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24 heures pour sauver les terres de Gonesse

GudangBokep

Préparation

RENDEZ-VOUS sur le Triangle de Gonesse
« 24 heures pour sauver les terres de Gonesse »

Le samedi 14 juin à partir de 17 h
pour celleux qui souhaitent y camper
Le dimanche de 10 h à 17 h
pour planter et semer, s’informer et débattre

 

PROGRAMME :  LES 24H POUR LES TERRES NOURRICIÈRES  DU TRIANGLE DE GONESSE
(ACTE 3 DES SOULÈVEMENTS DE LA SEINE)
« 24 heures pour sauver les terres de Gonesse »

ATTENTION – Travaux prévus sur le RER D ce week-end-là – Vérifiez vos horaires

-Samedi à partir de 17h et toute la soirée
Installation du camping : lien d’inscription
Repas partagé, chacun-e apporte quelque chose à manger et/ou à boire
– Chansons de Romanée
Saynète humoristique (écrite par Jacqueline Lorthiois) « le service des réclamations des habitant·es du Triangle de Gonesse »
Camping sous les étoiles

-Dimanche à partir de 10h 
 Vélorution le dimanche, départ à 9h30 Place de la Bataille de Stalingrad  le long de l’avenue Jean Jaurès 75019 Paris, pour une arrivée sur le Triangle à 11h30
– 10h30  Plantation des semis de citrouille  dans la parcelle  
– 12h /13h30 : restauration sur place / buvette
– 14 h précises : Conférence sur le thème « agriculture, alimentation, restauration collective 100% bio » avec les deux intervenants, suivie d’un échange avec le public.

2 intervenants
Gilles Billen, chercheur émérite au CNRS, biogéochimiste, spécialiste des systèmes alimentaires et de l’agroécologie
Stéphane Dupré, conseiller municipal  de Romainville délégué à la démocratie alimentaire, qui a piloté le retour de la cuisine dans une école de la ville avec « Les Pieds dans le plat ». 

– Vers 15h15 : Saynète (écrite par Jacqueline Lorthiois) « Le Service des réclamations des habitant·es du Triangle de Gonesse » pour celles et ceux qui l’auraient manquée le samedi 24 mai à la Rencontre-débat en hommage au travail du Jacqueline Lorthiois et des co-auteurs du livre collectif « L’imposture du Grand Paris Express«  !
– Vers 15h30 : Prises de parole d’élu·es et d’associations
– Vers 16h15 : Déambulation extérieure au chantier de la ligne 17 nord et lancer de boules à graines sur l’ancienne emprise du chantier.

A 17h, conclusion de la journée. 

 

Déroulé

Samedi 14 juin, fin d’après midi : passages des équipes bleues, qui, parce que pas applaudies, ont décidé de bloquer gentiment quelques minutes l’accès au site. On est bien protégés …

Pendant ce temps là, est arrivé le pain totalement bio du pays de Zaclay (encore merci à la boulangerie militante), les livres se mettent en place, le camping s’installe, les barnums se remplissent, la sono se règle, et les champs se laissent visiter :

champs préparé, à remplir

vue de libellule sur la tour Eiffel

Dimanche 15 : La ZAD d’un jour se remplit et se déroulent les activités, repas et conférence-débat

Le nouveau potager avec les plans de citrouilles et de fèves de Barcelone

Le Triangle comme on l’aime

Pont joliment décoré

Marche pour aller rebaptiser la « gare dite de Gonesse » par Gare du maraîchage

Le communiqué de presse est ICI

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Est-95 : Une politique de transports irresponsable qui aggrave la situation de l’emploi

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Une analyse des besoins de transports portant sur 65 000 actifs en emploi habitant les 5 principales communes de l’Est du Val d’Oise 1 démontre qu’en 2016, ils ne sont plus que 6,1 % à travailler à Roissy.

Voilà 5 cartes (« Flux des actifs de 5 villes de l’Est-95« ) . Elles montrent une majorité d’actifs qui : soit travaillent dans leur commune de résidence (24,5%), soit dans des communes contigües (8%) ne nécessitant que des modes de transports doux ou de proximité, soit travaillent à Paris (25,3%) via le RER D dont les gares sont au cœur des zones urbanisées. Les flux de travailleurs vont au Sud ou Sud-Ouest et non comme « l’offre prétendue être utile » vers le Nord ou vers l’Est.

A quoi bon dépenser 3 milliards d’euros pour une ligne Le Bourget-Roissy située en Seine-Saint-Denis (sauf 3,5 km dans le Triangle de Gonesse en plein champ) à l’Est des flux d’actifs, pour rejoindre un aéroport qui licencie ? Car de 2008 à 2019, Roissy a supprimé 18 000 emplois, malgré une hausse du trafic de 24%…

Mais – prétendent nos détracteurs – s’il y a si peu d’actifs qui travaillent à Roissy, c’est parce qu’il n’y aurait pas de réels transports pour y aller ! Pas du tout ! Une analyse des besoins de transports portant sur 69 000 actifs du 93 – dans 3 communes 2 de l’intercommunalité de Paris-Terres d’envol (intitulé T7 au sein de la Métropole du Grand Paris) – démontre par les chiffres et les cartes que la situation est quasi-identique pour des communes desservies directement par le RER B dont les gares sont en centre-ville.

Les habitants en activité travaillent en majorité dans leur commune de résidence (24,1%) ou dans des communes adjacentes (4,5%) ou encore à Paris (23,9%). Les actifs de T7 ne sont que 5,1% à travailler à Roissy, bien qu’ils bénéficient d’un accès direct à Roissy via le RER B (dans le bon sens, Paris-Banlieue).
Voir ce graphique :

Ceci est la preuve irréfutable que Roissy (pas plus que des projets de type Triangle) n’est pas la réponse EMPLOI utile pour les habitants du territoire. Roissy n’est pas un pôle d’emploi (qui pourrait générer une forte attractivité sur la main-d’œuvre de son territoire environnant), mais un pôle d’activités spécialisé sur quelques filières qui couvre une palette très restreinte de métiers (environ 500 sur un total de 10 000, 5% de l’éventail) et qui a besoin pour trouver sa main-d’œuvre de recruter sur une immense aire d’attraction de 2000 communes 3 couvrant 11 départements et deux régions.

On ne le répètera jamais assez : Roissy n’est pas un pôle d’emploi LOCAL. Il est utile à la Métropole, pour accueillir les voyageurs et touristes, les touristes d’affaires et les VIP (Le Bourget), mais il possède un très faible impact sur les actifs résidents du territoire. Pour qu’un emploi implanté à Roissy embauche un actif du territoire, il faut en installer 19 qui font venir de la main-d’œuvre extérieure venant concurrencer la population locale, moins qualifiée et moins formée. Non seulement la situation de l’emploi avec l’implantation de nouveaux emplois ne s’améliore pas, mais elle s’aggrave.

1 Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Gonesse, Goussainville, Villiers-le-Bel

2 Aulnay-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Sevran

3 Dont 300 dans l’Oise et une centaine dans le Val d’Oise.

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Concertations publiques pour 3 BHNS du Grand Roissy

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Réunions publique, dites de concertation, pour trois bus à haut niveau de service (BHNS), à partir de Garges Sarcelles, Villiers le Bel, Goussainville la Plaine, vers parc des Exposition et Roissy Pôle

Rejoignez le CPTG lors de ces réunions !

Encore un projet pour justifier la gare sur le Triangle de Gonesse, sans aucun projet d’ensemble depuis l’abandon d’EuropaCity. C’est du gaspillage d’argent public avec de faux prétextes au lieu d’améliorer les transports existants.

Exemple : selon Transilien.com pour relier aujourd’hui la gare Garges Sarcelles à 7h du matin à Roissy Pôle, il faut 40 min. Avec le projet de BHNS passant par le Triangle de Gonesse il faudrait 52 min.

Voici les dates des 6 réunions publiques prévues :

  • Lundi 12 juin à 18h à Roissy-en-France (Mairie – salle du conseil)
  • Mardi 13 juin à 20h à Garges-lès-Gonesse (Mairie – salon d’honneur)
  • Mercredi 14 juin à 19h à Arnouville (Mairie – salle des mariages)
  • Lundi 19 juin à 19h à Villiers-le-Bel (à l’Espace Marcel Pagnol)
  • Mardi 20 juin à 18h30 à Goussainville (Maison pour tous, avenue Marcel Cerdan)
  • Jeudi 22 juin à 18h30 à Gonesse (Salle Jacques Brel)

Lien vers les dossiers techniques https://www.valdoise.fr/324-concertations-publiques-du-bhns-du-grand-roissy.htm

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Le fiasco du Grand Roissy : en dix ans (2012-2022), deux projets terminés sur 25

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Le fiasco du Grand Roissy : en dix ans (2012-2022), deux projets terminés sur 25

Résumé de l’article posté sur le blog de J. LORTHIOIS, https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/010722/le-fiasco-du-grand-roissy-en-dix-ans-2012-2022-deux-projets-realises-sur-25

Depuis 40 ans, la politique de développement du Val d’Oise se focalise sur l’aménagement du Grand Roissy. En 2012, l’EPA Plaine de France lançait une étude sur un ensemble de 25 projets programmés : le bureau d’études ECODEV avait alors évalué à 104 000 les emplois à créer en 2020-22 et 132 000 à terme. 10 ans après, le bilan est dérisoire : seuls 2 projets sont achevés, avec 5000 emplois… Malgré une telle déroute, les élus s’entêtent à poursuivre cette stratégie, en votant 3 nouveaux projets sur le Triangle de Gonesse le 8 juillet 2022. Analyse sans concessions.

Tous les signes témoignent du caractère « daté et dépassé » du modèle de « Ville aéroportuaire » promue par John Kasarda il y a plus de vingt ans1 : un grand aéroport comme moteur d’une « entité urbaine puissante », qui résume la politique d’aménagement dite du « Grand Roissy » défendue par le Val d’Oise et soutenue par la région Ile-de-France. Bien que l’on ait enregistré depuis une quinzaine d’années un découplage entre le trafic aérien – qui a continué à croître jusqu’en 2019 – et l’emploi – qui a entamé son déclin dès 2008, accéléré avec la pandémie –, les élus s’entêtent à tout miser sur le seul pôle aéroportuaire pour booster l’ensemble du développement de l’Est-95… Dans cet esprit, le Conseil départemental vient de ratifier en juillet dernier, le rajout de trois nouveaux projets du Grand Roissy à implanter sur le Triangle de Gonesse, destinés à justifier la gare du métro : une Cité scolaire, une administration d’État non précisée et le volet agricole d’Agoralim2 porté par la SEMMARIS, société gestionnaire du MIN de Rungis. Venant en appui, il est créé une Société Publique d’Aménagement d’Intérêt National (« SPLA-IN ») portée par Grand Paris Aménagement allié au CD 95 et à l’intercommunalité CARPF : un mode de gouvernance simplifié et centralisé qui permet de s’abstraire des procédures habituelles pour des projets d’urbanisme considérés comme « majeurs ».

Mais on a beau rajouter à la liste du Grand Roissy ces trois nouveaux projets à la faisabilité douteuse, les décideurs ne parviennent toujours pas à justifier de l’utilité socio-économique d’une gare située dans un désert humain : que signifie une Cité scolaire hors agglomération, avec un internat dans une zone interdite à l’habitat permanent, en raison des deux Plans d’exposition au bruit (PEB) des aéroports de Roissy et du Bourget ? Une administration d’État qui s’installerait au milieu des champs, absurdité telle que la désignation tarde depuis décembre 2021 ? Une activité de production de légumes du MIN de Rungis-Nord sur le Triangle de Gonesse, en l’absence de la possibilité d’acquisitions foncières ? J. Lorthiois a démontré dans une série d’articles que ni la fréquentation des populations, ni le nombre d’emplois nouveaux desservis, ni l’accessibilité à l’ensemble des emplois, ni les gains de temps, ni la centralité urbaine, ni la balance coûts financiers/avantages – autant de critères permettant de mesurer l’utilité de la gare du Triangle et plus généralement de la ligne 17 Nord – n’étaient nullement atteints, comme le montre le tableau récapitulatif : Malgré ces constats accablants, en 2021, nous avons eu la surprise de découvrir incidemment (dans le cadre de l’enquête publique de la ligne 18 Orly-Versailles), que la SGP – juge et partie – avait procédé à une révision de l’évaluation socio-économique du Grand Paris Express, avec une énorme majoration du bilan socio-économique de certaines lignes, sans aucune explication. Quelle n’est pas notre stupéfaction de constater que l’évaluation socio-économique de la ligne 17 Nord passe d’un gain de 0,8 milliard en 2016 à 6,8 milliards en 2021, soit une augmentation abusive de +747 % ! Entretemps, les trois principaux projets du Grand Roissy (Europacity et le centre d’affaires qui lui était lié, le projet d’extension de l’aéroport Terminal T4) avaient été abandonnés, soit une promesse de 70 000 emplois envolés en fumée… ce qui aurait dû se traduire par une substantielle révision à la baisse ! Pourtant, le critère « nouveaux emplois » enregistre un bonus passant de 0,4 milliard à 4,6 milliards, sans aucune justification… Ces manipulations traduisent une malhonnêteté indigne d’une entreprise publique, chargée en principe de l’intérêt général. Voir l’article « Les manœuvres de la Société du Grand Paris : comment positiver des critères négatifs ». https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/240722/les-manoeuvres-de-la-societe-du-grand-paris-comment-positiver-des-criteres-negatifs

Dans ce contexte, que signifient les 3 nouveaux projets rajoutés en catastrophe pour justifier le chantier de la gare du Triangle de Gonesse à tout prix, alors qu’on constate le fiasco de l’ensemble de la politique d’aménagement du Grand Roissy promue depuis 2012 ? Pour en avoir le cœur net, le CPTG a commandité une nouvelle étude pour évaluer l’état d’avancement des 25 projets portés par l’EPA Plaine de France -désormais Grand Paris Aménagement-, dix ans plus tard. Nous avons déjà cité l’abandon d’Europacity en 2019 et son centre d’affaires, suivi par l’arrêt du projet d’extension de l’aéroport, avec la crise du trafic aérien lié à la crise sanitaire, ce qui représente au total l’annulation de 53% des perspectives d’emplois envisagées. Une quinzaine d’autres projets sont à l’arrêt, fonctionnent au ralenti, ou encore ont un avenir incertain. Et surtout, en 2013, l’entreprise PSA a fermé ses portes à Aulnay-sous-Bois, venant rajouter une friche industrielle dont la valorisation devrait constituer une priorité. Au total, deux projets seulement sont terminés, un gain de 5000 emplois (Aéroville et Roissy Parc International)… à comparer aux 104 000 postes promis en 2020-22.

Quand une stratégie obtient 5% de son objectif, on serait en droit d’attendre des responsables une réorientation de leur politique plutôt que sa poursuite aveugle. Dans un contexte où la commercialisation de zones d’activités disponibles marque le pas (une centaine d’ha restants sur Aérolians, ainsi qu’une centaine d’ha sur la friche PSA, très bien desservie par route et fer, sans compter une dizaine d’autres projets à l’arrêt) et que le secteur privé se désinvestit massivement de projets risqués, l’État gaspille l’argent public en se portant au secours de projets non rentables, nuisibles aux populations… et prend des jeunes en otage dans une Cité scolaire, assignés aux décibels des avions, afin de justifier une gare en plein champ et une ligne de métro dont l’utilité est totalement démentie par les faits.

NB : il s’agit des emplois supplémentaires escomptés (et non de l’emploi total existant).


Lire aussi l’etude de J. LORTHIOIS, « Actualisation des impacts sur l’Emploi des 25 projets du Grand Roissy », Collectif pour le Triangle de Gonesse, avril 2022, 39 pages. https://ouiauxterresdegonesse.fr/wp-content/uploads/2022/08/Etude-ECODEV-revue.pdf

1 John Karsada, Aérotropolis, la Ville aéroportuaire, voir site http://aerotropolis.com/

2 Le projet Agoralim, porté par la Semmaris, est une extension du MIN de Rungis, au nord de l’Ile-de-France. Jean Castex l’a défini comme « une plateforme de distribution alimentaire, mais aussi un projet de développement des circuits courts et de la production locale. »

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Ligne 17 Nord : faut-il tripler l’offre, quand la demande a baissé d’un quart ?

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Ligne 17 Nord : faut-il tripler l’offre, quand la demande a baissé d’un quart ?

Résumé de l’article paru sur le blog Médiapart de Jacqueline LORTHIOIS : https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/110822/ligne-17-nord-faut-il-tripler-loffre-quand-la-demande-baisse-dun-quart

Le triplement de l’offre de transports lourds, c’est :

  • le RER B existant, assurant la liaison Roissy /Gare du Nord puis Châtelet et Paris-Sud, desservant les villes de Terres d’envol en direct vers l’aéroport (dans le bon sens Paris/Banlieue) ;

  • le CDG Express Roissy / gare de l’Est dont les travaux ont commencé, une initiative privée ce qui explique le prix élevé du billet ;

  • la ligne 17 Nord Le Bourget-Roissy, qui bénéficie d’un soutien renforcé sur le Triangle de Gonesse, avec le rejet de l’appel contre le permis de la gare en plein champ et la création d’une société dite « d’intérêt national » qui défend trois nouveaux projets dont une Cité scolaire en internat ( !) de 2200 élèves en zone de bruit qui interdit l’habitat.

La diminution de la demande de transport d’un quart, fait allusion au nouveau recensement de 2019 qui montre une perte notable d’attractivité du pôle de Roissy sur la main-d’œuvre des principales communes du pays de France, qui sont 24% de moins à travailler sur la plateforme aéroportuaire depuis 2008.

En une décennie, on a enregistré un découplage entre la croissance du trafic aérien qui augmente de 25% et le nombre d’emplois qui diminue de 20% (2009 -2019). Pourtant les élus du Val d’Oise, de la Région et l’État s’entêtent à poursuivre la stratégie de développement « dite » du Grand Roissy, c’est-à-dire concentrer les activités au nord du territoire, sur la plateforme aéroportuaire et les communes environnantes (dont Gonesse), alors que les besoins sont localisés au sud du pôle. Il manque notamment près de de 30 000 postes par rapport aux actifs dans les trois communes de Sarcelles, Garges-lès-Gonesse et Villiers-le-Bel, tandis qu’on comptabilise un excédent de 80 000 emplois dans les communes du Cœur de pôle de Roissy (dont Gonesse !).

Par ailleurs, les dernières statistiques de déplacements domicile-travail (2019) montrent qu’en une décennie (2008-2019), un actif sur 4 résidant dans une des communes du Pays de France a cessé de travailler à Roissy : 300 personnes de moins à Villiers-le-Bel ; 440 à Goussainville par exemple. Et la diminution de la main-d’œuvre employée à Roissy est plus élevée en Seine-Saint-Denis qui dispose pourtant d’une desserte directe vers l’aéroport : 560 travailleurs de moins à Aulnay, 618 à Sevran, 490 à Blanc-Mesnil. Ce qui vient contredire le principal argument avancé par tous les défenseurs de la ligne 17 Nord pour la justifier : il faudrait une offre de transport lourd pour permettre aux Val d’Oisiens d’accéder aux emplois de la plate-forme ! Pour les communes les plus déficitaires du département, le « taux d’utilité locale » de Roissy oscille entre 5 et 3% de la main-d’œuvre résidente (en comptant les chômeurs, à qui cette politique est soi-disant destinée).

Le graphique ci-après montre la part dérisoire (en rouge) des travailleurs de Roissy au regard de l’ensemble de la main-d’œuvre (en bleu) des 22 communes étudiées de ce qu’on désigne habituellement par le « Grand Roissy » et que nous préférons appeler le « pays de France ». Poursuivre une politique d’implantation d’activités localisées en dehors des principaux pôles urbains, générant une explosion des déplacements domicile-travail se révèle irresponsable avec l’accélération de la crise sanitaire, sociale et climatique. Nous refusons la multiplication de « villes dissociées » comme Gonesse, où « l’habitant n’y travaille pas et le travailleur n’y réside pas ». Il est urgent d’autonomiser les principaux pôles urbains du territoire, en priorité Aulnay-sous-Bois et Sarcelles, en les dotant d’emplois utiles – notamment des services de proximité ne réclamant ni transports lourds ni surfaces nouvelles à bétonner, avec des transports de desserte qui puissent mailler les bassins d’habitat et diminuer les besoins de transports à la source.

Quant aux projets nouveaux du Grand Roissy, ils n’ont aucune justification, il en existe une vingtaine en cours, la plupart en sommeil. La priorité est d’utiliser les ressources foncières existantes dédiées aux activités et de sauvegarder le patrimoine de terres agricoles particulièrement précieux au nord de l’Ile-de-France, à l’usage alimentaire des populations locales. Quant au projet de Cité Scolaire, plutôt que d’exposer 2200 enfants au bruit incessant des avions, il existe à Sarcelles un emplacement vacant tout trouvé, après l’abandon du Dôme, en centre-ville près du RER Garges/Sarcelles.

Le graphique ci-dessous démontre l’absurdité de continuer à tout miser sur le pôle de Roissy, qui ne joue plus qu’un rôle mineur dans l’avenir des 600 000 habitants des 22 principales communes du Pays de France.

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La colère des terres de Gonesse et d’ailleurs, 22 mai 2021, place de la République à Paris

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En 2010, il y a eu le projet EuropaCity, sur les champs du Triangle de Gonesse, puis le projet d’agrandissement de l’aéroport de Roissy avec la création du terminal T4. Chacune de ces opérations comportait une gare sur la ligne 17 nord du Grand Paris Express.
Aujourd’hui, plus d’EuropaCity, plus de T4, mais les crises climatiques et sanitaires sont là.
Alors pourquoi cette ligne ? Pourquoi une gare au milieu des champs de Gonesse ? Parce que pour pour le gouvernement et Valérie Pécresse le Grand Paris Express serait intouchable quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte !
Cette ligne 17 nord coûterait 3 milliards d’euros. Elle ne desservirait pas des zones d’habitat. Inutile, elle serait quand même payée par les contribuables qui continueraient à s’entasser dans les RER B et D.
Un gâchis d’argent public! La destruction de 300 ha de terres agricoles!
La gare Triangle de Gonesse coûterait plusieurs centaines de millions d’euros auxquels il faudrait ajouter des millions d’euros pour les accès routiers à partir des autoroutes déjà saturées.
Elle détruirait des terres agricoles très fertiles.
Les élus n’ont pas le droit de les gaspiller, ils ont le devoir de les préserver pour les générations futures.
Le seul projet utile est CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir) tourné vers l’avenir, dès à présent possible avec des emplois non délocalisables, dans le domaine de l’agriculture, de l’alimentation et des filières durables.
Personne ne devrait pouvoir détruire ces terres. Or, les débats à l’Assemblée nationale sur la loi climat ont envoyé des signaux négatifs, avec le rejet des amendements en faveur de leur protection.
Nous avons besoin de l’engagement de tous les citoyens, pour exiger des femmes et hommes politiques présents et à venir qu’ils prennent les décisions et les mesures nécessaires pour arrêter la catastrophe.
Plus d’infos sur :
https://carmapaysdefrance.com/
[gview file= »https://ouiauxterresdegonesse.fr/wp-content/uploads/2021/05/Tract-CDT-.pdf »]
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TRIBUNE : Les zadistes de Gonesse ont-ils raison de s’opposer à une gare en plein champ ?

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Une tribune de qualité, comme toujours, parue le 11 février sur le site de l’OBS. Vous lirez l’original ici .

… Oui, répond l’urbaniste Jacqueline Lorthiois : au moment où le trafic aérien et l’immobilier de bureau s’effondrent, il est absurde de s’entêter à urbaniser le Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), en détruisant au passage d’excellentes terres agricoles.

Dimanche, une ZAD (zone à défendre) a été créée sur le Triangle de Gonesse, vaste zone agricole située à l’ouest de Roissy, dans le Val-d’Oise. Les zadistes s’opposent à la construction d’une gare en plein champ, ne desservant aucune habitation et dont la seule utilité sera d’amorcer l’urbanisation de ces terres pourtant connues pour être particulièrement fertiles.

Devant l’entêtement des élus locaux et de la Société du Grand Paris (SGP), face aux atermoiements de la justice et au silence du gouvernement, un certain nombre de militants ont décidé d’occuper le site. Et voici pourquoi, selon nous, ils ont raison de vouloir stopper la stratégie d’aménagement à l’œuvre sur ce territoire.

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Fabien GAY, au sénat, 6 février 2020, « Europacity, triangle de Gonesse, quel avenir ? »

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Sénat, 6 février 2020 : LE FONCIER AGRICOLE : LES OUTILS DE RÉGULATIONS SONT-ILS TOUJOURS PERTINENTS ? Débat organisé à la demande du groupe Les Indépendants – République et Territoires

Très bonne question du sénateur communiste Fabien Gay, et réponse fort intéressante du ministre de l’agriculture Didier Guillaume !👍😊

Ceci se trouve dans le compte rendu (lien) , page 58 et suivantes, et en vidéo aussi :

M. le président. La parole est à M. Fabien Gay.

M. Fabien Gay. Monsieur le ministre, je souhaite vous interroger sur l’avenir du triangle de Gonesse.

On reproche aujourd’hui aux outils de régulation du foncier de ne pas avoir empêché l’artificialisation des surfaces agricoles et de ne pas permettre le renouvellement des générations, ainsi que l’essor de nouvelles modalités d’exploitation prenant en compte les enjeux environnementaux liés à l’activité agricole. Or, dans le triangle de Gonesse, près de 100 000 hectares de terres fertiles ont été perdus en cinquante ans au profit de l’expansion parisienne.
Même si le projet EuropaCity a été enterré grâce à la mobilisation citoyenne, notamment dans le cadre du Collectif pour le triangle de Gonesse, et à celle de nombreux élus, le devenir des 670 hectares du triangle de Gonesse, dernière niche agricole aux portes de Paris, reste soumis à des menaces de bétonisation. Y aura-t-il un autre quartier d’affaires ? Ou, comme l’a annoncé Emmanuel Macron, plusieurs projets coordonnés sur une superficie plus étendue, plus mixte et plus moderne ?
La question se pose également de l’évolution du type de cultures sur ces 670 hectares aujourd’hui cultivés par une dizaine d’exploitants, qui ne sont pas tous propriétaires des terres. Blé, colza, orge, maïs : autant de productions qui ne sont pas forcément en rapport avec la consommation du territoire qui entoure cette poche agricole.
Or, comme il a été rappelé lors des débats publics et réunions sur la préservation et l’avenir de ces terres agricoles, il n’y a pas si longtemps que la culture maraîchère et fruitière prédominait encore, assurant l’autosuffisance des villes alentours. Certains projets visent à y revenir pour développer une agriculture au service des agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement, par la promotion des circuits courts au plus près du lieu de production ; je pense, par exemple, au projet Carma.

La mise en oeuvre de tels projets est-elle possible avec les outils actuels de régulation foncière ? Comment le Gouvernement envisage-t-il l’avenir du triangle de Gonesse et de son aménagement ?

M. le président. La parole est à M. le ministre.

M. Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation. L’avenir du triangle de Gonesse est en débat depuis des années. Le Président de la République a pris une décision lors d’un conseil de défense écologique : il a dit non au projet qui était envisagé. De fait, l’heure n’est plus à l’artificialisation des terres pour construire de grands centres commerciaux – je pense, monsieur le sénateur Gay, que nous sommes d’accord sur ce sujet.

Pour autant, l’avenir de ce secteur très convoité n’est pas fixé. Pour connaître très bien les lieux, vous savez que de nombreux acteurs voudraient y investir… Les élus locaux définiront une vision en liaison avec les services de l’État, mais, en tout cas, il faut qu’il y ait sur ce secteur un projet ou plusieurs qui aillent dans le sens de l’agroécologie et de l’agriculture urbaine, afin de sauvegarder ces terres qui intéresseront les habitants de la grande métropole parisienne ou de la banlieue – je ne sais pas comment vous l’appelez, car c’est beaucoup trop grand pour qu’on connaisse ça chez nous. (Sourires.) Je pense, en effet, que la ressource de ce sol est absolument indispensable.

La position du Gouvernement est très claire : non au grand projet EuropaCity ; nous verrons s’il y a d’autres projets, mais le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, comme vraisemblablement celui de la transition écologique et solidaire, est hostile à la bétonisation du territoire. Je puis comprendre la déception des promoteurs, celle aussi des élus locaux qui voyaient dans l’ancien projet la promesse de nouvelles activités économiques génératrices d’emplois et créatrices de richesses. Mais de tels aménagements appartiennent au passé. Nous devons préparer les aménagements du futur.

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Clôture de l’enquête publique sur le SCOT de Roissy Pays de France (26 octobre 2019, midi)

[gview file="http://nonaeuropacity.com/wp-content/uploads/2019/10/Der-SCOT-CARPF-v1.pdf"]Après quelques semaines, l'enquête publique sur le SCOT de Roissy Pays de France, est terminée. Plus de 400 contributions richement fondées.

Voici celle du CPTG, qui portait aussi les paroles de Val d’Oise Environnement, Les Amis de la Terre Val d’Oise et Environnement 93 !

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ZAC DE GONESSE : UNE DÉCISION DE JUSTICE QUI NE VALIDE EN RIEN LE PROJET EUROPACITY ! 13/07/2019

GudangBokep

ZAC de Gonesse : une décision de justice totalement contraire au droit de l’environnement !

La cour administrative d’appel (CAA) de Versailles a annulé le 11 juillet 2019 la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui avait annulé le 6 mars 2018  2018 l’arrêté du 21 septembre 2016 du préfet du Val-d’Oise approuvant la ZAC du Triangle de Gonesse.

Europacity, porté par Ceetrus, foncière du groupe Auchan, et le conglomérat chinois Wanda n’est pas validé pour autant.

Avec son projet de piste de ski artificielle, ce projet n’en reste pas moins contestable et contesté, du fait qu’il fragiliserait le commerce de proximité et détruirait des terres de grande qualité d’autant plus précieuses qu’elles sont devenues une source de fraicheur et de captation du CO2 dans un environnement fortement urbanisé.

« Nous allons nous pourvoir en cassation, cette décision est totalement contraire au droit de l’environnement », a réagi auprès de l’AFP Étienne AMBROSELLI, avocat de notre Collectif CPTG, de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT ÎLE-DE-FRANCE, des AMIS DE LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE,  des AMIS DE LA TERRE VAL D’OISE (ATVO), du MOUVEMENT NATIONAL DE LUTTE POUR L’ENVIRONNEMENT (MNLE 93), de VAL D’OISE ENVIRONNEMENT (VOE), de DES TERRES, PAS D’HYPERS !, de ENVIRONNEMENT 93, du RÉSEAU d’ASSOCIATIONS POUR LE MAINTIEN D’UNE AGRICULTURE PAYSANNE EN ÎLE-DE-FRANCE et VIVRE MIEUX ENSEMBLE A AULNAY-SOUS-BOIS.

Alors que le tribunal de Pontoise estimait notamment que les analyses étaient insuffisantes concernant les émissions de CO2 induites par les déplacements de touristes amenés à se rendre à EuropaCity (31 millions de visiteurs prévus par an), la cour d’appel de Versailles estime que l’étude d’impact « n’avait pas à inclure la question des émissions de CO2 ».

Une justification « stupéfiante » pour Me AMBROSELLI, qui revient, à ses yeux, à dire « on n’a pas à étudier l’impact principal d’un tel projet, celui de la pollution de l’air et de la contribution au réchauffement climatique ».

Le jugement du 11 juillet est d’autant plus surprenant qu’il va à l’encontre des conclusions du rapporteur public devant cette même cour administrative d’appel de Versailles à l’audience du 6 juin 2019 qui étaient favorables au maintien de l’annulation de la création de la ZAC.

Même s’il s’agit bien là d’un revers judiciaire pour tous les opposants au projet Europacity, rien ne permet d’en conclure que la messe est dite.

  1. Cette décision ne donne pas un blanc-seing au projet de méga-centre commercial EuropaCity puisque qu’elle ne modifie en rien le PLU qui interdit d’artificialiser les terres agricoles du Triangle de Gonesse.
  2. Cette décision ne supprime pas l’aberration que représenterait la création de la ZAC à seule fin de permettre la construction d’un méga-complexe commercial qui détruirait des milliers d’emplois dans les centres commerciaux voisins et dans les centres-villes de Gonesse et des villes voisines, alors que le le gouvernement s’est engagé le 11 octobre 2018 à financer le plan « Action cœur de ville » de la ville de Gonesse. Comme l’a déclaré la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, vendredi 12 juillet sur Radio classique : « Ça n’a aucun sens de remettre de l’argent et de l’énergie pour permettre à des commerces de centre ville dans des villes moyennes de réouvrir tout en autorisant des grandes surfaces ou des centres commerciaux en périphérie ». (cliquez sur la photo pour voir l’extrait de l’émission de Radio Classique). 
  3. Cette décision n’annule pas le recours contre le permis de construire de la Gare de Gonesse que nous avons déposé le 15 novembre 2018 pour l’annulation de l’arrêté délivré par le Préfet du Val d’Oise en septembre 2018.
  4. Cette décision n’annule pas non plus la procédure de référé engagée le 9 juillet 2019 auprès du Tribunal administratif de Montreuil pour demander la suspension d’exécution de l’arrêté interpréfectoral autorisant la création et l’exploitation de la Ligne 17 nord n° 2018-2627 du 24 octobre 2018.
  5. Et, surtout, cette décision n’annule pas le dépôt effectué en mai 2016 d’une pétition auprès du parlement européen pour non respect du droit communautaire au regard de l’urgence climatique et en raison des impacts désastreux qu’aurait la ZAC du Triangle de Gonesse sur l’environnement. (cliquez sur la photo pour voir l’intervention du député européen Pascal DURAND lors de la Conférence de presse à la Bourse du travail de Paris le 23 mai 2016).

Ainsi la bataille juridique est loin d’être terminée.

Retour sur l’audience du 6 juin 2019

Le 6 juin le rapporteur public avait souligné que l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique, en mai 2016, ne précise pas  comment les besoins en énergie importants de la ZAC, notamment d’EuropaCity et de sa piste de ski, pourraient être couverts par des sources d’énergie renouvelable, approuvant ainsi l’annulation prononcée le 6 mars 2019 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise Notre avocat, Maître AMBROSELLI, a rappelé dans sa plaidoirie qu’il y avait dans le jugement du TA de Cergy-Pontoise deux autres vices tout aussi intéressants. Il s’agit de l’absence d’estimation des gaz à effets de serre émis par les visiteurs qui viendraient à EuropaCity, notamment en avion,  et de l’absence d’estimation des impacts cumulés des différents projets sur la zone avec celui de la ZAC, notamment ceux de la ligne 17.

Alors que la cour communique habituellement sa décision  dans les 15 jours qui suivent l’audience publique, cette fois les juges d’appel ont attendu 5 longues semaines pour annoncer que, loin de suivre les recommandations du rapporteur public, ils préféraient retenir les arguments de l’avocat de Grand Paris Aménagement qui a prétendu qu’il n’appartient pas à GPA de prévoir les sources d’énergie nécessaires à l’alimentation de la ZAC, oubliant un peu vite toute la publicité de CEETRUS –la filiale immobilière du groupe AUCHAN- qui prétend qu’EuropaCity serait autonome du point de vue énergétique.

Voir l’article d’Anne COLLIN pour le journal LE PARISIEN « EuropaCity : L’annulation de la ZAC du triangle de Gonesse pourrait être confirmée » ICI et celui de Sibylle VINCENDON pour le journal LIBERATION « Une embûche de plus pour le centre commercial géant Europacity » ICI

Pour aller plus loin, voir :

  1. le texte intégral de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Versailles du 11 juillet 2019 ICI
  2. l’extrait relatif à EuropaCity de l’interview d’Emmanuelle Wargon à Radio classique ICI
  3. notre article du 28 mai 2016 sur le dépôt d’une pétition auprès du parlement européen ICI
  4. l’article de Pierre SASSIER « La cours d’appel invalide l’annulation de la ZAC du triangle de Gonesse » le 14 juillet 2019 dans son blog ICI
  5. la vidéo complète de la Conférence de presse à la Bourse du travail de Paris le 23 mai 2016 ICI