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Climat-Sols-Environnement PLU, ZAC, débat public S'informer

Après l’annulation de la révision du PLU de Gonesse, Monsieur le Maire de Gonesse s’affirme comme l’écotartuffe en chef du Grand Roissy !

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Aussitôt connu le délibéré du tribunal administratif de Cergy-Pontoise annulant la révision du PLU de Gonesse voté en septembre 2017

le Maire Jean-Pierre BLAZY s’est empressé de publier un communiqué de presse vengeur à la conclusion digne du GUINNESS DE LA TARTUFFERIE.

Article modifié le 14 mars 2019

Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, voici cette conclusion  :

« J’attends que l’écologie politique et associative s’engage avec moi contre les nuisances aériennes et en particulier contre les vols de nuit dans le contexte de l’extension de l’aéroport de Roissy. Où est la cohérence de s’opposer à un projet de développement durable avec un moyen de transport propre (métro), créateur d’emplois et d’attractivité économique et culturelle pour le territoire et de ne pas s’opposer à la construction d’un nouveau terminal qui va augmenter à terme de 38% le trafic aérien (+500 avions par jour) ? »

Comment osez-vous écrire que les opposants à EuropaCity seraient favorables à l’accroissement  du trafic de l’aéroport de Roissy, alors que depuis la création en 2011 du Collectif pour le triangle de Gonesse et contre le projet EuropaCity, nous n’avons eu de cesse de montrer en quoi la croissance continue du transport aérien entraîne inévitablement une dégradation des conditions de vie des riverains.

Et pendant tout ce temps vous usiez de vos pouvoirs de Maire et de député pour accompagner toutes les extensions de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle avec des discours, écrits et rapports parlementaires à seule fin de mystifier l’opinion publique avec des appels à « réconcilier développement aéroportuaire et qualité de l’environnement » ( cf. par ex. votre rapport de mars 2016 remis à Madame Ségolène ROYAL, Ministre de l’Environnement ).

Ces dernières semaines dans le cadre de la concertation sur le projet de construction du T4, de nombreux articles de presse et reportages télévisés ont noté les interventions des représentants du CPTG contestant les promesses illusoires d’ADP parlant de « 50.000 emplois directs et 225.000 emplois soutenus ». En  nous appuyant sur une étude qui fait autorité de Jacqueline Lorthiois, nous avons contesté le rapport de concertation  établi par ADP dans lequel il est annoncé que l’activité de Roissy-Charles-de-Gaulle générait 90 190 emplois directs en 2016. En réalité, entre 2009 et 2015, c’est 20 000 emplois qui ont été perdus puisque le chiffre est passé de 94.000 à 74.000 emplois direct. Dans le même temps, le nombre de passagers a augmenté de 8 millions. Ainsi nous avons fait la démonstration que depuis 10 ans quand le trafic aérien augmente, le nombre d’emplois diminue !

Qui ne se souvient qu’en 2014, pendant Alternatiba Gonesse, alors que nous manifestions devant sa mairie, Jean-Pierre Blazy était retranché dans ses bureaux et le teint blême nous traitait de « groupuscule » devant une caméra de France 3 ?

Pauvre Jean-Pierre qui se croit en plein film d’horreur, parce qu’à force de se rassembler sous la pluie sur le Triangle de Gonesse, tels les Gremlins du film éponyme de 1984, ses opposants se sont reproduits au contact de l’eau et commencent à dévorer son beau projet de ville artificielle logée dans une ZAC devenue virtuelle parce que conditionnée à un PLU sans valeur depuis le jugement du 12 mars.

Allons Jean-Pierre vous ne pouvez avoir oublié que c’est à votre invitation et dans vos locaux à la Mairie de Gonesse que le 14 octobre 2010 Monsieur Dalstein, alors directeur de la filiale immobilière du groupe Auchan – ex-Immochan, actuel Ceetrus – est venu présenter le projet EuropaCity qui :

  • misait alors sur 106 millions de touristes internationaux arrivant en France en 2020 ;

  • et décrivait EuropaCity comme « équipement de qualité architecturale exceptionnelle, porte d’entrée dans le Grand Paris depuis l’A1 et l’aéroport de Roissy-CDG ».

Et dans vos archives vous ne pouvez pas avoir égaré la plaquette sur papier glacé d’EuropaCity datée d’avril 2010, réalisée par JBL Com et Cie et « préfacée » par Vianney Mulliez qui :
  •  prédisait avec beaucoup de jubilation que 106 millions de touristes internationaux arriveraient en France en 2020 (p. 9 « L’évolution du tourisme mondial ») ;
  • et annonçait en page 57 pour EuropaCity « Des potentiels de fréquentation importants : Un potentiel touristique diversifié, généré par les touristes du monde entier. Le marché du tourisme et du loisir européen est une industrie de 300 milliards d’euros qui compte environ 500 millions de touristes par an. Ceci constitue un potentiel très significatif de croissance sur le long-terme. Plus les visiteurs viendront de toute l’Europe, plus cette diversification sera positive pour la pérennité du projet. Au-delà de l’Europe, il faut regarder du côté des marchés émergents : les pays de l’Est, la Russie, le Moyen-Orient, la Chine (…). Une attractivité touristique importante. Le projet dans son dimensionnement tel que présenté, devrait générer 30 à 40 millions de visites par an. 40 % à 50 % des visiteurs seront des touristes français et internationaux ».

 

On savait déjà qu’EuropaCity misait sur le développement du trafic aérien de Roissy pour augmenter sa fréquentation, mais on ignorait que le supporter n° 2 d’EuropaCity qu’est Jean-Pierre Blazy – après le n° 1 qu’est Vianney Mulliez lui-même – se présente désormais comme un opposant au développement de ce trafic aérien qui est le principal argument de vente du projet EuropaCity.

Et oui, Monsieur le Maire, les électeurs à Gonesse comme ailleurs en ont plus qu’assez des nuisances aériennes, du bruit des avions nuit et jour, des risques pour la santé des habitants que le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a parfaitement notés dans son jugement.

Mais alors, Monsieur Jean-Pierre Blazy, pourquoi dans le même communiqué osez-vous annoncer que vous faites appel du jugement qui justement a fondé sa décision d’annulation de la modification du PLU en ce que cette modification était incompatible avec les plans d’exposition au bruit des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget ? En effet, la construction de cinq-cents nouveaux logements entraînerait une augmentation significative de la population exposée au bruit dans la zone concernée.

 

Pourquoi donc faire appel du jugement annulant la révision du PLU, si ce n’est parce que vous,  Jean-Pierre Blazy, vous vous moquez du monde !

 

Vous prenez vos concitoyens pour des imbéciles, alors que VOUS N’ÊTES QUE L’ÉCOTARTUFFE EN CHEF DU GRAND ROISSY !

 

Pour en savoir plus :

  • Voir le texte intégral du jugement du Tribunal administratif ICI. Notez bien le grand nombre et l’importance et des moyens invoqués (attendus 8 et 10, pp. 7 et 8) par le Tribunal à l’appui de sa décision d’annulation.
  • Voir notre dossier PLU ICI, notre Communiqué de presse du 12 mars  ICI et l’article de Fabrice CAHEN pour l’Écho régional et La Gazette du Val d’Oise ICI
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Alimentation Climat-Sols-Environnement S'informer Sols Territoire et banlieues

Au salon de l’agriculture le président E. Macron déclare-t-il la guerre à l’artificialisation des terres agricoles ? – 25/02/2019

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ZÉRO ARTIFICIALISATION NETTE  ≠  ZÉRO ARTIFICIALISATION !

 

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse se réjouit des paroles du président E. Macron contre « l’artificialisation des terres » dans son discours d’inauguration du Salon de l’agriculture samedi 23 février.

Cependant nous nous méfions très fortement de l’expression « zéro artificialisation nette » parce qu’avec le projet EuropaCity des groupes AUCHAN-WANDA nous ne connaissons que trop la possibilité accordée aux champions des grands projets inutiles de s’acquitter de cette exigence légale en compensant simplement la destruction de terres agricoles par des promesses qui ne sont que des leurres.

C’est exactement ce que le CPTG dénonçait le 2 juin 2018 sur la place de la République à Paris où s’exposait déjà un tel outil de pseudo-compensation nommé « Happy Vallée » ! Voir notre article : Happy Vallée, le faux nez d’EuropaCity.

A Notre-Dame-des-Landes aussi, Vinci a tenté d’obtenir son aéroport grâce à un simulacre de programme de compensation qui ne trompait personne.

 

EXTRAIT DU DISCOURS DU PRÉSIDENT MACRON

 

Source : http://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/02/23/salon-agriculture

23 février 2019 – Seul le prononcé fait foi

(…)

 » Une société qui ne valorise pas le travail de la terre qui ne veille pas sur celles et ceux qui cultivent, qui élèvent, c’est une société en danger de mort, c’est une société qui construit les conditions pour ne pas pouvoir se nourrir elle-même dans un monde de plus en plus incertain et donc anticiper puisque c’est le troisième principe d’action que je vous propose au niveau européen, c’est anticiper le renouvellement des générations et la bataille indispensable que nous devons mener pour ce faire.

On sait ce qui bloque aujourd’hui : c’est l’accès à la terre agricole en raison de deux phénomènes.

 

  • Le premier, l’artificialisation des terres : la France, pour ne parler que d’elle, a perdu un quart de sa surface agricole sur les 50 dernières années. Pour y remédier, nous avons fait ce choix radical avec le gouvernement de viser le « zéro artificialisation nette » et donc, nous sommes en train de voir comment tenir cet engagement en particulier dans nos politiques d’urbanisme. C’est un véritable défi parce qu’il vient à rebours de tout ce que nous avons fait depuis des décennies ou si nous regardons l’évolution de nos villes ou plus exactement des périphéries de nos villes, nos villages, nous n’avons cessé de grignoter les terres agricoles pour ouvrir des zones commerciales, des zones industrielles et des zones de logistiques. Il faut rompre avec cette pratique et là aussi, le combat agricole est pleinement réconcilié avec le combat écologique parce que cette extension progressive est mauvaise sur le plan environnemental et donc le zéro artificialisation nette, c’est un vrai changement de l’organisation de notre urbanisme et de nos pratiques.

… »

 

Mais le gouvernement a un bon moyen de lever nos craintes : annuler le permis de construire de la gare en plein champ du Triangle de Gonesse et renoncer au recours engagé contre la décision du Tribunal administratif de Cergy annulant le décret préfectoral autorisant la création de la ZAC de Gonesse sur des terres agricoles qui sont parmi les meilleures d’Île-de-France.

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Justice-Procédures en cours S'informer

La demande d’expulsion des opposants à EuropaCity !

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Nouveau sursis pour les légumes du Triangle de Gonesse

Mercredi 5 décembre, l’Établissement public foncier d’Ile de France (EPFIF) poursuivait une nouvelle fois notre collectif, le CPTG, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Pontoise. L’EPFIF espérait obtenir des juges un jugement d’expulsion à l’encontre des choux, radis, oignons, fèves, courges, cour-gettes et autres cucurbitacées qui s’épanouissent depuis mai 2017 sur le « potager militant » qui accueille tous les printemps le grand rassemblement annuel des opposants au projet EuropaCity. Cette mise en culture d’une parcelle de 1200 m2, délaissée depuis de nombreuses années préfigure très modestement le projet CARMA de production alimentaire, basé sur l’économie circulaire et la préservation des 700 ha de terres agricoles du Triangle de Gonesse.

L’avocat de l’EPFIF a poussé le bouchon encore plus loin en demandant l’interdiction permanente des membres du CPTG sur cet espace pourtant traversé par routes et autoroutes publiques et par un chemin dit de Gonesse à Villepinte qui est un bien commun, ouvert au public depuis les temps les plus anciens, avant même la Révolution française ! La demande de l’EPFIF reviendrait à faire interdiction de paraître dans les champs du triangle de Gonesse aux adhérents d’une des associations de protection de l’environnement qui s’opposent à la destruction de ces terres agricoles.

Notre avocat, Me Étienne AMBROSELLI, n’a eu aucun mal à démontrer que l’EPFIF ne subit aucun trouble de jouis-sance et que, bien au contraire, le CPTG et tous les semeurs volontaires qui nous accompagnent donnent à cette parcelle, en bordure d’une autoroute, une fonction doublement utile, parce que rendue à la fois à sa vocation productrice maraîchère doublée d’une fonction d’expression démocratique de tous les projets dont la société civile est riche dans un temps où l’urgence climatique demande à inventer d’autres relations entre les vivants des villes et des champs.

Nous adressons UN GRAND MERCI AUX 37 « SEMEUR-SE-S VOLON-TAIRES » ( voir la liste ICI )-citoyen-ne-s, militant-e-s syndicaux-ales, écrivain-es, artistes, député-e-s, sénateur-rice-s, conseiller-ère-s régionaux-ales, conseiller-ère-s municipaux-ales, ancien-ne-s ministres, qui ont adressé au juge des référés du Tribunal de grande instance de Pontoise une attestation ( voir exemple ICI ) certifiant avoir eux-mêmes semé ou planté sur cette parcelle et s’étonnant qu’une personne morale comme le CPTG puisse être poursuivie pour de tels actes.

Le tribunal a renvoyé son jugement au mercredi 23 janvier 2019.

Une décision qui a réjouit tous les sauveteur-se-s des terres de Gonesse qui ont ainsi passé de très bonnes fêtes de fin d’année et de Nouvel An en famille – et pour certains sur le Triangle.

Merci aux quelques 50 sauveteur-e-s des terres -beaucoup de Pontoisiens- présent-e-s de bon matin au TGI de Pontoise. Admirons la créativité des différentes pancartes brandies à l’entrée du tribunal : « Ne soyez pas radis-cules », « Ne carottez pas nos terres de Gonesse », « Droit du sol pour les légumes : on est né à Gonesse, on grandira à Gonesse », « Défendons la commune libre des légumes de Gonesse » …

Un tract d’information a été distribué le 5 décembre à l’entrée du TGI à Pontoise et le 30 novembre devant le journal LE MONDE à l’ouverture du Colloque organisé avec l’EPFIF en présence de M. Geoffroy DIDIER, Président de l’EPFIF et Vice-Président du Conseil régional Ile-de-France. A lire ICI.

Voir les articles de Fabrice Cahen pour La Gazette du Val d’Oise du 12 déc. ICI et ICI

Voir l’article d’Anne Collin pour Le Parisien du 8 décembre ICI

Lisez le tract d’information distribué le 5 décembre à l’entrée du TGI à Pontoise en cliquant ICI

Ce tract a été également diffusé mardi 4 décembre de 8h30 à 9h15, à Paris 80 bd Auguste-Blanqui, devant l’auditorium du journal Le Monde à l’ouverture du colloque organisé conjointement par l’EPFIF et le journal Le Monde en présence de M. Geoffroy DIDIER, président de l’EPFIF et vice-président du Conseil régional Ile-de-France.

Photos aimablement fournies par Monina

Le vendredi 30 novembre déjà dès 9h30 un Comité d’accueil était en place à la sortie du M° Glacière (Paris 14ème) pour accueillir les membres du CA de l’EPFIF convoqués par leur Président, M. Geoffroy DIDIER, par ailleurs Vice-Président du Conseil régional. A tous il a été demandé de mettre fin à la procédure enga-gée par la Direction de l’EPFIF sans la moindre information ni consultation du CA de l’établissement public.

 

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Agir S'informer

TOUS A CERGY MARDI 8 JANVIER DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

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Audience reportée  au 28/01/2019.

Information du TA de Cergy transmise à notre avocat la veille, lundi 7 janvier.

De 9h30 à 11h venez soutenir notre demande d’annulation de la délibération du conseil municipal de Gonesse du 25.09.2017 portant approbation de la révision générale du Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.).

2-4 boulevard de l’Hautil 95027 CERGY
à 400m de la gare Cergy-Préfecture des RER A et L

Dans cette procédure la délibération du conseil municipal est passée outre l’avis défavorable du commissaire enquêteur et les 80% d’avis défavorables exprimés lors de l’enquête publique.

Pour tout savoir sur la modification du PLU de la ville de Gonesse, voir :

  1. 18 janvier 2018 : Les arguments retenus par le Commissaire enquêteur pour asseoir son AVIS DÉFAVORABLE à la modification du PLU
  2. 30 juin 2017 : L’Avis du CPTG sur le PLU de Gonesse remis au Commissaire enquêteur, M. Ronan HEBERT
  3. 23 août 2017 : Le rapport intégral du Commissaire enquêteur défavorable à la révision du PLU de la ville de Gonesse

Dernières nouvelles 

Nouveau sursis pour les légumes du Triangle de Gonesse

Mercredi 5 décembre, l’Établissement public foncier d’Ile de France (EPFIF) poursuivait une nouvelle fois notre collectif, le CPTG, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Pontoise. L’EPFIF espérait obtenir des juges un jugement d’expulsion à l’encontre des choux, radis, oignons, fèves, courges, cour-gettes et autres cucurbitacées qui s’épanouissent depuis mai 2017 sur le « potager militant » qui accueille tous les printemps le grand rassemblement annuel des opposants au projet EuropaCity. Cette mise en culture d’une parcelle de 1200 m2, délaissée depuis de nombreuses années préfigure très modestement le projet CARMA de production alimentaire, basé sur l’économie circulaire et la préservation des 700 ha de terres agricoles du Triangle de Gonesse.

L’avocat de l’EPFIF a poussé le bouchon encore plus loin en demandant l’interdiction permanente des membres du CPTG sur cet espace pourtant traversé par routes et autoroutes publiques et par un chemin dit de Gonesse à Villepinte qui est un bien commun, ouvert au public depuis les temps les plus anciens, avant même la Révolution française ! La demande de l’EPFIF reviendrait à faire interdiction de paraître dans les champs du triangle de Gonesse aux adhérents d’une des associations de protection de l’environnement qui s’opposent à la destruction de ces terres agricoles.

Notre avocat, Me Étienne AMBROSELLI, n’a eu aucun mal à démontrer que l’EPFIF ne subit aucun trouble de jouissance et que, bien au contraire, le CPTG et tous les semeurs volontaires qui nous accompagnent donnent à cette parcelle, en bordure d’une autoroute, une fonction doublement utile, parce que rendue à la fois à sa vocation productrice maraîchère doublée d’une fonction d’expression démocratique de tous les projets dont la société civile est riche dans un temps où l’urgence climatique demande à inventer d’autres relations entre les vivants des villes et des champs.

Nous adressons UN GRAND MERCI AUX 37 « SEMEUR-SE-S VOLONTAIRES » ( voir la liste ICI )-citoyen-ne-s, militant-e-s syndicaux-ales, écrivain-es, artistes, député-e-s, sénateur-rice-s, conseiller-ère-s régionaux-ales, conseiller-ère-s municipaux-ales, ancien-ne-s ministres, qui ont adressé au juge des référés du Tribunal de grande instance de Pontoise une attestation ( voir exemple ICI ) certifiant avoir eux-mêmes semé ou planté sur cette parcelle et s’étonnant qu’une personne morale comme le CPTG puisse être poursuivie pour de tels actes.

Le tribunal a renvoyé son jugement au mercredi 23 janvier 2019.

Une décision qui a réjouit tous les sauveteur-se-s des terres de Gonesse qui ont ainsi passé de très bonnes fêtes de fin d’année et de Nouvel An en famille – et pour certains sur le Triangle.

Merci aux quelques 50 sauveteur-e-s des terres -beaucoup de Pontoisiens- présent-e-s de bon matin au TGI de Pontoise. Admirons la créativité des différentes pancartes brandies à l’entrée du tribunal : « Ne soyez pas radis-cules », « Ne carottez pas nos terres de Gonesse », « Droit du sol pour les légumes : on est né à Gonesse, on grandira à Gonesse », « Défendons la commune libre des légumes de Gonesse » …

Un tract d’information a été distribué le 5 décembre à l’entrée du TGI à Pontoise et le 30 novembre devant le journal LE MONDE à l’ouverture du Colloque organisé avec l’EPFIF en présence de M. Geoffroy DIDIER, Président de l’EPFIF et Vice-Président du Conseil régional Ile-de-France. A lire ICI.

Voir les articles de Fabrice Cahen pour La Gazette du Val d’Oise du 12 déc. ICI et ICI

Voir l’article d’Anne Collin pour Le Parisien du 8 décembre ICI

Lisez le tract d’information distribué le 5 décembre à l’entrée du TGI à Pontoise en cliquant ICI

Ce tract a été également diffusé mardi 4 décembre de 8h30 à 9h15, à Paris 80 bd Auguste-Blanqui, devant l’auditorium du journal Le Monde à l’ouverture du colloque organisé conjointement par l’EPFIF et le journal Le Monde en présence de M. Geoffroy DIDIER, président de l’EPFIF et vice-président du Conseil régional Ile-de-France.

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Le vendredi 30 novembre déjà dès 9h30 un Comité d’accueil était en place à la sortie du M° Glacière (Paris 14ème) pour accueillir les membres du CA de l’EPFIF convoqués par leur Président, M. Geoffroy DIDIER, par ailleurs Vice-Président du Conseil régional. A tous il a été demandé de mettre fin à la procédure engagée par la Direction de l’EPFIF sans la moindre information ni consultation du CA de l’établissement public.

 

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Nos vœux pour 2019

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2019 : ENSEMBLE POUR LES TERRES DU TRIANGLE DE GONESSE CONTRE LE PROJET EUROPACITY !

A toutes et tous, belle et heureuse année 2019 !

Nous ne vous remercierons jamais assez pour votre inébranlable soutien. Votre générosité est vitale pour nous aider à rémunérer les avocats qui ont fort à faire pour nous accompagner dans toutes les procédures qui nous opposent aux groupes Auchan et Wanda et à leurs complices.

Avec vous, nous allons poursuivre en 2019 notre action visant à préserver les terres agricoles du triangle de Gonesse de toute nouvelle forme d’urbanisation et nous continuerons ainsi de participer au mouvement général des peuples en lutte pour une société plus juste, plus solidaire et plus respectueuse de l’humain, de la vie et de la planète.

En 2019, comme en 2018, soyons le grain de sable qui bloque la machine folle des rois de l’hyperconsommation destructrice des biens communs que sont les commerces de centre-ville et les terres agricoles péri-urbaines. Que 2019 soit l’année de l’abandon de tous les projets écocides – dont l’aberrant EuropaCity et « le quartier d’affaires international » du Triangle de Gonesse !

LP / Louis Mbembe « Gonesse, dimanche 18 mars 2018. Des grains d’orge pour enrayer l’urbanisation du Triangle de Gonesse. L’Établissement public foncier d’Ile-de-France les avait sommés de quitter les lieux il y a quelques jours. En réponse, des membres du collectif défendant les terres agricoles sont venus hier planter de l’orge. »

Telle est la 6ème photo du diaporama mis en ligne le 19 déc. 2018 par le journal LE PARISIEN pour illustrer les principaux événements de l’année 2018 en Val d’Oise. Voir les autres photos ICI.

Voir aussi le reportage réalisé en 2018 par Hortense Chauvin, étudiante à Sciences-Politiques-Paris, publié le 21 déc. 2018 sur le site du magazine SOCIALTER en cliquant : ICI

– – – – – – – –

Pas de comparution immédiate pour la famille Mulliez

Pendant que les gilets jaunes se plaignent de ne pas pouvoir boucler leurs fins de mois et que de nombreux manifestants passent en comparution immédiate, la famille Mulliez porteuse du groupe Auchan, va bénéficier d’une année de plus de la lenteur administrative des tribunaux. En savoir plus ICI. Qui a dit « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » ?

Auchan a besoin de vous !

Alors qu’Auchan continue à faire miroiter des milliers d’emplois qu’ils pourraient créer dans un futur aussi hypothétique que lointain si les autorités publiques et les élus consentent à leur accorder le privilège de faire main basse sur les bonnes terres agricoles du Triangle de Gonesse, cette grande enseigne annonce fièrement son intention de tester en 2019 les magasins sans personnel.

D’après les informations de France Info (voir ICI), un magasin “Auchan minute” ouvert 24h/24 et sans le moindre personnel à l’intérieur, va être testé en France à Villeneuve d’Ascq en mars 2019. Le groupe Auchan compte déjà plus 700 magasins de ce type sur le territoire chinois.

Message posté le 27 décembre par Sam Sieder sur sa page Facebook : http://www.facebook.com/sylvain.kadri/posts/2292885414076261

Montrons à la famille Mulliez qu’en 2019 une campagne de pub peut en cacher une autre plus réussie !

Alors que les partisans d’EuropaCity multiplient les communiqués de victoire suite à la déclaration d’utilité publique signée par le Préfet du Val d’Oise, nous préférons nous réjouir du beau succès rencontré par la pétition http://laffairedusiecle.net/ initiée par 4 associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France qui se proposent d’attaquer l’État français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits.
Avec près de 2 millions de signatures en quelques semaines, cette pétition est en train de battre tous les records. Cette réussite surprise n’est-elle pas le signe que les idées que nous portons avec tant d’autres commencent à faire leur chemin et que l’empressement du Préfet à signer la DUP en faveur du projet EuropaCity pourrait bien n’être qu’une tentative désespérée de faire pression sur des tribunaux de moins en moins enclins à s’incliner devant une raison d’État qui se confond de plus en plus avec la défense de lobbies privés au détriment de l’intérêt général.

Un chariot de supermarché, dans une rivière sale. Les collapsologues envisagent l’effondrement, à court terme, de la civilisation industrielle. (FHM / MOMENT RF / GETTY IMAGES) – Pour en savoir plus, voir ICI.
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Alimentation S'informer Territoire et banlieues

Au Pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition explore le potentiel agricole de l’Ile-de-France – 19/11/2018

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Contre-exemple d’aménagement urbanistique à vocation agricole, selon M. Rosenstiehl, le projet Europacity sur le triangle de Gonesse illustre « tout ce qu’il ne faut pas faire » pour rendre une ville agricole.

Au Pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition plaide pour la reconstruction en Ile-de-France de liens intimes entre l’agriculture et la ville.

Extrait du communiqué de presse annonçant l’exposition :

« La manifestation « Capital agricole – Chantiers pour une ville cultivée » déterre les liens qualitatifs entre production agricole et production urbaine, entre le cultivé et l’habité entre la ville et le sol.
L’urbanisme engagé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, hiérarchisant les rapports entre l’Urbain, la Nature et l’Agriculture, a conduit à l’impasse environnementale actuelle. Il a aussi anéanti l’exceptionnel patrimoine agricole francilien de la fin du XIXe mené par des cultivateurs « spécialistes » inventant d’autres cultures pour nourrir Paris tout en préservant la faune et la flore. C’est sur cette agriculture urbaine oubliée et réhabilitée dans l’exposition, que se fondent aujourd’hui les architectes, urbanistes, agriculteurs, écologues, ingénieurs, entrepreneurs, historiens, géographes, sociologues…, réunis autour de l’agence d’architecture SOA, Augustin Rosenstiehl, pour envisager de nouveaux modèles hybrides. »

Augustin Rosenstiehl, architecte et commissaire de l’exposition CAPITAL AGRICOLE soutenue par la Ville de Paris, dirige un laboratoire de recherche sur l’agriculture depuis 10 ans :

« … Seulement 1,5% des fruits consommés par les Franciliens proviennent de la région, et moins de 10% des légumes … Nous sommes convaincus que l’agriculture urbaine peut participer à la nourriture de l’Ile-de-France, à condition qu’il y ait un soutien public pour soutenir sa créativité et accompagner l’excellence, comme cela fut le cas au début du siècle, via les dépôts de brevet, ouvertures d’écoles (Grignon, Versailles, Rambouillet…) et les lancements de formations d’une élite horticole », assure-t-il.

L’architecte critique particulièrement la « nature-décor » inventée par l’urbanisme des années 50-60, une « illusion » selon lui.

« L’exposition montre qu’en Ile-de-France, la ville moderne a créé deux fois plus de nature qu’il n’y en avait en 1900, avec ses jardins individuels, pavillons, parcs de loisirs et pelouses autour des grands ensembles », mais cette nature ne crée aucune biodiversité, dit M. Rosenstiehl.

Ainsi en 1900, 17% des emprises au sol en Ile-de-France étaient constituées de « nature » (bois, forêts, marécages, etc.), selon la carte militaire de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU). En 2012, ce chiffre monte à « 33% des emprises », démontre le commissaire de l’exposition. « Le drame c’est qu’au passage, on a supprimé l’agriculture urbaine qui a prouvé sa capacité à nourrir et à nicher la biodiversité », constate-t-il en citant « les fosses à cresson de Stains ou les murs à pêches de Bagnolet ».

« Il ne s’agit pas de refaire la même chose, mais de régulariser ce qui est en train de se passer », plaide-t-il en évoquant une expérience d’élevage urbain en Seine-Saint-Denis « freinée » par les lois d’urbanisme françaises délimitant férocement les terrains en A (agricoles), U (urbains), ou N (nature), et empêchant la mixité. …

Contre-exemple d’aménagement urbanistique à vocation agricole, selon M. Rosenstiehl, le projet Europacity sur le triangle de Gonesse, entre Paris et Roissy, illustre « tout ce qu’il ne faut pas faire » pour rendre une ville agricole.

« Ce projet prévoit un aménagement très horizontal et très consommateur de terres, or il faut des centaines d’années pour reconstituer des sols agricoles », souligne-t-il, en appelant à repenser une véritable « programmation urbaine » de l’aménagement agricole.

Découvrez ICI l’intégralité de l’interview donné à l’AFP et publié par Sciences et Avenir le 14 novembre 2018.

Expo Capital Agricole
Jusqu’au 27 janvier 2019
Pavillon de l’Arsenal 21 boulevard Morland 75004
Du mardi au dimanche de 11h à 19h
Visites guidées gratuites tous les samedis et dimanches à 15h

 

AVANT PROPOS

ANNE HIDALGO  –  Maire de Paris – Extraits

« … Notre planète fait face à un défi écologique et alimentaire majeur. Prenant enfin conscience que les ressources de la Terre sont limitées et que le changement climatique fait peser sur notre avenir un grand danger, nous interrogeons nos façons de produire et de consommer. Nous avons une responsabilité civique et politique : celle de tout faire pour léguer aux générations futures un monde respectueux du vivant et de son environnement.

Dans ce monde en évolution, l’opposition entre ville(s) et campagne(s) n’apparaît plus appropriée, tant elle induit de déséquilibres entre les territoires. Il nous faut décloisonner les espaces, rendre les frontières plus poreuses, accroître les échanges entre urbains et ruraux. La préservation des terres agricoles, notamment en lisière des villes, ainsi que la compréhension des enjeux de l’agriculture sont essentiels pour le devenir de la planète et de ses habitants.

Au-delà, nous devons repenser la métropole parisienne dans son ensemble afin d’en faire un espace plus intelligent : un espace où peut s’épanouir la biodiversité, où urbains et ruraux s’enrichissent mutuellement grâce à de nouveaux échanges marchands et non marchands. Les circuits courts, la production d’énergies renouvelables, le développement des agro-matériaux, des biodéchets ou l’arboriculture sont des gisements d’emplois colossaux, des passerelles entre territoires et des manières de lutter contre la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Devançant souvent les décisions politiques, de nombreuses solutions alternatives émergent chez les agriculteurs, dans la société civile. Elles visent à redonner de l’équilibre, du sens et des racines – diversification des productions, transformation des produits, réduction traitements phytosanitaires, Amap, agriculture urbaine, jardins partagés en ville…

Notre responsabilité est d’encourager ces initiatives et de faciliter leur mise en œuvre à grande échelle, afin de renouer avec une alimentation durable, de favoriser la proximité, la diversité et les pratiques respectueuses de l’environnement, de la santé des consommateurs et des producteurs …. »

Un tel Avant-Propos, au dossier de presse et à l’album de l’exposition, réjouira les promoteurs du projet CARMA. Il redonne au CPTG et à tous les opposants au projet EuropaCity l’espoir de voir enfin la Mairie de Paris s’engager dans la défense des terres agricoles qui entourent la capitale et mettre fin à son soutien au projet EuropaCity et à ses opérations publicitaires dans la capitale comme le 2 août dernier avec le bien mal nommé carnaval « Happy Vallee » (Lire notre article du 2 juin 2018 : ICI ).

Pour aller plus loin :

Avant Propos complet de la Maire de Paris ICI

Le dossier de presse donne une bonne idée de l’exposition : http://www.pavillon-arsenal.com/fr/expositions/10992-capital-agricole.html

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Agir Culture, loisirs, tourisme Les événements et actions Passés

Folle nuit techno en plein champ sur le Triangle de Gonesse-08/09/2018

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La  musique techno connue pour son côté libre et anti-commercial a très naturellement trouvée sa place sur le Triangle de Gonesse où se rassemblent assez régulièrement les défenseurs des terres agricoles contre le projet ultra-commercial EuropaCity porté par les groupes Auchan-Wanda.

Et dans la nuit du 8 au 9 septembre, à l’invitation de l’Association GREY,  quelques 50 tapeurs du pied se sont rejoints pour piétiner durant des heures hors des salles « sécurisés » parisiennes dans un cadre champêtre propice à l’excitation et à la joie et participer à un festival d’ombres et de rythmes ensorceleurs, de mains en l’air  et de sourires brûlants, dans la nuit noire, pour terminer ensemble au petit matin dans la contemplation du lever de soleil sur les champs à perte de vue …

Bien que le maire de Gonesse – déjà connu pour son aversion des « raves » et des « free-parties »–  ait tenté d’empêcher cette fête, tout s’est bien passé et les amateurs de musique techno ont pu danser toute la nuit sous un beau ciel étoilé avec à l’horizon les lumières de la ville de Paris.

8 jours après la fête organisée le samedi précédent, 1er septembre, la démonstration fût apportée une nouvelle fois qu’il est possible de monter sur le triangle de Gonesse des activités culturelles de plein air offertes gratuitement aux jeunes de Gonesse, d’Aulnay-sous-Bois et Villepinte alors que d’autres ne conçoivent la culture que sous la forme de spectacles lourdement tarifés dans des espaces contraints à l’intérieur de centres commerciaux fermés et dédiés à un consumérisme effréné.

Merci à celles et ceux qui ont assuré le bon déroulement de cet évènement.

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Agir Les événements et actions S'informer

Nos dimanches sur le Triangle de Gonesse – 7.08.2018

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Dimanche 5 août 2018

entre 10H et 15H ils-elles étaient près de 10 venu-e-s de Gonesse, Goussainville, Pantin et Paris.

Et oui les gens courageux ne lâchent rien, même sous un caniard d’enfer, qui aurait été supérieur de quelques degrés si ces terres avaient été bétonnées.

Voyez vous-mêmes sur la photo ci-dessous que la canicule n’empêche pas de belles récoltes.

  • Pendant que les prés se dessèchent, que vaches et chèvres produisent un maigre lait, que les éleveurs entament leurs réserves de foin d’hiver ;
  • Pendant que les cultures se ratatinent sur pied, que les forêts brûlent,
  • Pendant que la France étouffe, que les villes dépensent force énergie en brumisateurs, climatiseurs, et les particuliers en ventilateurs,
  • Pendant que EDF arrête des centrales, faute d’eau suffisante pour refroidir les réacteurs,
  • Pendant que les commerces sont désertés (sauf les marchands de glace) et que les soldes font un fiasco,

les membres du collectif CPTG entretiennent sur le Triangle de Gonesse un potager de 0,12 ha et font tous les 15 jours de belles récoltes.

Grâce aux capacités exceptionnelles de rétention d’eau de ces terres limoneuses et profondes (6 m. !), les cucurbitacées mûrissent sans dessécher pendant que les 700 ha de terres agricoles du Triangle fonctionnent sans discontinuer comme un précieux piège à carbone tout en refroidissant de plusieurs degrés l’air des communes alentours.

Merci au Collectif, merci aux Terres de Gonesse et à leurs Sauveteurs.

Pour un aperçu des travaux et récoltes effectués tous les 15 jours depuis le printemps 2017, voir ICI.

– – – – –

Dimanche 8 avril 2018

Entre 10H et 17H nous étions près de 40 pour prendre soin de la parcelle de terre. Par un temps bien printanier nous avons préparé le terrain pour que ce lopin de terre ait belle allure le 27 mai.

– – – – –

Dimanche 18 mars 2018

Ce jour-là pour cause de bourrasques de neige beaucoup de manifestations sportives ont été annulées mais pas le rassemblement des sauveteurs de terres.

Alors que le mardi 6 mars, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise annulait la création de la zone d’aménagement du « triangle de Gonesse » devant accueillir Europacity, alors que le projet Europacity se heurte à une opposition grandissante, le conseil régional, via son bras armé l’Epfif, vient de se fixer un objectif de grande envergure : faire détruire une modeste parcelle où ont été plantés potirons, tomates, courgettes, radis, poireaux et seigle.

La parcelle a été prêtée au Collectif par un agriculteur et avec plus de 1000 personnes nous l’avons mise en culture le dimanche 21 mai 2017. La récolte a permis de servir plusieurs « soupes républicaines » à Gonesse, Paris-Place de la République et Montreuil.

Mais aux yeux de ceux qui veulent couler du béton sur ces terres, ce travail de jardinage dominical constitue un dangereux trouble à l’ordre public. A les écouter il n’y aurait là que des choux illégaux, des radis clandestins, des poireaux défendus et du seigle interdit !

En réponse à cette menace quelques 8o « Sauveteurs de Terres » sont venus manifester dimanche 18 mars dès 14H avec gants, pots, outils de jardin et brouettes pour bien montrer que rien ne les dissuadera de porter assistance à terres en danger, ici, sur le triangle de Gonesse. Non, on ne va rien lâcher parce que l’enjeu, ce n’est pas juste cette parcelle, c’est l’ensemble du Triangle de Gonesse.

Pour en savoir plus, vous pouvez :

  1. regarder le reportage d’Isabelle DUPONT avec Nicolas METAUER pour France 3 – Ile-de-France diffusé le soir même dans le 19/20 en cliquant : ICI

  2. lire l’article de Louis MBEMBE intitulé « Triangle de Gonesse : le pied de nez des opposants à l’urbanisation » et publié dès dimanche soir par le site http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/ en cliquant : ICI

  3. lire l’article d’Alexandra CHAIGNON intitulé « Triangle de Gonesse : Les militants, les légumes et le lopin de la discorde » et publié lundi par le journal L’Humanité : ICI

Toutes les explications sur les menaces par voie d’huissier dans notre dernier Communiqué de presse ICI

Pour lire notre REVUE DE PRESSE du 12 au 14 mars, voir ICI

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Chantal JOUANNO marque son arrivée à la tête de la CNDP !-05/08/2018

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La CNDP et sa nouvelle présidente alertent les Ministres sur les effets pervers du saucissonnage des procédures sur le territoire de Roissy – Triangle de Gonesse !

« Lettre de mission et courrier aux ministres

Préparation de la concertation préalable sur le projet de construction du nouveau terminal passagers ( Terminal 4 ) au sein de l’Aéroport Paris Charles-de-Gaulle ( Groupe ADP) »

concertation, on apprend que :

« consciente de l’ampleur des enjeux socio-économiques et environnementaux liés au projet de construction du Terminal 4 au sein de l’Aéroport Paris Charles-de-Gaulle, la CNDP souhaite que les modalités de la concertation puissent assurer une participation citoyenne répondant aux mêmes objectifs qu’un débat public. »

mais aussi que :

« afin d’élaborer une vision cohérente de l’aménagement du territoire, la CNDP appelle le gouvernement et les responsables politiques régionaux à engager une concertation citoyenne sur l’ensemble de cette zone géographique en intégrant à la fois le projet EuropaCity, le projet de «Terminal 4» et les projets de transport inscrits dans le cadre du Grand Paris, afin notamment d’en assurer la cohérence. « 

Et dans le dit courrier daté du 7 juin 2018 téléchargeable sur le site de la CNDP, Chantal JOUANNO renouvelle en des termes très explicites cette demande adressée au gouvernement et aux responsables politiques régionaux :

« La Commission nationale du débat public a débattu ce jour suite à la saisine par Aéroport de Paris sur l’opportunité de mener un débat public concernant le projet de terminal 4 à Roissy. Les conditions légales d’organisation d’un débat public n’étaient malheureusement pas réunies en raison d’une réglementation étonnamment restrictive en ce qui concerne les projets d’infrastructures aéroportuaires. Aussi, ce projet sera soumis à la concertation publique sous la seule responsabilité d’ADP, et suivi par quatre garants de la CNDP.

Pour autant, ce projet d’infrastructure est majeur par ses enjeux socio-économiques et environnementaux.

La présentation de ce projet par les responsables d’ADP soulignait, par exemple, le risque de concurrence avec Europacity, notamment quant aux capacités d’absorption du réseau de transport. Il est par ailleurs évident que le périmètre de la concertation sur le T4 devrait concerner l’ensemble de l’Ile-de-France et impliquer d’autres maîtres d’ouvrage.

Les débats internes à la CNDP ont conduit l’ensemble des membres à vous saisir sur l’opportunité de mener un débat public sur la cohérence des projets envisagés sur cette zone géographique. Si les projets Europacity, CDG Express, ligne 17 et les infrastructures olympiques ont tous fait l’objet de démarches de concertation ou de débat public, leur cohérence n’a jamais été débattue. Plus encore, la multiplication de chantiers d’ampleur, qui ne s’adressent qu’indirectement aux habitants de ce territoire, pourrait susciter de vives oppositions locales.

Au-delà du projet T4, c’est bien le projet d’aménagement de l’ensemble de ce territoire qui devrait être soumis au débat public. »

Le CPTG qui dénonce depuis 2010 ce saucissonnage des procédures de consultation citoyenne se réjouit de voir la Présidente de la CNDP plaider auprès du gouvernement et du Conseil régional d’Ile-de-France en faveur de l’organisation d’un débat public sur la totalité des projets d’aménagement de l’ensemble de ce territoire Roissy – Triangle de Gonesse.

Déjà en 2016 l’Autorité environnementale avait souhaité l’organisation d’un débat public portant à la fois sur les projets ZAC et EuropaCity (voir Avis délibéré n°Ae 2015-103 du 2 mars 2016 sur la création de la ZAC du Triangle de Gonesse, pp. 10-11), mais sa voix n’a jamais été entendue.

En 2018 la demande de la nouvelle Présidente de la CNDP nommée le 19 mars 2018 connaîtra-t-elle un sort meilleur ?

Ceci est plus que souhaitable pour permettre à la France de se mettre en conformité avec la réglementation européenne et particulièrement la Directive 2011/92/UE modifiée relative à l’évaluation d’incidence des projets.

Selon le guide du ministère de l’environnement relatif à la notion de projet dans l’ordonnance n°2016-1058 du 3 août 2016, « la Cour de justice de l’Union européenne a également précisé que l’objectif de la réglementation (CJUE C-2/07 28 février 2008) ne saurait en effet être détourné par un fractionnement des projets et … l’absence de prise en considération de leur effet cumulatif ne doit pas avoir pour résultat pratique de les soustraire dans leur totalité à l’obligation d’évaluation alors que, pris ensemble, ils sont susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement au sens de l’article 2, paragraphe 1, de la directive 85/337 » (voir, en ce sens, l’arrêt du 21 septembre 1999, Commission/Irlande, C-392/96, Rec.p. I-5901, point 76). Ces jurisprudences sont toutes antérieures à la création de la ZAC Gonesse. (voir : l’Avis délibéré n°Ae : 2017-001 du 22 mars 2017 de l’Autorité environnementale – ZAC du Triangle de Gonesse (95) – actualisation de l’avis Ae n°2015-103, p. 12 note 33).

Le 10 juillet dernier encore nous avons dénoncé ce saucissonnage des procédures dans notre avis écrit dans le cadre de l’enquête publique relative à la demande d’autorisation environnementale et à la demande de permis de construire concernant un centre d’exploitation des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express :

« Une fois de plus, il est procédé au « saucissonnage des dispositifs », alors que cette pratique a été dénoncée maintes fois par la Commission Européenne. A peine avons-nous répondu à l’enquête publique préalable à la demande d’autorisation environnementale concernant la création et l’exploitation de la ligne 17 Nord clôturée le 24 mai 2018 que nous sommes à nouveau sollicités, cette fois pour donner un avis sur le centre d’exploitation des lignes 16 et 17 sur les communes d’Aulnay-sous-Bois et de Gonesse ainsi que le permis de construire présenté dans la foulée. Nous nous interrogeons sur la nécessité d’une telle hâte, alors que la ZAC Triangle de Gonesse est pour le moment toujours invalidée par le Tribunal Administratif de Cergy.

Ce saucissonnage est contraire à la convention d’Aarhus, signée le 25 juin 1998 au Danemark par 39 États et adoptée en application de l’article 10 de la déclaration de Rio pour la région Europe de la Commission économique des Nations Unies, dont un des axes est de « Développer l’accès du public à l’information détenue par les autorités publiques, en prévoyant notamment une diffusion transparente et accessible des informations fondamentales ».

La France s’est engagée à double titre dans la transcription des principes d’Aarhus. Tout d’abord, en tant que signataire directe, cette convention internationale a, une fois publiée, une valeur infra constitutionnelle et supra législative. La convention d’Aarhus, approuvée par la loi n°2002-285 du 28 février 2002 puis annexée au décret de publication du 12 septembre 2002, est donc entrée en vigueur le 6 octobre 2002.

Ce saucissonnage se traduit également dans les documents fournis. Nous constatons par exemple que le volet B « étude d’impact de la ligne 17 Nord » fournit de nombreux renseignements sur l’état de l’environnement qui manquaient cruellement dans la précédente enquête publique fort incomplète. Une indigence de renseignements qui avait été relevée par l’Autorité Environnementale, et qui constituait un des motifs de l’avis très défavorable du CPTG du 21 mai 2018 (joint en annexe). »

 

 

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Agir PLU, ZAC, débat public S'informer

EUROPACITY, PLU Gonesse, ZAC, Ligne 17Nord, CDG Express : bilan de trois ans de consultations publiques 2016-2018

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UNE TENDANCE LOURDE AU REJET DU PROJET D’AMÉNAGEMENT DU TRIANGLE DE GONESSE ET UNE DEMANDE ACCRUE D’ALTERNATIVES

– – – – – – – –

Le 6 mars 2018 le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annulait l’arrêté préfectoral de création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Triangle de Gonesse, estimant que l’étude d’impact environnemental était insuffisante (qualité de l’air, émissions de CO2, mais aussi couverture des besoins énergétiques).

Coïncidence du calendrier, deux semaines plus tôt, le 21 février 2018, était clôturée l’enquête publique concernant la Déclaration d’Utilité Publique pour le projet d’aménagement de cette même ZAC. Indépendamment des procédures juridiques et de leur résultat, il convient de rappeler le bilan des consultations publiques successives depuis trois ans.

UN REJET DU PROJET DE PLUS EN PLUS MASSIF

Juin-juillet 2016 se déroulait le Débat Public sur EuropaCity. Alors qu’il était considéré comme une simple formalité pour les organisateurs, avec une issue qui semblait une évidence, à savoir que le projet se ferait, avec tout au plus quelques aménagements sommaires bien mis en valeur par une communication adaptée, il leur a fallu au fur et à mesure des réunions et des contributions prendre la mesure des oppositions et de la qualité des propositions de projets alternatifs. La présidente du débat a dû imposer au promoteur de ne plus parler de la réalisation d’EuropaCity qu’au conditionnel…

Déjà apparaissait le décalage entre politiques publiques mettant en avant enjeux environnementaux et préservation du climat, au regard d’un projet d’urbanisation à la fois trop peu dense et artificialisant toujours plus de terres agricoles, au moment où le Grand Paris se trouve déjà être une des zones habitées d’Europe les plus en retard sur les enjeux d’autonomie alimentaire, malgré l’introduction d’un 4ème défi alimentaire dans le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF).

Très tôt aussi ont été réfutés les arguments de l’emploi. Les experts et les associations démontraient que les chiffres étaient gonflés et peu crédibles, les emplois peu adaptés aux compétences et qualifications de la main-d’œuvre locale, à l’appareil de formation, et surtout les élus des départements voisins, qui peinent déjà à faire vivre les centres commerciaux du nord de Paris, y voyaient la certitude de perdre leurs derniers clients et une filière d’activité. Dans un contexte de marché saturé, l’emploi soi-disant créé par EuropaCity consisterait essentiellement en transferts au détriment des activités existantes.

Les résultats chiffrés, bien que n’apparaissant pas dans le rapport officiel, étaient entretenus de manière précise par des contributeurs sur le site du débat. Au final, tous confondus (particuliers, associations, collectivités), ce sont 82% des contributeurs qui se sont déclarés opposés au projet (1).

Mai-juin 2017, un an plus tard, c’est l’enquête publique sur la révision du PLU de Gonesse, destinée à permettre la mise en œuvre d’EuropaCity et plus généralement le projet de ZAC.

Cette fois le résultat fut démonstratif à double titre. En effet non seulement l’enquête confirma les résultats du Débat Public, avec cette fois 83,4 % d’avis défavorables, contre 15,9 % seulement favorables, mais c’est aussi le Commissaire-Enquêteur qui rendit un avis défavorable en conclusion de son rapport.

Le maire de Gonesse, déclarant haut et fort que l’avis de ce dernier n’était que consultatif, se rabattait sur la perspective de la prochaine enquête publique, concernant la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la ZAC.

Janvier-février 2018 enfin, se tient l’enquête publique sur la DUP de la ZAC. Le commissaire-enquêteur n’a pas encore restitué son rapport, mais nous avons déjà pu consolider les résultats des avis déposés sur le registre numérique, celui qui comporte la très grande majorité des contributions.

Sur 3 450 avis déposés environ, nous avons pu analyser 3 393 avis enregistrés au dernier soir, quelques heures avant la clôture de la consultation et la disparition des données du site internet de l’enquête.

Sur ce total, après élimination des avis inclassables (neutres, rédaction ambigüe, doublons, simples remarques ou demande de rendez-vous auprès du commissaire enquêteur…), 3 188 avis restaient exploitables.

A nouveau le bilan est sans appel :

  • 2 809 avis défavorables au projet de DUP de la ZAC, soit 88 %
  • 379 avis favorables, soit 12 %

La tendance lourde au rejet de ce projet est confirmée.

QUELQUES ENSEIGNEMENTS SIGNIFICATIFS

Intéressante est l’analyse détaillée des contributions.

Pour les personnes favorables au projet, c’est l’emploi et le développement économique (cité dans 38,4 % des avis favorables) qui sont mis en avant, l’image de ce projet sur leur région (14,9 % des «pour»), mais aussi la perspective de bénéficier enfin de transports en commun plus performants en direction de la capitale (dans 17,7 % des avis positifs). L’accès à la culture et aux loisirs est aussi avancé par 14,2% des contributeurs défendant le projet.

Ces résultats mettent en évidence la situation des habitants de ces communes, qui se sentent fréquemment oubliés, loin de Paris ou des zones de forte activité, et qui pensent voir en EuropaCity le projet susceptible de les sortir de leur relégation.

Côté des opposants, le premier argument cité, à hauteur de 23,4 % des avis, est la disparition des terres agricoles, dans un contexte national où la surface d’un département est bétonnée tous les 7 ans et où la question de l’alimentation est hissée au niveau d’enjeu politique majeur. Ils mettent aussi l’accent (dans 15,6 % des cas) sur l’incohérence des politiques publiques qui, après la tenue de la COP21, favoriseraient l’émergence d’un projet totalement contradictoire avec les objectifs que la France s’est donné en tant que leader de la cause climatique. Plus largement l’impact environnemental (biodiversité, eau, air, pollutions…) est évoqué dans 11,8% des contributions.

Pour autant les opposants au projet n’oublient pas les questions intéressant les résidents.

Ainsi pour les transports (4,7% des expressions, commentaires…), ils reconnaissent la légitimité de transports en commun plus performants sur ce secteur, s’inquiétant à contrario des risques d’afflux de circulation et de pollution engendrés par le projet. Mais ils refusent une dépense publique mise au service d’un projet purement privé dont l’intérêt public est contestable.

Il est notoire que les questions de l’emploi sont citées par 14,2% des contributeurs. Ils mettent en exergue la destruction de nos économies locales, petit commerce et industrie, par une grande distribution toujours plus puissante, organisée pour acheter à l’import à bas prix et accroître sa productivité interne par la mise en œuvre à outrance du libre-service, au détriment de l’emploi même.

En ce qui concerne le projet EuropaCity, ils dénoncent des chiffres de fréquentation fantaisistes (plus du double d’Eurodisney, ou encore l’équivalent de tous les parcs d’attraction français), ou encore l’ambition de faire sur le pôle culturel mieux que Beaubourg, qui possède 100.000 œuvres, alors qu’aucun partenaire culturel n’a déclaré son intérêt pour EuropaCity.

Ils relèvent l’indigence des études sur l’emploi dans le projet : 17 malheureuses pages sur un dossier qui en comporte des centaines, des chiffres non actualisés datant de 2009 pour un projet destiné à voir le jour 20 ans plus tard, des calculs basés sur des ratios macro-économiques nationaux déconnectés des réalités de terrain, des marchés locaux de l’emploi ou des caractéristiques de la main-d’œuvre résidante.

L’objectif réel du projet est mis en question, celui-ci leur apparaissant plus comme une immense opération de spéculation foncière que comme un projet cohérent de développement d’un territoire.

Il est enfin remarquable que le projet CARMA (Coopération pour une Ambition Rurale Métropolitaine et Agricole) est cité comme une alternative crédible par 53% des opposants à EuropaCity. A contrario, on relève dans les contributions nombre de remarques qui montrent que CARMA n’est pas encore bien compris du public. Les personnes favorables à EuropaCity le réduisent à un projet d’agriculture biologique, destiné à un public réduit, certains imaginent même que sur une surface dédiée CARMA pourrait cohabiter avec EuropaCity, sans voir la dimension stratégique de ce projet alternatif tant au plan sociétal, qu’en matière de contribution à l’autonomie alimentaire du Grand Paris, mais aussi comme outil de formation et d’émancipation professionnelle pour les populations résidantes.

 

CONCLUSION :

Ainsi, le temps joue pour les opposants. Plus le temps passe, plus la conscience de l’urgence écologique augmente, plus ce projet apparaît dans sa démesure et son caractère obsolète…. Et plus la nécessité d’alternatives s’affirme.

 

Pour aller plus loin, voir : 

Avril 2016 : Cahier d’acteur du CPTG lors du débat public sur le projet EuropaCity ( 15 mars – 30 juin 2016 )

30 juin 2017 : L’Avis du CPTG sur le PLU de Gonesse remis au Commissaire enquêteur, M. Ronan HEBERT

23 août 2017 : Le rapport  le Commissaire enquêteur défavorable à la révision du PLU de la ville de Gonesse

Octobre 2017 : Le projet CARMA

17 février 2018 : Avis du CPTG concernant la DUP ZAC Triangle de Gonesse

21 mai 2018 : Avis du CPTG concernant la création et l’exploitation de la ligne 17-Nord

10 juillet 2018 : Avis du CPTG concernant un centre d’exploitation des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express

20 novembre 2018 : Avis du CPTG sur le projet CDG Express