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Le collectif inCOPruptibles-Lettre ouverte à Vianney Mulliez

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Lettre ouverte à Vianney Mulliez, président d’Immochan, promoteur du projet climaticide EuropaCity

Monsieur le Président,
Le 23 mai dernier, David Lebon, directeur du développement d’Europacity, invité par Médiapart, minimisait l’impact climatique d’Europacity en avançant trois arguments.

Argument n° 1 : “La moitié des visiteurs viendra en transport en commun.”

Oui, bien sûr, pour les déplacements en Île-de France…
Mais plus de 90% des émissions de CO2 sera issu du transport des touristes entre leur domicile et l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

Argument n° 2 : “La raison de visite des gens qui viennent en avion n’est pas Europacity.

Ce n’est pas ce que dit le dossier du maître d’ouvrage : “Pour les touristes français et européens, EuropaCity représenterait une destination complète de loisirs pour un court séjour » (p. 47). Cela est d’ailleurs en phase avec la localisation, à sept minutes de Roissy-Charles de Gaulle : en quelques heures porte à porte, une famille de Manchester viendrait passer le week-end à Europacity.

Argument n° 3 : “Le gouvernement veut attirer 100 millions de touristes, il faut bien diversifier les parcours.

Cet argument est contradictoire avec le précédent. Si Europacity contribue à augmenter le nombre de touristes, alors les émissions CO2 induites sont bien à mettre à son débit.
Le Comité Régional du Tourisme d’Ile-de-France n’a pas cherché à occulter l’impact du transport aérien, qui représente dans son bilan carbone 67% de ses émissions. Il fait de la réduction du transport aérien sa priorité n° 1. Europacity va à l’encontre de cette priorité.
Le bilan carbone que nous vous avons transmis en novembre dernier montre qu’Europacity doublerait les émissions de CO2 du Groupe Auchan. Ce bilan se fonde sur la méthodologie rigoureuse de l’ADEME et s’appuie sur les chiffres fournis par les équipes d’Europacity dans le dossier du maître d’ouvrage et dans l’étude de déplacement.
Avec la COP21, la communauté internationale reconnaît que le changement climatique est le problème le plus grave auquel notre civilisation ait jamais été confrontée.  Monsieur le Président, en tant que signataire du Manifeste pour le climat, vous vous êtes engagé à réduire les émissions de CO2 du groupe Auchan.
Beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes, en essayant seulement de réduire certains impacts négatifs du changement climatique.(Laudate Si’ ) Êtes-vous de ceux-là ?
Nous espérons au contraire que les valeurs spirituelles et morales  – à commencer par le respect des engagements – s’imposeront chez vous face à loi du profit, et que vous abandonnerez ce projet d’un autre âge. Tel était le sens de notre interpellation, lorsque nous sommes venus vous rendre visite lors de votre réunion annuelle.
Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de notre meilleure considération.

Le collectif inCOPruptibles  –  29 mai 2018 – Par   –  Blog : inCOPruptibles

 

Pour aller plus loin, voir ICI

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Climat-Sols-Environnement Emploi & Formation S'informer Territoire et banlieues

DÉSINTOX : les prescriptions du professeur Isidore ISOCÈLE

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Cher-e-s impatient-e-s

Après une campagne massive d’INFO/INTOX de RADIO AUCHAN-RADIO MENT qui a encrassé nos boîtes aux lettres et abîmé nos sols, le Professeur Isidore ISOCELE vous offre diverses prescriptions en guise de cure de DESINTOX-EQUILATERAL.

Dans le tableau du traitement ci-dessous, cliquez sur la date de votre choix pour découvrir la prescription du jour.

 

12/12/2017 15/12/2017 19/12/2017 17/01/2018
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Agir PLU, ZAC, débat public S'informer

EUROPACITY, PLU Gonesse, ZAC, Ligne 17Nord, CDG Express : bilan de trois ans de consultations publiques 2016-2018

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UNE TENDANCE LOURDE AU REJET DU PROJET D’AMÉNAGEMENT DU TRIANGLE DE GONESSE ET UNE DEMANDE ACCRUE D’ALTERNATIVES

– – – – – – – –

Le 6 mars 2018 le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annulait l’arrêté préfectoral de création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Triangle de Gonesse, estimant que l’étude d’impact environnemental était insuffisante (qualité de l’air, émissions de CO2, mais aussi couverture des besoins énergétiques).

Coïncidence du calendrier, deux semaines plus tôt, le 21 février 2018, était clôturée l’enquête publique concernant la Déclaration d’Utilité Publique pour le projet d’aménagement de cette même ZAC. Indépendamment des procédures juridiques et de leur résultat, il convient de rappeler le bilan des consultations publiques successives depuis trois ans.

UN REJET DU PROJET DE PLUS EN PLUS MASSIF

Juin-juillet 2016 se déroulait le Débat Public sur EuropaCity. Alors qu’il était considéré comme une simple formalité pour les organisateurs, avec une issue qui semblait une évidence, à savoir que le projet se ferait, avec tout au plus quelques aménagements sommaires bien mis en valeur par une communication adaptée, il leur a fallu au fur et à mesure des réunions et des contributions prendre la mesure des oppositions et de la qualité des propositions de projets alternatifs. La présidente du débat a dû imposer au promoteur de ne plus parler de la réalisation d’EuropaCity qu’au conditionnel…

Déjà apparaissait le décalage entre politiques publiques mettant en avant enjeux environnementaux et préservation du climat, au regard d’un projet d’urbanisation à la fois trop peu dense et artificialisant toujours plus de terres agricoles, au moment où le Grand Paris se trouve déjà être une des zones habitées d’Europe les plus en retard sur les enjeux d’autonomie alimentaire, malgré l’introduction d’un 4ème défi alimentaire dans le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF).

Très tôt aussi ont été réfutés les arguments de l’emploi. Les experts et les associations démontraient que les chiffres étaient gonflés et peu crédibles, les emplois peu adaptés aux compétences et qualifications de la main-d’œuvre locale, à l’appareil de formation, et surtout les élus des départements voisins, qui peinent déjà à faire vivre les centres commerciaux du nord de Paris, y voyaient la certitude de perdre leurs derniers clients et une filière d’activité. Dans un contexte de marché saturé, l’emploi soi-disant créé par EuropaCity consisterait essentiellement en transferts au détriment des activités existantes.

Les résultats chiffrés, bien que n’apparaissant pas dans le rapport officiel, étaient entretenus de manière précise par des contributeurs sur le site du débat. Au final, tous confondus (particuliers, associations, collectivités), ce sont 82% des contributeurs qui se sont déclarés opposés au projet (1).

Mai-juin 2017, un an plus tard, c’est l’enquête publique sur la révision du PLU de Gonesse, destinée à permettre la mise en œuvre d’EuropaCity et plus généralement le projet de ZAC.

Cette fois le résultat fut démonstratif à double titre. En effet non seulement l’enquête confirma les résultats du Débat Public, avec cette fois 83,4 % d’avis défavorables, contre 15,9 % seulement favorables, mais c’est aussi le Commissaire-Enquêteur qui rendit un avis défavorable en conclusion de son rapport.

Le maire de Gonesse, déclarant haut et fort que l’avis de ce dernier n’était que consultatif, se rabattait sur la perspective de la prochaine enquête publique, concernant la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la ZAC.

Janvier-février 2018 enfin, se tient l’enquête publique sur la DUP de la ZAC. Le commissaire-enquêteur n’a pas encore restitué son rapport, mais nous avons déjà pu consolider les résultats des avis déposés sur le registre numérique, celui qui comporte la très grande majorité des contributions.

Sur 3 450 avis déposés environ, nous avons pu analyser 3 393 avis enregistrés au dernier soir, quelques heures avant la clôture de la consultation et la disparition des données du site internet de l’enquête.

Sur ce total, après élimination des avis inclassables (neutres, rédaction ambigüe, doublons, simples remarques ou demande de rendez-vous auprès du commissaire enquêteur…), 3 188 avis restaient exploitables.

A nouveau le bilan est sans appel :

  • 2 809 avis défavorables au projet de DUP de la ZAC, soit 88 %
  • 379 avis favorables, soit 12 %

La tendance lourde au rejet de ce projet est confirmée.

QUELQUES ENSEIGNEMENTS SIGNIFICATIFS

Intéressante est l’analyse détaillée des contributions.

Pour les personnes favorables au projet, c’est l’emploi et le développement économique (cité dans 38,4 % des avis favorables) qui sont mis en avant, l’image de ce projet sur leur région (14,9 % des «pour»), mais aussi la perspective de bénéficier enfin de transports en commun plus performants en direction de la capitale (dans 17,7 % des avis positifs). L’accès à la culture et aux loisirs est aussi avancé par 14,2% des contributeurs défendant le projet.

Ces résultats mettent en évidence la situation des habitants de ces communes, qui se sentent fréquemment oubliés, loin de Paris ou des zones de forte activité, et qui pensent voir en EuropaCity le projet susceptible de les sortir de leur relégation.

Côté des opposants, le premier argument cité, à hauteur de 23,4 % des avis, est la disparition des terres agricoles, dans un contexte national où la surface d’un département est bétonnée tous les 7 ans et où la question de l’alimentation est hissée au niveau d’enjeu politique majeur. Ils mettent aussi l’accent (dans 15,6 % des cas) sur l’incohérence des politiques publiques qui, après la tenue de la COP21, favoriseraient l’émergence d’un projet totalement contradictoire avec les objectifs que la France s’est donné en tant que leader de la cause climatique. Plus largement l’impact environnemental (biodiversité, eau, air, pollutions…) est évoqué dans 11,8% des contributions.

Pour autant les opposants au projet n’oublient pas les questions intéressant les résidents.

Ainsi pour les transports (4,7% des expressions, commentaires…), ils reconnaissent la légitimité de transports en commun plus performants sur ce secteur, s’inquiétant à contrario des risques d’afflux de circulation et de pollution engendrés par le projet. Mais ils refusent une dépense publique mise au service d’un projet purement privé dont l’intérêt public est contestable.

Il est notoire que les questions de l’emploi sont citées par 14,2% des contributeurs. Ils mettent en exergue la destruction de nos économies locales, petit commerce et industrie, par une grande distribution toujours plus puissante, organisée pour acheter à l’import à bas prix et accroître sa productivité interne par la mise en œuvre à outrance du libre-service, au détriment de l’emploi même.

En ce qui concerne le projet EuropaCity, ils dénoncent des chiffres de fréquentation fantaisistes (plus du double d’Eurodisney, ou encore l’équivalent de tous les parcs d’attraction français), ou encore l’ambition de faire sur le pôle culturel mieux que Beaubourg, qui possède 100.000 œuvres, alors qu’aucun partenaire culturel n’a déclaré son intérêt pour EuropaCity.

Ils relèvent l’indigence des études sur l’emploi dans le projet : 17 malheureuses pages sur un dossier qui en comporte des centaines, des chiffres non actualisés datant de 2009 pour un projet destiné à voir le jour 20 ans plus tard, des calculs basés sur des ratios macro-économiques nationaux déconnectés des réalités de terrain, des marchés locaux de l’emploi ou des caractéristiques de la main-d’œuvre résidante.

L’objectif réel du projet est mis en question, celui-ci leur apparaissant plus comme une immense opération de spéculation foncière que comme un projet cohérent de développement d’un territoire.

Il est enfin remarquable que le projet CARMA (Coopération pour une Ambition Rurale Métropolitaine et Agricole) est cité comme une alternative crédible par 53% des opposants à EuropaCity. A contrario, on relève dans les contributions nombre de remarques qui montrent que CARMA n’est pas encore bien compris du public. Les personnes favorables à EuropaCity le réduisent à un projet d’agriculture biologique, destiné à un public réduit, certains imaginent même que sur une surface dédiée CARMA pourrait cohabiter avec EuropaCity, sans voir la dimension stratégique de ce projet alternatif tant au plan sociétal, qu’en matière de contribution à l’autonomie alimentaire du Grand Paris, mais aussi comme outil de formation et d’émancipation professionnelle pour les populations résidantes.

 

CONCLUSION :

Ainsi, le temps joue pour les opposants. Plus le temps passe, plus la conscience de l’urgence écologique augmente, plus ce projet apparaît dans sa démesure et son caractère obsolète…. Et plus la nécessité d’alternatives s’affirme.

 

Pour aller plus loin, voir : 

Avril 2016 : Cahier d’acteur du CPTG lors du débat public sur le projet EuropaCity ( 15 mars – 30 juin 2016 )

30 juin 2017 : L’Avis du CPTG sur le PLU de Gonesse remis au Commissaire enquêteur, M. Ronan HEBERT

23 août 2017 : Le rapport  le Commissaire enquêteur défavorable à la révision du PLU de la ville de Gonesse

Octobre 2017 : Le projet CARMA

17 février 2018 : Avis du CPTG concernant la DUP ZAC Triangle de Gonesse

21 mai 2018 : Avis du CPTG concernant la création et l’exploitation de la ligne 17-Nord

10 juillet 2018 : Avis du CPTG concernant un centre d’exploitation des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express

20 novembre 2018 : Avis du CPTG sur le projet CDG Express

 

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Agir CARMA-Projets alternatifs Climat-Sols-Environnement Les événements et actions Territoire et banlieues

Happy Vallée, le faux nez d’EuropaCity

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Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) était présent dès 14h samedi 2 juin sur la Place de la République à Paris pour dénoncer Happy Vallée, le faux nez d’EuropaCity.

La Happy Vallée était installée au nord-est de la place de la République sous la forme d’une autoroute avec de part et d’autre au niveau du sol des photos tout en longueur de paysages traversés, dont les champs du Triangle de Gonesse.

C’est à ce niveau qu’a été déployé la banderole « NON A EUROPACITY.COM » et très rapidement on a entendu des « Non à EuropaCity, oui à CARMA » tandis que se déployaient les ballons « Le climat c’est pas mon souci – EUROPACITY«  de nos amis, les inCOPruptibles http://www.incopruptibles.org/

Depuis qu’EuropaCity a indiqué dans un tweet du 24 mai 2018 qu’il est partenaire de l’Happy Vallée, il faudrait être aveugle pour prétendre que l’Happy Vallée n’a rien à voir avec Europacity.

L’article « Paris – Roissy : un projet pour transformer l’autoroute A1 en poumon vert » publié le 31/05/2018 sur leparisien.fr (1) indique que :

« Plusieurs entreprises ont déjà accepté de participer à l’aventure, comme Accenture, Groupama ou EDF. « Elles apportent leurs compétences », précise Gad Weil, et aussi 85 000 €, le prix de l’adhésion. »

EuropaCity n’est pas dans cette liste des entreprises citées mais il est plus que probable qu’elle ait aussi payé les 85 000 euros d’adhésion (une somme ridicule rapportée aux environ 45 millions d’euros déjà dépensés par Auchan-Wanda depuis l’annonce du projet) puisque :

  • depuis le Salon de l’Agriculture 2018 elle a inscrit sa ferme urbaine dans la Happy Vallée,
  • elle affirme être partenaire de cette dernière et avoir noué un partenariat avec le groupe Invivo dont la filiale Agrosolutions porte le projet Happy Vallée (2).

L’intérêt affiché d’EuropaCity pour l’Happy Vallée s’explique sans doute aussi par un motif financier bien moins marketing et fleur bleue que la ferme urbaine. C’est la possibilité de compenser financièrement la destruction des 80 ha de très fertiles terres agricoles qu’engendrerait la construction de son complexe commercialo-ludique, compensation obligatoire d’après la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (3).

Agrosolutions, la filiale d’InVivo qui porte le projet Happy Vallée, met même en avant cette possibilité de compensation via la Happy Vallée sur la page « Ce projet fou d’une vallée agricole le long de l’autoroute A1 entre Paris et Roissy » de son site Internet :

« De grandes sociétés qui pourraient verdir leur image en investissant dans le projet. « Au lieu de compenser leur bilan carbone en allant planter une forêt dans l’hémisphère sud, ils pourraient financer la création de haies ou de mares sur une parcelle agricole à deux pas de chez eux », illustre Antoine Poupart. » (4)

Apparitions croisées d’EuropaCity et de l’Happy Vallée dans les médias

« Ainsi, elle [la ferme urbaine d’EuropaCity] s’intégrera au projet de territoire « Happy Vallée » porté par Invivo, « qui veut faire de l’axe Paris-Roissy la vitrine de l’agriculture française ». (…) Pour élaborer la ferme urbaine, nous allons nous appuyer sur des experts du secteur agricole afin d’élaborer des solutions favorables à la biodiversité et respectueuses de l’environnement, mais également en lien avec le territoire et ses acteurs.  Pour cela, EuropaCity a noué un partenariat avec le groupe Invivo, premier groupe coopératif agricole français. »

  • page « La Ferme d’EuropaCity au Salon de l’Agriculture » de europacity.com datée du 23/03/2018 (6) :

 « (…) La Ferme [urbaine d’EuropaCity] s’inscrit dans un projet plus large de valorisation agricole et végétale du Triangle de Gonesse. Elle sera la porte d’entrée du grand projet agro-écologique visant à végétaliser les abords de l’autoroute A1 : La Happy Vallée. »

  • Cela avait même était indiqué dans la dépêche AFP « Europacity: En Ile-de-France, l’urbanisation des terres agricoles en débat » publiée le 23/02/2018 par Le Point (7) :

« Vitrine de l’agriculture : (…) Est-ce l’argument agricole qui a fait mouche ? Ou un récent coup de menton de Nicolas Hulot contre le bétonnage des terres agricoles ? Avant même le report de la construction de la gare, Europacity semblait avoir légèrement fait évoluer son projet.

Durant le salon de l’Agriculture qui ouvre ses portes samedi à Paris, Europacity devait ainsi annoncer son intégration au projet « Happy Vallée », qui se veut une future « vitrine de l’agriculture française » le long de l’autoroute A1 sur l’axe Paris-Roissy.

C’est la filiale Agrosolutions du groupe de coopératives agricoles InVivo qui pilote ce projet « dont la vocation première sera nourricière », avec toutes les technologies agricoles innovantes, assure Invivo.

De quoi couper l’herbe sous les pieds des opposants ? »

  • Page « Notre feuille de route reste inchangée » du site Internet construisons-europacity.com, non datée mais mise en ligne quelques jours après la publication le 6 mars 2018 du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise annulant l’arrêté préfectoral de création de la ZAC Triangle de Gonesse (8) :

Benoit Chang, le directeur général d’EuropaCity, indique « Il faut arrêter d’opposer développement économique et respect de l’environnement, comme le démontre par exemple le projet de ferme urbaine de 7 hectares que nous avons présenté dernièrement au Salon de l’Agriculture et qui contribue au projet « Happy Vallée » de vitrine de l’agriculture française aux abords de l’autoroute A1 entre Roissy et Paris. »

  • et sur le compte Twitter d’EuropaCity, on peut lire dans un tweet du 24 mai 2018 :

« [#Biodiversité] Du 2 au 5 juin, c’est #BiodiversiTerre, place de la République ! Venez aussi découvrir le projet @happy_vallee dont nous sommes partenaire (…) » : https://twitter.com/EuropaCity/status/999622837517324293

Voir aussi :

  • Communiqué de presse « BiodiversiTerre : les écologistes dénoncent une opération de greenwashing coûteuse » du groupe écolo de Paris, citant EuropaCity et CARMA :

http://elus-paris.eelv.fr/2018/06/01/biodiversiterre-les-ecologistes-denoncent-une-operation-de-greenwashing-couteuse/

« Happy Vallée c’est un projet paysager pour aider à faire passer Europacity, ce projet inutile anti écologique. Défendons les terres agricoles et soutenons au contraire une agriculture paysanne et bio. »

  • Voir également la question écrite de Fabien GAY, Sénateur de Seine-Saint-Denis (GCRCE), adressée le 4 juillet 2018 au Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Nicolas Hulot : ICI

Happy Vallée = Happy Mulliez !

 

(1) cf http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/paris-roissy-et-si-l-autoroute-a1-se-transformait-en-poumon-vert-31-05-2018-7746003.php

(2) cf https://www.invivo-group.com/fr/invivo-veut-creer-une-vallee-agricole-sur-laxe-paris-roissy

(3) cf http://agriculture.gouv.fr/un-nouvel-outil-de-preservation-des-terres-agricoles-la-compensation-collective-agricole

(4) cf http://www.agrosolutions.com/ce-projet-fou-dune-vallee-agricole-le-long-de-lautoroute-a1-entre-paris-et-roissy

(5) cf http://www.construisons-europacity.com/la-ferme-urbaine-europacity-en-co-construction/

(6) cf http://www.europacity.com/fr/actualites/la-ferme-deuropacity-au-salon-de-lagriculture

(7) cf http://www.lepoint.fr/societe/europacity-en-ile-de-france-l-urbanisation-des-terres-agricoles-en-debat-23-02-2018-2197285_23.php

(8) cf http://www.construisons-europacity.com/notre-feuille-de-route-reste-inchangee/

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Médias Presse

Libération – Avec EuropaCity, la France va-t-elle sortir des accords de Paris ? -23/05/2018

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Jean Jouzel, Marie-Monique Robin, José Bové, Yves Cochet

signent une Tribune libre dans Libération du 23 mai

« Avec EuropaCity, la France va-t-elle sortir des accords de Paris ? »

Découvrez la tribune ICI.

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CARMA-Projets alternatifs Nous les soutenons S'informer

Le CPTG solidaire de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes-11/05/2018

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A NDDL,

Pour un avenir commun dans le bocage !

Rassemblement le lundi 14 mai – 13h place du pont Morand à Nantes –

Appel de COPAIn 44, Acipa, des habitant.e.s de la zad, Naturalistes en lutte : ICI

Pour en savoir plus :

Notre communiqué de presse du 11 avril ICI.

Le COMMUNIQUE COLLECTIF du 21 avril « ZAD de NDDL : après le geste de dialogue du mouvement, le gouvernement doit mettre fin aux menaces ! » ICI.

Le COMMUNIQUE COLLECTIF du 18 avril « ZAD de NDDL : appel pour une vraie sortie de crise ! » ICI.

Le COMMUNIQUE COLLECTIF du 12 avril « Stop à l’évacuation de la ZAD ! » ICI.

« Expulsions à ND-des-Landes ? Un non-sens » par Léon Maillé, paysan du Larzac ICI.

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Médias PLU, ZAC, débat public Presse

EUROPACITY : l’État fait appel de l’annulation de la ZAC-Gonesse-10/05/2018

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Le 6 mars 2018 le Tribunal administratif (TA) de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté préfectoral de création de la ZAC du Triangle de Gonesse. Mais le vendredi 4 mai 2018, au bout du délai de 2 mois ouvrant la possibilité de faire appel du jugement,  la décision de faire appel a été prise en catimini au niveau interministériel.

Pendant plusieurs jours les médias n’ont pas réussi à avoir confirmation de la décision, jusqu’au 9 mai au matin où sur France Bleu le ministère de la Cohésion des territoires (ministre : Mézard) a assumé pour la première fois cette décision de faire appel : « Le gouvernement confirme l’intérêt de l’aménagement de la ZAC du Triangle de Gonesse ». Puis le soir même à 17h47 il y a eu une brève de l’AFP. Voir notre Revue de presse des 9 et 10 mai.

Deux jours plus tôt, le 7 mai, Le Monde publiait un article intitulé « Macron : sur l’environnement, une parole forte, mais des gestes faibles ». Cette décision de faire appel de l’annulation de la ZAC du Triangle de Gonesse est l’illustration que les actes ne suivent pas les belles déclarations d’intention.

Au moment où la question de l’agriculture urbaine est sur toutes les lèvres pour assurer l’approvisionnement en produits frais et de proximité d’une population de plus en plus urbaine, quel paradoxe de voir le Ministère de la Cohésion des territoires se faire le défenseur du projet le plus destructeur de cohésion qui soit apparu sur ce territoire. Faut-il rappeler ici que le projet rencontre l’opposition des principales communes limitrophes de Gonesse, de l’unanimité du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et provoque la mobilisation de 600 commerçants de Gonesse et des environs, qui viennent de se constituer en Collectif des commerçants et des salariés en colère « Europasdutout » !

Alors que la toute nouvelle Agence francilienne de la biodiversité -à peine installée par la Présidente de Région, Valérie Pécresse, en présence des Préfets d’Île-de-France et de Paris- vient d’annoncer son opposition au projet EuropaCity, la décision interministérielle de faire appel du jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise confirme une nouvelle fois que le Ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, n’a pas pu, ou n’a pas su, faire prévaloir sa position et celles des différentes autorités environnementales qui sont défavorables à l’urbanisation du triangle de Gonesse : le Ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, en charge du dossier du « Grand Paris » et plus largement le gouvernement Macron-Philippe ont manifestement sacrifié le droit et l’écologie pour satisfaire certains élus du Val d’Oise qui sont piégés depuis 10 ans, dans les filets des illusionnistes milliardaires Mulliez et Wanda, pour la création d’EuropaCity.

Or la preuve est faite aujourd’hui que quiconque se penche sérieusement sur le projet Europacity en constate l’absurdité et le caractère anachronique, alors que depuis un an le nouveau Président de la République multiplie les discours sur l’exemplarité climatique et tente de refonder toute la politique étrangère française autour du respect des engagements de la COP21 et de son « Make the planet great again ! » à l’adresse du Président des USA.

Heureusement cet appel de l’État n’est pas suspensif de la décision – prise le 6 mars par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – d’annuler la création par le préfet du Val d’Oise de la ZAC de 280 ha du Triangle de Gonesse. La décision de la cour d’appel ne sera pas connue avant plusieurs mois. En attendant cette échéance, l’ensemble de la ZAC (dont EuropaCity pour 80 ha) reste interdite et la légitimité demeure du côté des opposants.

L’appel du gouvernement contre une décision de justice ne peut qu’encourager tous ceux qui sont conscients de l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique et de la richesse que représentent les terres agricoles à proximité des villes, tous les défenseurs de la biodiversité et tous les amateurs de produits maraichers de proximité de venir nombreux participer à la

Fête sur le triangle de Gonesse, le dimanche 27 mai pour dire

NON à EuropaCity ! OUI au projet alternatif CARMA.

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Le collectif pour le Triangle de Gonesse a été créé en 2011 pour préserver les très fertiles terres agricoles du Triangle de Gonesse, menacées par l’urbanisation et le projet Europacity, complexe commercial gigantesque porté par le groupe Auchan.

L’Association est enregistrée à la sous-préfecture de Sarcelles sous le n° W952007868

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Le collectif inCOPruptibles – Europacity et le climat : la famille Mulliez à la croisée des chemins

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En signant le manifeste pour le climat, Vianney Mulliez s’est engagé en 2015 à réduire l’empreinte carbone du groupe Auchan tout en se faisant le promoteur du projet Europacity.

 

Le collectif inCOPruptibles a comme objectif de contraindre les dirigeants privés et publics à respecter les objectifs de la COP21. Pour en savoir plus : www.incopruptibles.org. Le livre blanc du collectif inCOPruptibles montre que, à horizon 2040, l’empreinte carbone d’Europacity serait équivalente à celle de 170 hypermarchés ou d’une ville de 250 000 habitants.

 

ll s’agit là d’un travail de professionnels indépendants et d’une importante contribution à la lutte contre EuropaCity pour la préservation des terres agricoles. A télécharger en cliquant ICI

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INONDATIONS – URBANISATION – SOLS AGRICOLES-31/01/2018

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La Seine à Paris jeudi 25 janvier 2018

« La destruction des zones agricoles accentuant les inondations en imperméabilisant les sols, la politique de lutte contre l’étalement urbain devient primordiale. » Célia Blauel‏ @Celia_Blauel (28 janvier 2018) Adjointe à la Mairie de Paris en charge de l’environnement, du développement durable, de l’eau, de la politique des canaux et du plan climat énergie territorial.

Une question vient à l’esprit : n’y aurait-il pas comme une contradiction à voir l’État accorder le label d’« utilité publique » au projet EuropaCity qui contrevient à tous égards aux recommandations qui sont faites régulièrement par les experts, par l’administration et par les élu-e-s à chaque citoyen de changer de comportement pour prévenir les risques d’inondation ?

Après chaque grande crue, devant le drame que rencontrent tant de familles dont les maisons sont inondées, le gouvernement rappelle que chacun a un rôle à jouer face au risque inondations : citoyens, entreprises, collectivités, État doivent adapter leur comportement.

Au moment où tant de voix s’élèvent pour demander aux citoyens que nous sommes de démultiplier les petits gestes de reconquête du sol : rouvrir un pied d’arbre, creuser une mare, végétaliser nos murs, nos trottoirs et nos toitures pour ralentir la montée des eaux et pour faire de nos villes des villes-éponges ( ! ), ne serait-il pas plus vertueux pour l’État de recommander à tous les porteurs de projets, quels qu’ils soient, de positionner toute nouvelle construction sur les nombreuses –et souvent anciennes- friches industrielles et commerciales qui défigurent nos villes et nos banlieues ?

Selon les experts agronomes, une terre bien travaillée et riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en humus, en vers de terre, absorbe 100 mm d’eau par heure et jusqu’à 300 mm lorsqu’il s’agit de très bonnes terres comme celles que l’on trouve en Plaine de France et particulièrement sur le Triangle de Gonesse.

Au lieu d’envisager une augmentation des primes d’assurances ou la création d’une taxe inondation le moment n’est-il pas venu pour l’État de déclarer un moratoire sur la destruction des terres agricoles en périphérie des villes pour stopper tout nouveau projet d’imperméabilisation des sols et d’artificialisation des rivières, qui empêcherait leur régulation naturelle et augmenterait le niveau des inondations et leurs conséquences ?

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