux du XXIème siècle. » (4ème de couverture p. 142).

– – – – –

« Ce projet de fin d’études fait le pari d’une redynamisation agricole du Triangle de Gonesse, vers une agriculture plus locale, moins gourmande en énergie et en intrants, moins polluante, et favorisant la biodiversité.

Au moment où la question de l’agriculture urbaine est sur toutes les lèvres, pour assouvir un besoin de nature et assurer l’approvisionnement d’une population de plus en plus urbaine2, il a semblé intéressant de revenir à une forme ancestrale d’agriculture, qui a déjà existé à Paris sous la forme de ce qu’on appelait la ceinture maraîchère.

Pour réaliser ce projet, je me suis appuyé sur des références bibliographiques, des visites de site, et des rencontres avec des acteurs du monde agricole. » (p. 5)

– – – – –

Ce rapport constitue une défense et illustration du « cercle vertueux où l’agriculture favorise la biodiversité qui elle-même favorise le rendement agricole et l’intérêt des habitants. Ce dernier favorise en retour les débouchés des produits agricoles. Au sein de ce cercle, urbanisme, paysage et architecture sont des clés pour en tisser les liens.

En densifiant et en mixifiant le tissu urbain et en appliquant ce type de projet tout autour du Grand Paris, on pourrait générer une lisière urbaine active et désirable, incitant à limiter l’étalement urbain et générant des espaces verts de proximité tout en fournissant des produits locaux aux urbains. » (extrait de la Conclusion p. 53).

Découvrez le rapport de 140 pages en cliquant ICI