Catégories
A venir Agir Alimentation Biodiversité Climat-Sols-Environnement Dans le Triangle Médias Sols

Samedi 6 décembre, soupe à la citrouille du Triangle

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

🥁Le cptg s’installera avec son chaudron de soupe 🫕à la citrouille 🎃( cultivée par le cptg sur les terres agricoles du Triangle de Gonesse ( 146 kg de récolté ) et cuisinée par des cptgistes avec ❤️)
le SAMEDI 6 DÉCEMBRE de 11h à 14h dans le quartier populaire de la Fauconniere à Gonesse !
Venez vous réchauffer avec un bon bol de soupe🥣 et papoter avec le cptg sur les questions de préservation des terres agricoles , d’agriculture paysanne , de santé, d’alimentation, de restauration scolaire , de transports , d’écoles .
Le jeu de la pesée de notre plus grosse citrouille sera proposé aux petits et aux grands ➡️ 🎯 ➡️ 🎁. 🙂

Catégories
Agir Alimentation Dans le Triangle S'informer Sols

ZADimanche du 12 Juillet : spécial Autonomie Alimentaire !

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

ZADIMANCHE 12 juillet 2020 :
à la rencontre des activistes
de l’autonomie alimentaire !

La crise du Covid-19 et le confinement ont rappelé le peu d’autonomie alimentaire des grandes villes, l’urgence de développer l’agriculture locale, les énormes besoins en solidarité alimentaire. La défense des terres de Gonesse, contre l’urbanisation et pour le projet CARMA, est au cœur d’une telle lutte. Parlons-en et rencontrons celles et ceux qui font vivre l’autonomie et la solidarité alimentaires en Ile-de-France !
Ce dimanche 12 juillet sur le Triangle de Gonesse, venez vous informer sur la mobilisation, découvrir la permaculture francilienne et mettre la main à la pâte / à la terre !

PROGRAMME

10h30-12h : Jardinage sur la parcelle

12h30-14h : Pique-nique (auberge espagnole)

Apportez quelque chose à boire ou à manger pour le buffet. Si vous êtes motorisé·e, apportez aussi de quoi s’assoir (chaises, palettes) et de quoi vous protéger du soleil (parasol, barnum…)

14h-15h : De la lutte pour les terres de Gonesse à l’autonomie alimentaire

État des lieux de la mobilisation pour le triangle de Gonesse (mobilisation contre la gare, municipales…) et présentation du projet CARMA.

15h30-17h : Comment produit-on une bonne alimentation en IDF ? Comment mettre en lien solidarité alimentaire et production de qualité ?

Rencontre et discussion avec des acteurs de la permaculture et de la solidarité alimentaire en Ile-de-France.

18h : Apéro ?

 Tout au long de la journée : ballades-visite sur le triangle pour les curieux·ses, recueil de témoignages écrits et sonores (radio Zoom Écologie), échanges sur l’actualité des luttes et actions contre les Grands Projets Inutiles et Imposés dans toute la France.

Pour celleux qui le souhaitent, et aider l’organisation, manifestez votre intérêt ici !

Catégories
Agir Alimentation Nous les soutenons S'informer Sols Soutiens

Maraichage solidaire

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Suite à l’appel « des bras pour ton assiette » lancé début avril par le ministre de l’agriculture, des membres du CPTG ont répondu au besoin d’aide des maraîchers de Laurent Chatelain au Thillay, commune voisine de Gonesse.

Bâchage bâchage des serres endommagées durant l’hiver

plantation de poivrons. Plantations

A noter : une AMAP de Marcoussis (91) récemment lancée a pu aussi compter sur ses adhérents pour bâcher ses premières serres.
Sans doute en connaissez vous d’autres ? A vos commentaires !

Catégories
Alimentation Climat-Sols-Environnement S'informer Sols Territoire et banlieues

Au salon de l’agriculture le président E. Macron déclare-t-il la guerre à l’artificialisation des terres agricoles ? – 25/02/2019

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

ZÉRO ARTIFICIALISATION NETTE  ≠  ZÉRO ARTIFICIALISATION !

 

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse se réjouit des paroles du président E. Macron contre « l’artificialisation des terres » dans son discours d’inauguration du Salon de l’agriculture samedi 23 février.

Cependant nous nous méfions très fortement de l’expression « zéro artificialisation nette » parce qu’avec le projet EuropaCity des groupes AUCHAN-WANDA nous ne connaissons que trop la possibilité accordée aux champions des grands projets inutiles de s’acquitter de cette exigence légale en compensant simplement la destruction de terres agricoles par des promesses qui ne sont que des leurres.

C’est exactement ce que le CPTG dénonçait le 2 juin 2018 sur la place de la République à Paris où s’exposait déjà un tel outil de pseudo-compensation nommé « Happy Vallée » ! Voir notre article : Happy Vallée, le faux nez d’EuropaCity.

A Notre-Dame-des-Landes aussi, Vinci a tenté d’obtenir son aéroport grâce à un simulacre de programme de compensation qui ne trompait personne.

 

EXTRAIT DU DISCOURS DU PRÉSIDENT MACRON

 

Source : http://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/02/23/salon-agriculture

23 février 2019 – Seul le prononcé fait foi

(…)

 » Une société qui ne valorise pas le travail de la terre qui ne veille pas sur celles et ceux qui cultivent, qui élèvent, c’est une société en danger de mort, c’est une société qui construit les conditions pour ne pas pouvoir se nourrir elle-même dans un monde de plus en plus incertain et donc anticiper puisque c’est le troisième principe d’action que je vous propose au niveau européen, c’est anticiper le renouvellement des générations et la bataille indispensable que nous devons mener pour ce faire.

On sait ce qui bloque aujourd’hui : c’est l’accès à la terre agricole en raison de deux phénomènes.

 

  • Le premier, l’artificialisation des terres : la France, pour ne parler que d’elle, a perdu un quart de sa surface agricole sur les 50 dernières années. Pour y remédier, nous avons fait ce choix radical avec le gouvernement de viser le « zéro artificialisation nette » et donc, nous sommes en train de voir comment tenir cet engagement en particulier dans nos politiques d’urbanisme. C’est un véritable défi parce qu’il vient à rebours de tout ce que nous avons fait depuis des décennies ou si nous regardons l’évolution de nos villes ou plus exactement des périphéries de nos villes, nos villages, nous n’avons cessé de grignoter les terres agricoles pour ouvrir des zones commerciales, des zones industrielles et des zones de logistiques. Il faut rompre avec cette pratique et là aussi, le combat agricole est pleinement réconcilié avec le combat écologique parce que cette extension progressive est mauvaise sur le plan environnemental et donc le zéro artificialisation nette, c’est un vrai changement de l’organisation de notre urbanisme et de nos pratiques.

… »

 

Mais le gouvernement a un bon moyen de lever nos craintes : annuler le permis de construire de la gare en plein champ du Triangle de Gonesse et renoncer au recours engagé contre la décision du Tribunal administratif de Cergy annulant le décret préfectoral autorisant la création de la ZAC de Gonesse sur des terres agricoles qui sont parmi les meilleures d’Île-de-France.

Catégories
Alimentation S'informer Territoire et banlieues

Au Pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition explore le potentiel agricole de l’Ile-de-France – 19/11/2018

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Contre-exemple d’aménagement urbanistique à vocation agricole, selon M. Rosenstiehl, le projet Europacity sur le triangle de Gonesse illustre « tout ce qu’il ne faut pas faire » pour rendre une ville agricole.

Au Pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition plaide pour la reconstruction en Ile-de-France de liens intimes entre l’agriculture et la ville.

Extrait du communiqué de presse annonçant l’exposition :

« La manifestation « Capital agricole – Chantiers pour une ville cultivée » déterre les liens qualitatifs entre production agricole et production urbaine, entre le cultivé et l’habité entre la ville et le sol.
L’urbanisme engagé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, hiérarchisant les rapports entre l’Urbain, la Nature et l’Agriculture, a conduit à l’impasse environnementale actuelle. Il a aussi anéanti l’exceptionnel patrimoine agricole francilien de la fin du XIXe mené par des cultivateurs « spécialistes » inventant d’autres cultures pour nourrir Paris tout en préservant la faune et la flore. C’est sur cette agriculture urbaine oubliée et réhabilitée dans l’exposition, que se fondent aujourd’hui les architectes, urbanistes, agriculteurs, écologues, ingénieurs, entrepreneurs, historiens, géographes, sociologues…, réunis autour de l’agence d’architecture SOA, Augustin Rosenstiehl, pour envisager de nouveaux modèles hybrides. »

Augustin Rosenstiehl, architecte et commissaire de l’exposition CAPITAL AGRICOLE soutenue par la Ville de Paris, dirige un laboratoire de recherche sur l’agriculture depuis 10 ans :

« … Seulement 1,5% des fruits consommés par les Franciliens proviennent de la région, et moins de 10% des légumes … Nous sommes convaincus que l’agriculture urbaine peut participer à la nourriture de l’Ile-de-France, à condition qu’il y ait un soutien public pour soutenir sa créativité et accompagner l’excellence, comme cela fut le cas au début du siècle, via les dépôts de brevet, ouvertures d’écoles (Grignon, Versailles, Rambouillet…) et les lancements de formations d’une élite horticole », assure-t-il.

L’architecte critique particulièrement la « nature-décor » inventée par l’urbanisme des années 50-60, une « illusion » selon lui.

« L’exposition montre qu’en Ile-de-France, la ville moderne a créé deux fois plus de nature qu’il n’y en avait en 1900, avec ses jardins individuels, pavillons, parcs de loisirs et pelouses autour des grands ensembles », mais cette nature ne crée aucune biodiversité, dit M. Rosenstiehl.

Ainsi en 1900, 17% des emprises au sol en Ile-de-France étaient constituées de « nature » (bois, forêts, marécages, etc.), selon la carte militaire de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU). En 2012, ce chiffre monte à « 33% des emprises », démontre le commissaire de l’exposition. « Le drame c’est qu’au passage, on a supprimé l’agriculture urbaine qui a prouvé sa capacité à nourrir et à nicher la biodiversité », constate-t-il en citant « les fosses à cresson de Stains ou les murs à pêches de Bagnolet ».

« Il ne s’agit pas de refaire la même chose, mais de régulariser ce qui est en train de se passer », plaide-t-il en évoquant une expérience d’élevage urbain en Seine-Saint-Denis « freinée » par les lois d’urbanisme françaises délimitant férocement les terrains en A (agricoles), U (urbains), ou N (nature), et empêchant la mixité. …

Contre-exemple d’aménagement urbanistique à vocation agricole, selon M. Rosenstiehl, le projet Europacity sur le triangle de Gonesse, entre Paris et Roissy, illustre « tout ce qu’il ne faut pas faire » pour rendre une ville agricole.

« Ce projet prévoit un aménagement très horizontal et très consommateur de terres, or il faut des centaines d’années pour reconstituer des sols agricoles », souligne-t-il, en appelant à repenser une véritable « programmation urbaine » de l’aménagement agricole.

Découvrez ICI l’intégralité de l’interview donné à l’AFP et publié par Sciences et Avenir le 14 novembre 2018.

Expo Capital Agricole
Jusqu’au 27 janvier 2019
Pavillon de l’Arsenal 21 boulevard Morland 75004
Du mardi au dimanche de 11h à 19h
Visites guidées gratuites tous les samedis et dimanches à 15h

 

AVANT PROPOS

ANNE HIDALGO  –  Maire de Paris – Extraits

« … Notre planète fait face à un défi écologique et alimentaire majeur. Prenant enfin conscience que les ressources de la Terre sont limitées et que le changement climatique fait peser sur notre avenir un grand danger, nous interrogeons nos façons de produire et de consommer. Nous avons une responsabilité civique et politique : celle de tout faire pour léguer aux générations futures un monde respectueux du vivant et de son environnement.

Dans ce monde en évolution, l’opposition entre ville(s) et campagne(s) n’apparaît plus appropriée, tant elle induit de déséquilibres entre les territoires. Il nous faut décloisonner les espaces, rendre les frontières plus poreuses, accroître les échanges entre urbains et ruraux. La préservation des terres agricoles, notamment en lisière des villes, ainsi que la compréhension des enjeux de l’agriculture sont essentiels pour le devenir de la planète et de ses habitants.

Au-delà, nous devons repenser la métropole parisienne dans son ensemble afin d’en faire un espace plus intelligent : un espace où peut s’épanouir la biodiversité, où urbains et ruraux s’enrichissent mutuellement grâce à de nouveaux échanges marchands et non marchands. Les circuits courts, la production d’énergies renouvelables, le développement des agro-matériaux, des biodéchets ou l’arboriculture sont des gisements d’emplois colossaux, des passerelles entre territoires et des manières de lutter contre la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Devançant souvent les décisions politiques, de nombreuses solutions alternatives émergent chez les agriculteurs, dans la société civile. Elles visent à redonner de l’équilibre, du sens et des racines – diversification des productions, transformation des produits, réduction traitements phytosanitaires, Amap, agriculture urbaine, jardins partagés en ville…

Notre responsabilité est d’encourager ces initiatives et de faciliter leur mise en œuvre à grande échelle, afin de renouer avec une alimentation durable, de favoriser la proximité, la diversité et les pratiques respectueuses de l’environnement, de la santé des consommateurs et des producteurs …. »

Un tel Avant-Propos, au dossier de presse et à l’album de l’exposition, réjouira les promoteurs du projet CARMA. Il redonne au CPTG et à tous les opposants au projet EuropaCity l’espoir de voir enfin la Mairie de Paris s’engager dans la défense des terres agricoles qui entourent la capitale et mettre fin à son soutien au projet EuropaCity et à ses opérations publicitaires dans la capitale comme le 2 août dernier avec le bien mal nommé carnaval « Happy Vallee » (Lire notre article du 2 juin 2018 : ICI ).

Pour aller plus loin :

Avant Propos complet de la Maire de Paris ICI

Le dossier de presse donne une bonne idée de l’exposition : http://www.pavillon-arsenal.com/fr/expositions/10992-capital-agricole.html

Catégories
Alimentation CARMA-Projets alternatifs Climat-Sols-Environnement S'informer

Un ancien ministre pour CARMA contre EuropaCity – 19/11/2018

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

« L’opposition entre EuropaCity et CARMA Gonesse est un conflit symbolique entre l’intérêt citoyen et l’intérêt financier. »

 

Telle est la conclusion de la lettre publiée le 9 novembre 2018 par Christian SAUTTER, ancien ministre et Catherine CADOU, traductrice favorite des metteurs en scène du cinéma japonais.

Christian SAUTTER, actuel Président de l’association France Active, a été préfet d’Ile-de-France et de Paris, puis secrétaire d’État au Budget avant de succéder à Dominique Strauss-Kahn comme ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le gouvernement Jospin et enfin Adjoint au maire de Paris, chargé des Finances, du Développement économique et de l’Emploi de 2001 à 2014 avec Delanoë.

Le 27 mai 2018 lors de notre dernière « fête des terres de Gonesse » Christian SAUTTER était venu surr le Triangle et nous avait déclaré : « Ce n’est pas sur le toit de la Samaritaine qu’il faut faire de l’agriculture, c’est ici, à Gonesse ! »

Sa dernière lettre intitulée « LE BIO, C’EST TOP » nous invite à un  « long voyage du Sénégal au triangle de Gonesse » avec comme boussole 3 principes simples :

  1. « Premier principe : partir des besoins plutôt que d’idées préconçues. Besoin d’une alimentation saine pour les citadins de Dakar comme de Paris. Besoin de travail moyennement qualifié à proximité des villes et villages.

  2. Deuxième principe : partir de l’offre locale plutôt que de fournitures multinationales : circuits ultra-courts dans les campagnes et vers les villes africaines ; agriculture urbaine dans le Grand Paris.

  3. Troisième principe : jouer le développement à long terme plutôt que la rentabilité immédiate. »

Et la conclusion qui s’impose à l’issue de ce voyage est très claire :

« l’opposition entre EuropaCity et CARMA Gonesse est un conflit symbolique entre l’intérêt citoyen et l’intérêt financier. »

Voilà une lettre qui tombe à pic, alors que nous n’avons pas moins de 5 procédures juridiques en cours contre EuropaCity, AUCHAN et le groupe chinois WANDA.

Pour lire le texte complet de la lettre de Christian SAUTTER  et Catherine CADOU, cliquez ICI

– – – – – –

On retiendra avec Christian SAUTTER  et Catherine CADOU la démonstration bien documentée des ingénieurs des Mines Adrien MANCHON et Ambroise MARIGOT :

« BIO : IL FAUT REVOIR NOTRE COPIE »

« A l’occasion d’un mémoire de fin d’études au Corps des mines, nous avons été amenés à travailler sur les industries agroalimentaires. Après avoir réalisé de nombreux entretiens avec des industriels, des associations professionnelles et des acteurs publics, nous avons choisi d’étudier la filière de l’alimentation biologique pour son grand potentiel et sa croissance fulgurante. Notre étude nous a conduits à mettre en lumière la  fragilité des industries bios françaises et l’impasse des politiques publiques en la matière, toutes deux dissimulées par l’euphorie autour de ce mode de consommation. »

« Le secteur agroalimentaire français traverse une crise profonde et les tentatives pour y remédier se sont trop souvent focalisées sur les aides à l’agriculture. Le problème structurel de la filière alimentaire française se situe pourtant en aval : les industries de transformation alimentaire manquent de compétitivité. Avec la montée du bio, entre autres nouveaux modes de consommation, le moment est opportun pour valoriser la qualité des produits français. Malheureusement, les industries bios sont les grandes oubliées des politiques publiques et le déficit commercial en produits transformés bios est abyssal. Il n’est cependant pas trop tard pour rectifier le tir et inclure dans ces politiques un volet de développement industriel, qui comprendrait un suivi chiffré ainsi que des politiques de financement et d’innovation. »

Pour lire l’article des deux ingénieurs des Mines publié dans La Gazette de la société et des techniques – n° 98 de septembre 2018,

voir : http://www.annales.org/gazette/2018/gazette_98_09_18.pdf