Catégories
Presse

Blog Médiapart – Pourquoi Europa City est une connerie – le 4/04/2016

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Pourquoi Europa City est une connerie (mais où sont les stars d’EELV ?)

Dans « Cessons de ruiner notre sol », paru chez Flammarion en octobre 2014, je dénonçais le formidable projet Europa City. Aujourd’hui on en parle, un peu. Pas EELV, rassurez-vous, qui prouve une fois encore son inutilité. Alors j’en remets une couche, actualisée.
En dépit de sa sublime réflexion architecturale et environnementale, nul ne se pose pourtant la question de l’intérêt du projet, qui se fera dans une zone urbaine déjà saturée de centres commerciaux souffreteux. Mais voilà, les élus nationaux substituent leur absence de vision par ce genre de bons gros « projets d’intérêt national », les élus locaux ne voient que leur réélection, l’emploi doit être créé à tout prix, et pour cela, il faut donc exécuter l’habituelle recette : investir de l’argent public, ne serait-ce qu’en une gare du futur (qui ne se fera pas, faute d’argent et de matériaux) Grand Paris, un argent dont le rendement n’ira que dans les poches de promoteurs qui ne sont pas connus pour payer beaucoup d’impôts en France. Et puisque ce projet ne peut être rentable que si les centres commerciaux existants font faillite, de l’argent public sera ensuite à dépenser pour gérer des friches. Et des chômeurs. Et ensuite la bulle immobilière des centres commerciaux explosera. Au fait, vous avez entendu les caciques de l’écologie dire un mot sur Europa City ? Les élus locaux et membres de ce parti, très actifs sur le terrain, aimeraient bien les entendre.

[contentcards url= »https://blogs.mediapart.fr/frederic-denhez/blog/040416/pourquoi-europa-city-est-une-connerie-mais-ou-sont-les-stars-deelv » target= »_blank »]

Catégories
Territoire et banlieues

Les difficultés du territoire sont essentiellement liées aux impacts aéroportuaires

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Rapport de l’IAU sur les impacts aéroportuaires sur les territoires

Etienne Berthon, IAU île-de-France (DUAT) – 13 janvier 2011

Où l’on apprend que les cinq grands défis sont :

  • La maîtrise et la compensation des nuisances
  • Définir la juste place du pôle aéroportuaire dans la structure régionale
  • Le défi de l’accessibilité
  • La cohérence de la gouvernance
  • Un aéroport bien accepté et intégré dans son territoire

Tiens, on n’y voit pas de nécessité de faire pousser les centres commerciaux comme des champignons !

Carte des nuisances aéroportuaires : Source : ACNUSA
Carte des nuisances aéroportuaires : Source : ACNUSA

[gview file= »http://www.iau-idf.fr/fileadmin/user_upload/Enjeux/Paris_metropole/aeroports/Impacts_territoriaux_aeroports.pdf » save= »1″]

Thèse : Évaluation des impacts aéroportuaires : dépréciation immobilière et inégalité environnementale

Cas des aéroports de Paris-CDG, Paris Orly, Lyon Saint-Exupéry et Toulouse-Blagnac. Noëlvia SEDOARISOA

Doctorante au Laboratoire MRTE (Mobilités, Réseaux, Territoires et Environnement) Université de Cergy-Pontoise Co-direction : Didier DESPONDS (Professeur à l’UCP) Pierre ZEMBRI (Professeur à l’UPEM)

07/10/2014

Où l’on apprend que les différents résultats montrent que l’exposition au seul bruit des avions a bien un effet négatif et significatif sur les prix des logements, autour de Roissy – CDG.

Mais c’est aussi un facteur de « défaveur sociale »

La zone d’étude de Paris-CDG s’étend sur les départements du Val-d’Oise, de la SeineSaint-Denis et de la Seine-et-Marne. Comme le montre la figure 4, l’occupation du sol est très hétérogène autour de l’aéroport. Au sud-ouest et au sud, représentés par les départements du Vald’Oise et de la Seine-Saint-Denis, le tissu urbain est très dense. Par ailleurs, l’aéroport de Paris- leBourget est imbriqué. L’aéroport de Paris-CDG situé au centre de la zone d’étude est situé dans un tissu urbain moins dense que le sud-ouest et l’ouest de la zone d’étude. A l’est de la zone d’étude (Département de la Seine-et-Marne), l’occupation du sol y est plus variée. Elle est largement dominée par des terres agricoles et des zones boisées. La zone exposée au bruit de l’aéroport est caractérisé dans le département du Val-d’Oise par zones très urbanisées comme les communes de Goussainville, Villiers-le-Bel, Arnouville-lès-Gonesse, Gonesse ou Sarcelles. Dans le département de la Seine-et-Marne, la plus grande partie de la zone est occupée par des surfaces agricoles. On y retrouve très peu de zones urbanisées. Elles sont présentes dans les communes de Le MesnilAmelot, Saint-Mard, Juilly, Nantouillet. Certaines communes comme Montgé-en-Goëlle, Cuisy se caractérisent par des zones boisées. Dans le Département de la Seine-Saint-Denis, la zone de bruit est largement occupée par des zones industrielles ou commerciales ainsi des terres agricoles (commune de Tremblay-en-France).

 

Parmi les communes étudiées, plusieurs (Gonesse, Goussainville, Sarcelles, Villiers-le-Bel) se caractérisent par des taux élevés de logements sociaux dans lesquels les catégories populaires sont très fortement présentes. Le ratio CPIS / ouvriers, pour les acquéreurs de biens immobiliers, maisons et appartements étant analysés séparément, montre de fortes spécialisations sociales dans la zone exposée au niveau de bruit à partir de 54 dB(A), avec toutefois certaines nuances

Synthèse

Consulter la synthèse du colloque

La thèse en version intégrale

Consulter la thèse

Catégories
Presse

Le Parisien : Gonesse : au milieu des champs, ils imaginent le projet EuropaCity – le 3/04/2016

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Ce n’est pour l’instant qu’un vaste champ de cultures en bordure de l’ancienne usine Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Samedi matin, au terme d’une bonne marche, c’est sur le pont au-dessus du Boulevard du Parisis à Gonesse qu’une vingtaine de particuliers et membres d’associations se sont retrouvés à l’initiative de la commission nationale du débat public, pour visualiser le site du projet d’EuropaCity. Ce centre commercial et de loisirs de 80 ha dont l’ouverture est envisagée en 2024. Un projet de la taille de la Défense à l’intérieur du boulevard circulaire, huit fois plus grand qu’Aéroville à Roissy, dernier-né des centres commerciaux de la zone.

En lire plus

[contentcards url= »http://www.leparisien.fr/gonesse-95500/gonesse-au-milieu-des-champs-ils-imaginent-le-projet-europacity-03-04-2016-5683363.php » target= »_blank »]

Catégories
Presse

Marianne : La promesse inavouable – le 3/04/2016

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

L’enquête publique sur « le plus important projet d’aménagement culturel et commercial en Europe », EuropaCity a été lancée en France la semaine dernière, dans la quasi indifférence. Symbole de l’impuissance publique, cette ville artificielle promet déjà le meilleur du capitalisme récréatif et consommatoire.

C’est un silence aussi assourdissant que bizarre. L’enquête publique sur « le plus important projet d’aménagement culturel et commercial en Europe » a été lancée en France la semaine dernière, mais personne ne le revendique. EuropaCity. Une ville artificielle au nord de Paris. « Un formidable pari sur l’avenir. » Qui en parle, en ces temps de morosité ? Cette promesse de record s’énonce dans la discrétion. Ou plutôt dans la crainte. Le promoteur d’EuropaCity, Immochan, filiale immobilière d’Auchan, redoute un Notre-Dames-des-Landes francilien.

Et les élus (de droite comme de gauche) qui y ont cédé ne sont pas fiers. Ce symbole privé de leur impuissance publique représente l’inverse de ce qu’ils racontent à longueur d’année sur la culture, l’environnement, l’agriculture… La preuve grand format qu’ils ne font pas ce qu’ils disent. Qu’ils se contentent de se soumettre aux forces qui vont. Celles du capitalisme récréatif et consommatoire, et de son programme pour changer la vie : faire du passé table rase pour inventer cet homme nouveau « à la recherche d’un acte d’achat intégrant une dimension de plaisir ». 

En lire plus

[contentcards url= »http://www.marianne.net/europacity-prouesse-inavouable-100241690.html » target= »_blank »]

Catégories
Climat-Sols-Environnement

Parc des neiges : l’équivalent de la consommation de plus de 900 habitants !

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse a demandé au maître d’ouvrage Auchan à combien été estimée la consommation électrique du parc des neiges prévu dans le projet.

Voilà sa réponse publiée sur le site du débat :

S’agissant du Parc des neiges, la consommation énergétique est estimée à 4 GWH/an, équivalent à celle de 200 habitants, du fait de la très haute performance de l’enveloppe extérieure et des équipements, et de la synergie énergétique qui serait mise en place avec le Parc aquatique.

Nous voulons bien les croire pour les 4 GWh/an que nous avions initialement estimés plutôt à 5 GWh/an.

Toutefois, si l’on prend les chiffres annuels de la consommation d’électricité du résidentiel-tertiaire, corrigée du climat en 2014 (source Base Pégase), soit 290 654 GWh/an divisé par le nombre d’habitants en 2014 (66,3 millions d’habitants, source INSEE), on obtient une moyenne de consommation de 0,004383922 gWh/an (4384 kWh) par habitant.

Avec ces moyennes de consommation, la piste de ski ne correspond pas à la consommation de 200 habitants mais de 912 habitants !

Autre calcul si l’on prend les chiffres de l’Observatoire des marchés de détail du 4e trimestre 2015  de la commission de régulation de l’énergie :

Avec 150 700 000 000 kWh de consommation annuelle en 2015 pour le résidentiel, sur 31 790 000 sites (ou foyers); la moyenne par foyer s’établissait à 4740 kWh de consommation par an et par foyer.

Avec ces moyennes de consommation, la piste de ski ne correspond pas à la consommation de 200 habitants mais de 843 foyers !

Pour mémoire, lors de la COP 21, la France s’est engagée à réduire de 50 % la consommation énergétique à horizon 2050 (source : site du gouvernement) Ce n’est pas avec ce genre de projet qu’elle en prendrait la voie !

Catégories
Emploi & Formation

Métiers d’EuropaCity : un éventail très restreint, des risques de « cannibalisation » entre activités

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

80 métiers ?

Immochan fait miroiter « 80 métiers » à EuropaCity : a priori, cela paraît beaucoup. Mais peu de gens savent qu’on en répertorie environ 12 000. Soit 0,66% du champ des possibles, ce qui est particulièrement faible. Un « vrai » pôle d’emplois (Saint-Denis par exemple) offre plusieurs milliers de métiers.

Plus l’éventail des métiers offerts est restreint, plus l’aire de recrutement du pôle d’emplois est vaste

Quelle importance diront certains, « pourvu qu’on ait du boulot »? C’est justement une question essentielle : plus l’éventail des métiers offerts est restreint, plus l’aire de recrutement du pôle d’emplois est vaste, pour pouvoir trouver une main-d’œuvre positionnée sur les quelques créneaux dont l’entreprise a besoin. L’exemple le plus frappant est le pôle de Roissy, qui emploie en moyenne 7% des travailleurs du territoire (4,7% pour Sarcelles, près de 10% pour Goussainville). Depuis son implantation en 1974, cette proportion n’a guère changé, en raison – là encore – d’une très faible palette de métiers proposés (une centaine).

[masterslider id= »10″]

Aussi, nous constatons qu’au fur et à mesure que le pôle de Roissy grossit, son influence n’augmente pas en intensité sur son aire de proximité, mais s’étend en tache d’huile sur une aire diffuse au périmètre de plus en plus vaste, qui s’élargit au Nord du Val d’Oise, puis sur la moitié Sud de l’Oise, gagnant progressivement les communes de l’Ouest de l’Aisne. Aujourd’hui, la zone d’emploi de Roissy définie par l’INSEE s’étend sur 293 communes, dont 200 dans l’ancienne région Picardie.

En Ile-de-France, les salariés viennent de toute la région. 70% des personnels œuvrant en horaires décalés, il leur est possible d’occuper une résidence très éloignée de leur lieu de travail. Et s’ils en ont les moyens, les employés préfèrent éviter le territoire de proximité, en raison des nuisances de bruit qu’ils supportent déjà sur leur site d’activité. Les cadres, peu nombreux, habitent la vallée de Chevreuse, le bassin de Saint-Germain-en-Laye ou encore le Vexin. Exemple cuisant de cette réalité pour les actifs de Villiers-le-Bel : entre 1990 et 2008, le nombre d’emplois à Roissy a augmenté de 61 000 postes, mais moins de 1% de cette augmentation (+0,9%) a profité aux actifs de la commune (862 emplois occupés à Roissy en 2008, contre 2331 à Paris).

L’aire de recrutement d’EuropaCity serait gigantesque

Avec un éventail aussi restreint de métiers, toutes les chances seraient réunies pour que l’aire de recrutement d’EuropaCity soit gigantesque (d’ailleurs l’étude Sémaphores se garde bien de la définir, en prétendant page 3 que c’est impossible –cela a pourtant été fait pour EuroDisney – ) et que l’impact sur l’emploi local soit très faible, renforcé par des risques de « cannibalisation » entre activités concurrentes, comme semble le suggérer une étude récemment effectuée par la ville de Blanc-Mesnil, qui note des « métiers en tension » dans différentes familles professionnelles identifiées par l’étude Sémaphores (pages 17 et 18).

Catégories
Emploi & Formation

Emplois de chantier : de la beauté du rêve au cynisme de la réalité

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Quand un salarié occupe un emploi pendant 3 ans, peut-on considérer qu’il occupe 3 emplois ?

C’est pourtant cette méthode de calcul absurde qui a été utilisée par le cabinet Sémaphores dans l’étude commandée par Immochan, pour comptabiliser l’ensemble des emplois du chantier d’EuropaCity. En effet, page 9, il est évoqué « 4200 emplois mobilisés sur le chantier chaque année » pendant 3 ans, soit un total de 12600 emplois directs !! Page 10, les données mises à jour allongent la durée de chantier à 4 ans et demi, soit 18 820 emplois au total !

Même réduits à 4200 emplois durant 3 ans, les chiffres de la phase construction d’EuropaCity sont à l’évidence surestimés. Aujourd’hui, les deux plus grands chantiers de France (EPR de Flamanville et LGV Bordeaux-Tours qui ont des tailles et des niveaux de complexité sans commune mesure avec EuropaCity) mobilisent de 4000 à 4500 salariés.

Pourquoi des ratios basés sur les investissements ?

Mais dans l’étude Sémaphores, le calcul des emplois de chantiers directs pour la phase construction ne se base pas comme habituellement sur les m2 construits ni sur la surface du projet, mais sur des ratios d’emplois en fonction des investissements, issus de l’Enquête Annuelle des Entreprises (EAE INSEE), une source macro-économique effectuée à l’échelle nationale, datant de 2009. Prendre des références macro-économiques pour effectuer une estimation à une échelle locale est un choix très discutable, renforcé par l’ancienneté de la source (2009 pour une prévision 2017- 2020 ?) et la fiabilité de la méthode (quelle corrélation entre investissements et nombre d’emplois ?).

En Ile-de-France, le « Pentagone » de la place Balard (Paris 15ème) qui regroupe l’ensemble des activités du ministère de la Défense et vient d’être livré pour un investissement de même ordre qu’EuropaCity (coût 4,3 milliards d’€ – Source : BFM Business), pour une surface de 320 000 m² a occupé au maximum jusqu’à 2500 travailleurs en période de pointe. (Source : Blog de Bouygues Construction)

Ces différents exemples suggèrent plutôt pour le chantier d’EuropaCity un chiffre réduit de 30 à 50% (2000 – 3000 emplois ?) par rapport aux estimations du cabinet Sémaphores.

 La précarité des emplois de chantier

Autre point : les contrats sont généralement de quelques mois, car les corps de métiers ne travaillent pas simultanément, mais se succèdent : d’abord les terrassements, ensuite le gros-œuvre et la structure, après le clos et le couvert, puis les corps d’état techniques (électriciens, plombiers…) enfin vient le temps des finitions (soliers, serruriers…) Et bien sûr, les différents personnels ne sont pas interchangeables : un grutier ne va pas poser des moquettes ! A titre d’exemple, la construction du centre commercial Le Millénaire (50 000 m2, Aubervilliers) a enregistré une moyenne de 250 travailleurs sur le site, avec une pointe de 700 salariés.

Des emplois locaux ?

Mais la question principale reste : quelle proportion – sur le total des emplois – serait attribuée aux habitants du territoire ? Il faut savoir qu’il n’y a en France que 3 ténors du Bâtiment capables de conduire un chantier de l’ampleur d’EuropaCity : Bouygues, Eiffage ou Vinci. Ces grandes entreprises possèdent des salariés permanents qu’elles installent sur chaque chantier et recrutent du personnel complémentaire sur place. C’est pourquoi les métiers du Bâtiment listés dans l’étude Sémaphores (page 15) n’ont aucune signification pour la main-d’œuvre disponible du territoire. Seuls comptent les postes non pourvus par l’entreprise qui conduit le chantier. Compte-tenu de la mauvaise conjoncture de l’année 2015 (baisse de 3% de l’activité et licenciement de 42 000 salariés, d’après la Fédération Française du Bâtiment), on peut supposer que l’entreprise maître d’œuvre ait d’abord l’objectif de maintenir son personnel, réduisant d’autant l’embauche d’actifs locaux. Rien n’empêche non plus l’entreprise de contractualiser avec des agences d’intérim étrangères ou des filiales d’Europe de l’Est par exemple, pour faire venir des travailleurs déplacés.

Lors de la construction du centre commercial l’Îlo à Epinay-sur-Seine (Immochan, ouvert en 2013), une entreprise de Plaine Commune a bénéficié d’un marché de terrassement, quelques dizaines de travailleurs locaux ont été embauchés et 5% des heures travaillées ont été assurées par des actifs du territoire en insertion.

Comment dans ces conditions peut-on faire miroiter auprès des entreprises du territoire des marchés de sous-traitance substantiels, des nombres d’emplois multipliés par 3 ou 4 pour susciter de faux espoirs chez les chômeurs du territoire ?

 Un leurre

Comment se fait-il que le groupe Auchan, qui affiche son engagement dans une démarche de Responsabilité Sociale d’ Entreprise (RSE) puisse leurrer ainsi les entreprises et les habitants locaux, en prétendant représenter une chance ultime pour un territoire durement frappé par la pauvreté et le chômage ?

Catégories
Emploi & Formation

Quelles garanties de création des milliers d’emplois annoncés pour EuropaCity ?

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Immochan proclame :

11 780 emplois directs

12 600 emplois directs en phase de construction
(4200 par an)

13 000 emplois indirects

5 775 emplois induits

En réalité, seuls les emplois directs sont comptabilisables….

Les emplois directs

Il s’agit des emplois des salariés qui sont localisés sur le site.

Mais attention aux chiffres indiqués !

1/ Quelle bases de calculs pour les emplois directs ?

L’emploi direct pour la phase de construction serait calculé sur la base des dépenses d’investissements converties en productions des secteurs du bâtiment et des travaux publics, elles-mêmes converties en emplois à partir des ratios de l’enquête annuelle d’entreprise. Il s’agit d’une source INSEE macro-économique qui ne tient aucun compte du contexte local et notamment du suréquipement en centres commerciaux, qui aboutit à des situations de « métiers en tension », ne trouvant pas de main-d’oeuvre locale. Par ailleurs, les emplois des sous-traitants, de travailleurs détachés, etc. sont-ils comptabilisés ?

  • Si l’on prend par exemple les chiffres du chantier de Flamanville – Le projet s’élève à ce jour à 10,5 milliards d’euros et emploierait au maximum 4000 personnes simultanément, dont environ 20% de travailleurs étrangers. Soit un ratio de 1 emploi annuel de chantier pour 380 000 millions d’euros. Ce qui pour EuropaCity équivaudrait à 1 181 emplois annuels et non 4200 emplois, comme c’est affiché.
  • Pour le chantier du centre commercial de La Valette, on parle de 150 ouvriers pour 51 000 m² de commerce mais aussi un multiplexe, 300 logements, un hôtel et 7000 m² de bureaux pour 140 000 millions d’investissement. Ce qui pour EuropaCity équivaudrait à 3 321 emplois annuels.
  • Enfin le chantier du Millénaire à Aubervilliers n’a occupé « que » 138 personnes sur le chantier.
  • Le chantier du Lyon-Turin, emploie quant à lui actuellement 300 personnes, dont la moitié seulement sur site.

Ces chiffres sont bien loin des 4200 emplois annuels promis par Auchan.

L’emploi direct pour la phase d’exploitation serait obtenu grâce à des rations d’emplois à partir de surfaces d’exploitations équivalentes des différentes activités d’EuropaCity. Ces ratios auraient été obtenus auprès des professionnels des secteurs du tourisme et du commerce.

  • Aéroville représente 1600 emplois (contre 2600 promis) pour 83 300 m² de surface commerciale et restaurants – appliqué au 250 000 m² de surface commerciale et restaurants d’EuropaCity, cela devrait correspondre à 4802 emplois
  • Le musée de l’Air et de l’aviation du Bourget emploi 110 salariés sur 255 000 m², cela représenterait 22 emplois pour les 50 000 m² de « culture ». Un peu plus générateur d’emplois car structure publique et nécessitant une surveillance accrue des œuvres, le musée du Louvre emploie près de 2000 personnes pour une surface de 210 000m², on obtiendrait à peine 476 emplois.
  • Eurodisney emploie 15 000 salariés sur 2 230 ha de surface de divertissements, restauration, commerces, appliqué aux 80 ha d’EuropaCity cela représenterait 538 emplois !

Bons joueurs, nous cumulons ces différents chiffres et arrivons à peine à 6 000 emplois bruts environ. Et c’est sans compter les gains de productivité liés notamment au développement du numérique (ex- caisses automatiques, caméras de vidéo-surveillance), ni les déplacements et destructions d’emplois. Nous ne voyons donc pas d’où peuvent sortir les 11 780 emplois promis en phase d’exploitation, d’autant plus si l’on se projette dans la situation économique de crise et dans le développement du numérique.

2/ Emplois bruts ou emplois nets ?

On nous annonce 11 800 emplois « bruts » (comme si EuropaCity était une île) alors qu’il faut prendre en compte des emplois « nets » (reposant sur un « solde » qui comptabilise les emplois implantés sur le site, après avoir retranché les milliers d’emplois supprimés par ailleurs).

3/ Temps plein ou temps partiel ?

Contrairement à ce qui est affirmé, il s’agit probablement de « postes » (occupés par des personnes) et non d’emplois qui ne sont pas forcément à temps plein. Les vrais « emplois » doivent être calculés en « ETP » = Equivalent Temps Plein. S’il y a deux personnes qui travaillent à mi-temps, ceci ne représente en réalité qu’un seul emploi. Or dans la grande distribution, 1/3 des emplois sont à temps partiel. Faut-il réduire d’un tiers les promesses d’EuropaCity ?

4/ Emplois temporaires ou permanents ?

Dans le tourisme et les loisirs, il y a beaucoup d’emplois « saisonniers » en CDD pendant les périodes de vacances. Exemple : en mars 2016, Disneyland recrute 8000 personnes dont 1000 en CDI (12,5%). Quelle proportion pour EuropaCity ?

Sur ces 3 points, nous ne disposons d’aucun renseignement dans l’étude Emploi effectuée par le cabinet Sémaphores.

Les emplois indirects

Il s’agirait des emplois des sous-traitants effectuant une activité de biens et/ou de services pour le compte d’EuropaCity.

Il n’y a aucune preuve que ces sous-traitants soient localisés et pérennisés sur le territoire. Par exemple, puisque Wanda (n°1 des groupes chinois) est entré au capital d’EuropaCity, quelle est la part d’emplois indirects de personnels localisés en Chine fabriquant des produits qui seraient importés ensuite à Gonesse ?

A refuser absolument, parce que nous n’avons aucun moyen statistique d’évacuer les doubles-comptes et d’identifier les emplois locaux. Si par exemple une filiale polonaise de Bouygues livre des matériaux à Gonesse pour réaliser le parc des neiges, les chauffeurs polonais seraient comptabilisés dans les emplois indirects d’EuropaCity (mais ils seraient déclarés aussi à l’étranger)… Impossible aux demandeurs d’emplois du bassin de Roissy de rivaliser avec des travailleurs déplacés (payés 300 € /mois) lors d’une embauche !

[contentcards url= »http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/07/07/bouygues-condamne-pour-avoir-recouru-a-l-emploi-de-travailleurs-dissimules-sur-le-chantier-de-l-epr-de-flamanville_4674208_1656994.html » target= »_blank »]

Notons que dans sa mise à jour 2015 des chiffres d’Emploi, le cabinet Sémaphores n’a pas pris en compte ces emplois indirects.

Les emplois induits

Il s’agit des emplois générés par les dépenses des salariés employés par EuropaCity.

Une méthode à proscrire absolument, qui permet de multiplier par 3 ou 4 les emplois directs, sans que l’on puisse prouver la réalité de ces postes. On prend les salaires versés aux employés du site (en l’occurrence les 11800 actifs promis par EuropaCity), on calcule leurs dépenses commercialisables (en utilisant des moyennes observées en France, soit une hypothèse d’1/3 du salaire dépensé localement…) et on affecte ces dépenses au lieu d’habitat de ces travailleurs, qu’on transforme en équivalent-emplois !!

Exemple : prenons le cas d’un chômeur espagnol Bac + 5 embauché par Disneyland, payé au SMIC et logé dans un mobilhome (ce qui permet au passage de déclarer que l’emploi est «local»). On affecte le 1/3 du salaire de cet employé au site Disney de Chessy en Seine-et-Marne et on transforme ses dépenses en équivalents-emplois de vendeurs en boutique, d’animateurs d’attractions et de serveurs… Comme si ce travailleur s’habillait en priorité en tee-shirt Mickey, pratiquait ses loisirs sur place, mangeait tous les jours dans les restaurants Disney, n’allait guère à l’extérieur et n’envoyait pas un centime à sa famille !!

Ce mode de calcul discutable, mis au point il y a plus de 20 ans, a été abandonné par tous les économistes de l’emploi qui respectent une déontologie professionnelle. D’ailleurs, dans l’étude ECODEV, il est précisé en introduction que SEULS les emplois directs sont pris en compte.

[contentcards url= »http://www.madmoizelle.com/travailler-a-disneyland-paris-93300″ target= »_blank »]

Les emplois non délocalisables : « Faire rêver, c’est un métier »

Ceci signifie que les emplois localisés sur le site d’EuropaCity ne seraient pas déménagés ailleurs. C’est ce qu’a promis également Disneyland lors de son implantation en Ile-de-France. Mais cet engagement qui vaut au moment de l’ouverture ne signifie absolument pas qu’il soit ensuite observé dans le temps. En réalité, dans le cas de Disneyland, ce sont les travailleurs recrutés qui sont « délocalisés », en provenance de toute l’Europe et même du monde entier (100 pays différents). L’entreprise peut toujours justifier la rupture de son contrat initial : « nous n’avons pas trouvé sur la place la main-d’œuvre que nous cherchons » et se sentir libre d’organiser comme Disney en 2016, des castings au Portugal, en Irlande ou en Grèce.

 

Casting Spectacle en Espagne et Portugal
Casting Spectacle en Espagne et Portugal

[contentcards url= »http://www.rtl.be/info/belgique/economie/envie-d-aller-travailler-avec-mickey-euro-disney-recrute-a-bruxelles-il-y-a-8-000-postes-a-pourvoir-704754.aspx » target= »_blank »]

Conclusion

Pour reprendre l’adage bien connu : « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».

Seuls les emplois directs sont à considérer, à condition qu’il s’agisse d’emplois nets, calculés en ETP (équivalent -temps-plein), qu’ils soient distingués les emplois saisonniers et permanents et qu’ils reposent sur des études un plus étayées.

Catégories
Auchan

Oxygène : Contre le projet du groupe Auchan à Saint-Clément-de-Rivière

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Le collectif OXYGÈNE

regroupe des associations de protection de la nature et des associations agissant pour un aménagement du territoire plus respectueux de l’environnement. Il est indépendant de toute formation à caractère politique.

Le but du collectif  est l’abandon du projet d’implantation d’un complexe commercial «Oxylane» prévu sur le territoire de la commune de Saint-Clément-de-Rivière, au lieu-dit «Les Fontanelles».

 Cette action s’inscrit dans une démarche visant à maintenir cet espace en terre naturelle et agricole.

Le projet Oxylane

 

 

[contentcards url= »http://reporterre.net/La-lutte-est-utile-Nous-avons » target= »_blank »]

Catégories
GPI Grand Paris

Collectif pour le futur du site de Grignon – CFSG

Imagine AmelieKeysolution.frGilbertiAiiightAlotngirondeUrgence Degorgement ParisPlombier Artisan ParisBisbalcopyJmdhainautJuniorestaca.comNectra
RuemadameParisGalerieAgnesSandahlSaumoneraiesaintmartinSersIngenierieSisSolutions
GudangBokep

Le Collectif pour le futur du site de Grignon (CFSG) s’est créé en décembre 2015 suite à la pétition lancée par Léonce Vilbert contre des projets de vente de ce domaine de l’Etat situé près de Plaisir dans les Yvelines (France).

L’Etat français veut vendre ce domaine historique avec son château Louis XIII, son parc de 300 ha, ses amphithéâtres, ses laboratoires, ses champs d’expérimentation, au Qatar… pour y implanter le centre d’entraînement du PSG! Il faut empêcher cette énorme faute que serait la vente de notre plus beau patrimoine au Qatar! Les générations futures nous le reprocheront. Sans compter l’immense gaspillage d’argent public investi dans cette structure !

[contentcards url= »http://www.reporterre.net/Le-PSG-menace-de-betonner-trois-cent-hectares-de-terres-historiques » target= »_blank »]