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La colère des terres de Gonesse et d’ailleurs, 22 mai 2021, place de la République à Paris

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En 2010, il y a eu le projet EuropaCity, sur les champs du Triangle de Gonesse, puis le projet d’agrandissement de l’aéroport de Roissy avec la création du terminal T4. Chacune de ces opérations comportait une gare sur la ligne 17 nord du Grand Paris Express.
Aujourd’hui, plus d’EuropaCity, plus de T4, mais les crises climatiques et sanitaires sont là.
Alors pourquoi cette ligne ? Pourquoi une gare au milieu des champs de Gonesse ? Parce que pour pour le gouvernement et Valérie Pécresse le Grand Paris Express serait intouchable quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte !
Cette ligne 17 nord coûterait 3 milliards d’euros. Elle ne desservirait pas des zones d’habitat. Inutile, elle serait quand même payée par les contribuables qui continueraient à s’entasser dans les RER B et D.
Un gâchis d’argent public! La destruction de 300 ha de terres agricoles!
La gare Triangle de Gonesse coûterait plusieurs centaines de millions d’euros auxquels il faudrait ajouter des millions d’euros pour les accès routiers à partir des autoroutes déjà saturées.
Elle détruirait des terres agricoles très fertiles.
Les élus n’ont pas le droit de les gaspiller, ils ont le devoir de les préserver pour les générations futures.
Le seul projet utile est CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir) tourné vers l’avenir, dès à présent possible avec des emplois non délocalisables, dans le domaine de l’agriculture, de l’alimentation et des filières durables.
Personne ne devrait pouvoir détruire ces terres. Or, les débats à l’Assemblée nationale sur la loi climat ont envoyé des signaux négatifs, avec le rejet des amendements en faveur de leur protection.
Nous avons besoin de l’engagement de tous les citoyens, pour exiger des femmes et hommes politiques présents et à venir qu’ils prennent les décisions et les mesures nécessaires pour arrêter la catastrophe.
Plus d’infos sur :
https://carmapaysdefrance.com/
[gview file= »https://ouiauxterresdegonesse.fr/wp-content/uploads/2021/05/Tract-CDT-.pdf »]
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Courrier au préfet

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Monsieur le Préfet,

Le 7 novembre 2019, le gouvernement a décidé l’arrêt du projet EuropaCity prévu sur le Triangle de Gonesse et a chargé Monsieur Francis Rol-Tanguy d’une mission relative à cette décision. Son rapport a été remis mi-juillet 2020.

Votre courrier du 12 novembre 2020 nous informe de la mission que vous a confié le 1er Ministre et nous demande d’apporter notre contribution au « contrat de territoire ». Nous vous l’avons transmise le 22 novembre. En introduction nous avons écrit : « Nous espérons être associés à la suite du processus et souhaitons prendre connaissance de l’ensemble des contributions ». Nous pensions qu’un contrat de territoire nécessitait un processus de concertation auquel nous étions prêts à contribuer.

La SGP vient de prévenir la profession agricole d’un début des travaux dès février. Cela sur une aire de chantier inchangée de 20 ha ne tenant aucun compte ni de l’arrêt d’EuropaCity ni de la crise sanitaire et économique actuelle. Pourquoi cette précipitation et pour quel projet ? Le projet CARMA-RISOME qui conforte sur le long terme la vocation agricole du Triangle et qui développe plusieurs filières nouvelles d’activités autour des nécessaires mutations du système alimentaire est prêt à démarrer. Il n’a besoin ni d’une gare du Grand Paris Express sur le Triangle de Gonesse, ni d’investissements lourds pour les accès routiers . Et s’il y a d’autres projets, il existe suffisamment d’autres sites disponibles pour ne pas sacrifier d’excellentes terres agricoles.

La décision de la SGP annule tous les espoirs que l’arrêt d’EuropaCity a fait naître au bout de 30 ans de tentative d’urbanisation du Triangle de Gonesse. La vive inquiétude qu’elle a suscitée au sein des associations composant notre collectif nous a conduit à organiser une journée de mobilisation sur le Triangle de Gonesse le 17 janvier, soutenue par de nombreuses autres organisations citoyennes, pour réaffirmer notre détermination à préserver et promouvoir cet espace agricole de grande qualité au travers d’un projet fédérateur : CARMA-RISOME.

Dans ce contexte d’incertitude, nous ne pouvons accepter le démarrage de travaux et nous souhaitons vous rencontrer le plus rapidement possible pour faire le point sur la situation et sur les prochaines étapes qui forgeront l’avenir du Triangle.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération.

Bernard Loup
pour le Collectif pour le Triangle de Gonesse

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Appel à volontaires pour l’organisation de la 4ème Fête des Terres de Gonesse

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Préparation de la 4ème Fête des Terres de Gonesse,
le 19 septembre 2020 sur le Triangle.

Appel à volontaires pour l’organisation de la 4ème Fête des Terres de Gonesse organisée par les trois Collectifs (CPTG, Non au T4 et Retrouvons le Nord de la Gare du Nord) le samedi 19 septembre 2020, Chemin de la Justice à Gonesse.

Pour que cette 4ème fête des terres de Gonesse soit une réussite, il est important que l’organisation soit parfaite !
Des volontaires, il en faut, il n’y en aura jamais assez !
Depuis le vendredi 18 septembre pour réceptionner et installer le matériel de la Fête, le 19 pour le bon déroulement de la Fête, le 20 pour le démontage du matériel, le 21 matin pour l’enlèvement du matériel … et les nuits pour garder le site Chemin de la Justice à Gonesse.

Que vous soyez disponible 2h ou plus, que votre volontariat soit exprimé dans les choix possibles, ou que vous vouliez proposer autre chose, ce formulaire est à remplir :
https://framaforms.org/volontaires-pour-la-4eme-fete-des-terres-de-gonesse-1598516702
Il nous permettra de mettre en place des équipes, des créneaux horaires…
[sur un écran de téléphone, vous devez faire glisser vers la gauche pour voir tous les choix]

Chaque volontaire sera informé en temps utile (oui, pas la veille au soir…), par le référent de l’activité.

A bientôt, merci !
L’équipe géniale des génies 😉

faites du bruit

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Conférence-débat organisée par le CPTG le 23 mai 2016 à Paris – Bourse du travail

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Le 23 mai 2016, le Collectif pour le Triangle de Gonesse organisait une conférence-débat à la bourse du travail, à Paris.

En présence de Pascal Durand – député européen, Aurélie Trouvé – agroéconomiste et membre du conseil scientifique d’Attac et de Patrick Viveret – économiste et philosophe, Benoît Martin – membre de l’Union Départementale CGT de Paris, 150 personnes se sont réunies.

En photos

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En vidéo

En enregistrement sonore

Ecouter l’intégralité de la conférence grâce à la participation de la radio associative Libre à toi qui a assuré le live et l’enregistrement de la conférence-débat.

Et en écrit !

Après un exposé des intervenants, Patrick Viveret a proposé un travail de réflexion sur les imaginaires de territoire en petits groupes. En seulement 15 minutes d’échanges, les participants, se sont questionnés sur la prise qu’a le discours EuropaCity sur les habitants et sur la feuille de route qui pourrait être dressée pour un projet alternatif.

Pourquoi le discours d’EuropaCity fonctionne en partie ?

Si les gens veulent croire aux discours d’EuropaCity, c’est parce qu’ils sont délaissés. Pour eux, ce qui compte en premier ce n’est pas l’emploi, mais c’est restaurer la fierté du territoire.

La fierté du territoire, cela veut dire qu’on accueillerait 31 millions de personnes qui viennent d’ailleurs. C’est le modèle du grand stade de Saint-Denis, qui pour certains a apporté du développement alors que pour d’autres, qui ont vécu sur le terrain, disent que ça n’a pas apporté d’emploi local, à part quelques activités de services. Il suffit de se rendre aux stations de RER, les gens viennent travailler d’ailleurs, croisant les habitants qui partent bosser à l’extérieur.

Les gens s’intéressent surtout à leur vie quotidienne, c’est-à-dire aux transports pour mieux accéder aux emplois potentiels qui se trouveraient sur la zone du Grand Paris.

Ce sont souvent les élus qui vendent de l’imaginaire, ils vendent du mensonge, ils prétendent vendent que le chantier va créer des emplois.

La piste de ski choque les écologistes mais en même temps d’un certain point de vue, ce serait moins cher, cela ferait moins de transports et cela démocratiserait ce sport. Cela questionne sur le type de loisirs auxquels rêvent les personnes qui vivent autour de cette zone.

La ferme urbaine est le deuxième point, après la piste de ski, le plus loufoque. On voit mal un champion de la grande distribution s’y intéresser et faire le contraire de ce qu’il fait d’habitude vis-à-vis de l’agriculture et des agriculteurs. Le groupe Auchan a une carence d’image face à ses concurrents, dans sa relation aux producteurs bios. Cela pourrait le conduire à abandonner le projet ?

Il y a un problème d’éducation, d’absence de nature. La conséquence c’est que les seules choses proposées sont autour de la consommation, des attractions.

EuropaCity est un miroir aux alouettes, une boite lumineuse qui attire et qui fascine, mais qui peut se transformer en enfer si la porte est ouverte.

S’ils font ça, c’est qu’ils veulent en tirer du profit à terme. Il faut s’interroger sur le comment ?

 

Comment l’Etablissement Public d’Aménagement en est arrivé à soutenir EuropaCity ?

L’idée qui avait précédé EuropaCity était un technopôle métropolitain avec de nouvelles formes de travail, avec des gens, des chercheurs ou des universitaires, qui viendraient de plusieurs pays du monde, travailler sur une petite parcelle du Triangle de Gonesse. L’établissement Public d’Aménagement de Plaine de France n’a pas réussi à réaliser ce projet de technopôle métropolitain qui aurait concerné un territoire allant de Tremblay jusqu’à Sarcelles. EuropaCity s’est greffé sur l’échec de ce premier projet.

Dès 2010, s’est mis en place un comité de pilotage EuropaCity, composé uniquement par des villes, quelques acteurs économiques et l’Etat. Dès le début, ce projet n’a pas été partagé avec les acteurs associatifs, sociaux, économiques et les syndicats du territoire. Au final, le projet proposé apparaît déconnecté du territoire.

 

Eléments de méthode pour construire un projet alternatif

Il faudrait repérer les forces vives du territoire et reprendre avec eux la construction d’un projet qui leur parle et les fasse rêver.  Ce projet serait plus modeste, il pourrait inclure des espaces de loisirs, offrir des potentialités locales, plutôt que de perpétuer une novlangue qu’EuropaCity s’est appropriée et a capté à son profit.

L’image proposée par EuropaCity est un agrégat de projets qui a priori font envie à certaines personnes par leur force symbolique, d’autant plus dans un secteur avec des habitants qui ne sont pas habitués à ce que l’on parle d’eux positivement. Est-ce que l’image des terres agricoles est assez forte pour rivaliser avec ? Il faut aller plus loin, ne pas chercher à figer les choses. Il faut avoir un grand projet alternatif écologique, qui remette la nature au cœur de la Ville, et qui conviennent aux habitants, impliquant les citoyens, les écoles d’architectures, les écoles paysagistes, les gens de nuit debout, toutes les bonnes volontés.

 

Premières pistes pour un projet alternatif

Plutôt que d’avoir un Grand Projet Inutile et Imposé, proposons un Projet Utile et Désirable.

Préserver les terres agricoles est une priorité, mais cela ne suffit pas. Il faudrait faire un très grand jardin (TGJ) bio, le plus grand jardin maraicher aux portes des Paris, ou des jardins ouvriers, une vraie ferme sur le Triangle de Gonesse.

Est évoqué notamment l’idée de créer un autre type de ferme urbaine, écologiste, avec l’aide des paysans, agriculteurs, éleveurs du coin, la fédération des AMAP en rassemblant les forces présentes en Ile de France. Les moutons pourraient déambuler et parfois traverser Gonesse pour amener les gens sur le terrain pour découvrir cette nouvelle ferme urbaine.

La faisabilité au regard de la proximité des autoroutes et des agriculteurs qui ont déjà commencé à quitter le territoire doit être étudiée. Il faudrait installer des jeunes en formation. Au-delà de l’agriculture, il pourrait y avoir un centre de congrès international, proche des aéroports, mais ce n’est pas du tout nécessaire d’artificialiser l’ensemble de la zone pour un tel projet.  L’artificialisation est un choix, l’argent public qui y est mis, pourrait être utilisé pour autre chose. Par exemple, le golf du Nord du Triangle a coûté 240 millions d’Euros à la commune de Roissy. Est-ce qu’à la place, il ne serait pas possible d’acheter des terres pour installer des jeunes du territoire, avec des emplois locaux et avoir des produits pour alimenter les cantines des établissements publics, des lycées, des collèges qui ont une forte demande, et ne trouvent pas d’agriculteur bio à proximité.

 

Conclusion de Patrick Viveret

Même quand un récit est mensonger, s’il y a un désir de croyances, c’est justement par soif de trouver une histoire qui fait sens. Ce que le système dominant n’offre en aucune façon. Cela renvoie à tous les récits mensongers possibles. C’est pour les mêmes raisons que le nazisme a pu s’implanter, qu’en Autriche le candidat d’extrême droite a, fort heureusement, été battu de peu et qu’en France le Front National n’utilise plus le sentiment d’insécurité. Pourquoi des personnes, qui sont des victimes, ont envie d’y croire. C’est important du point de vue du diagnostic. C’est le sentiment d’abandon qui apparaît comme la première raison du vote.

Il faut avancer vers une stratégie dynamique et positive, elle-même porteuse de récit. Il faudrait organiser de vastes brainstormings sur le contre-projet. On retrouve ce que les états généraux de l’économie sociale et solidaire avaient appelé le « trépied du rêve ». Le rapport entre le R de la Résistance créatrice, le V de la Vision transformatrice qui développe l’imaginaire et le E de l’Expérimentation anticipatrice.

 

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